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Bonhomme Michelin ou squelette ?

Des enfants trop sucrés ?

Que faire de nos enfants ?

dimanche 22 février 2009, par Picospin

Il ne se passe de semaine sans que nous ne soyons alertés par les autorités administratives et gouvernementales de notre pays sur les dangers de telle alimentation, les risques de cancer de tel produit s’il est absorbé trop fréquemment alors qu’en revanche, les méfaits des graisses et du sucre sont soulignés avec moins de vigueur qu’auparavant comme si le gros danger que nous courons est plus d’ordre cancérigène que athéroscléreux.

La soupe de maman

Il n’y a pas si longtemps, on recommandait à l’attention des consommateurs l’ingestion de viande rouge grillée même si elle était rouge au détriment des viandes blanches qui devaient nous apporter plus d’ennuis que de bienfaits, sans doute parce que la première était comme le sang du boeuf, du taureau, sinon du cheval, tous symboles de la force et de la puissance des mâles. Nous sommes passé brutalement au régime méditerranéen dont on avait montré à l’aide de statistiques irréprochables les vertus anti artérioscléreuses qui devaient nous prémunir des accidents vasculaires qu’ils se manifestent au niveau du coeur sous la forme de l’infarctus du myocarde, des artères périphériques sous forme de blocage d’une artère de jambe nous empêchant de marcher ou même des artères du cerveau où se produisent les fameux "AVC" (pour accidents vasculaires cérébraux). Au moins, y avait-il un choix encore possible entre ces divers régimes qui étaient plutôt recommandés que imposés. A cette dictature de la santé pour tous est venue s’en ajouter une autre qui concerne maintenant les rondeurs dont en son temps on avait apprécié les formes suggestives, la féminisation des corps, devenus depuis quelque temps aussi un tabou en raison d’une masculinisation des traits et de la musculature vers laquelle tendaient de plus en plus les athlètes devenus les modèles absolus de l’esthétique, de la force, de la souplesse et de l’élégance. Cette tendance allait jusqu’à assumer les risques de l’anorexie mentale vers laquelle tendaient nombre de jeunes filles qui désiraient prendre comme modèles les mannequins, perches squelettiques de plus de un 1,80 m qui, pour ne pas grossir de un gramme préféraient provoquer le vomissement plutôt que stimuler l’appétit.

Du conseil aux ordres

Tout le monde s’est mis à entonner d’un même refrain les conseils - devenus souvent des ordres - de conserver un poids décent, d’éviter toute augmentation inopinée ou excessive de la masse graisseuse et de limiter au minimum les ingesta de sucre, graisses pour consommer surtout des huiles végétales, des protéines et de consommer chaque jour les fameux 5 fruits, chiffre magique, peut-être extrait de la cabale qui devaient assurer le bonheur de l’humanité. C’est au point que cette fois ce sont les Anglais qui ont tiré les premiers puisque tout récemment au Royaume-Uni, les écrans publicitaires vantant des produits alimentaires trop gras, trop sucrés ou trop salés ont été supprimés des programmes télévisés destinés aux enfants de 4 à 15 ans. S’achemine-t-on vers de telles restrictions en France ? Le débat est lancé, alors qu’un amendement au projet de loi "hôpital, santé et territoires", discuté actuellement à l’Assemblée nationale, demande l’encadrement de la publicité alimentaire. Sentant venir le danger, les annonceurs de l’industrie agroalimentaire et les chaînes de télévision se sont empressés de réagir. Ils sont parvenus à un accord signé, mercredi 18 février, au ministère de la santé en présence de Roselyne Bachelot et de Christine Albanel, ministre de la culture et de la communication. N’est-il pas paradoxal que la première ait autorisé sinon encouragé un show télévisé consacré à l’ingestion d’un de ses repas dans un restaurant pour montrer au monde que la photographie d’une dégustation, loin de provoquer la honte, peut surtout encourager la « bonne bouffe » par opposition à la malbouffe dont tout le monde sait que sur la planète elle n’a qu’un seul coupable, Macdo, responsable de tous les maux, de toutes les maladies de toutes les délocalisations sinon de la totalité du chômage.

Macdo

Cela, c’était aux temps maintenant déjà presque oubliés de l’antiaméricanisme primaire bushien, heureusement remplacé par l’arrivée d’un grand et beau jeune homme à la Maison Blanche. En février 2008, Mme Bachelot, désireuse de lutter contre l’obésité infantile, avait annoncé la suppression de certaines publicités alimentaires pendant les programmes télévisés pour enfants. "Dans un premier temps, je vais faire appel au sens de l’autodiscipline des professionnels", avait alors déclaré la ministre. En cas d’échec, avait-t-elle ajouté, "des mesures législatives d’interdiction" seraient proposées. L’échéance était fixée à mai 2008.l’adoption en commission de l’amendement 552 a servi d’électrochoc puisqu’il demande l’interdiction de certaines publicités alimentaires diffusées dans les programmes pour enfants. Le Bureau de Vérification de la Publicité a émis une recommandation sur les « allégations santé » présentes dans de nombreuses publicités par un texte non contraignant qui ne concerne aucunement les « allégations thérapeutiques », mais uniquement les « allégations santé » qui revendiquent un état de bien être physique ou mental et non des propriétés de prévention, de traitement ou de guérison d’une maladie que l’on ne peut attribuer qu’aux seuls médicaments. Cette recommandation a vocation à s’appliquer aux produits alimentaires, cosmétiques, compléments alimentaires, et également aux appareils, objets, services ou méthodes vantant un bien être.

Commentaires :

On peut se demander s’il est bien utile puis efficace de confier à la seule publicité le soin d’informer, de conseiller, de guider les familles sur le bien fondé de la composition des repas à distribuer, spécialement aux enfants et de se charger aussi de tous les avertissements et avis concernant les mesures hygiéno-diététiques à destination des plus jeunes. Cette tâche ne devrait-elle pas être attribuée aux véritables institutions chargées de l’éducation, de l’enseignement, du civisme dans un contexte débarrassé de tout marketing, annonce ou réclame. Il s’agit moins d’impressionner par la répétition ou le matraquage que de fournir à la population des donnés suffisantes pour lui permettre de prendre l’initiative du choix des aliments, du coût à leur consacrer et pour qu’en fonction de ce rationnel scientifiquement élaboré, elle se comporte en adulte rationnel plus qu’en enfant assisté. Augmenter la part de l’enseignement des sciences dans le cursus de l’école ne ferait guère de mal à une société qui en manque déjà ce qui ne ferait que rétablir un équilibre qui a du mal à se maintenir dans une société où la part de la littérature est loin d’être déficitaire. En procédant de cette manière, il serait plus facile de sortir de l’infantilisation par un surplus de contraintes irrationnelles pour autonomiser les individus à la recherche de leurs propres décisions plutôt que celles imposées subrepticement par les multinationales.

Messages

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