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Des identités et de leur place dans la conduite des affaires

mercredi 14 décembre 2011, par Picospin

Peut-être même, la solitude de l’un fait plus que compenser le trop plein de bling bling de l’autre ? La référence au Conseil National de la Résistance paraît un peu lointain pour apporter de l’eau au moulin de cette diatribe, de cette tentative de séparation radicale entre deux hommes qui n’ont cessé de s’écharper tout au long de plusieurs années de collaboration sinon de cohabitation féroce où les gènes jouent un plus grand rôle que les acquis de l’éducation, de la bienséance, de la distinction même si ces caractéristiques sont maintenant entachées d’affaires judiciaires capables de voiler la transparence de la figure.

On ne sait si l’éducation, on parle de la bonne éducation, est innée ou acquise. On ne sait même pas quel est le rôle de la mimésis, du vouloir imiter qui joue un rôle dans l’homogénéité d’une civilisation, qui la guide, qui conduit les ressemblances et taille dans la sculpture de la population, de son comportement et de sa ressemblance avec autrui. Toujours est-il qu’une certaine forme générale se dégage des attitudes, des sympathies, des ententes ou de inimités avec autrui. Ces détails ne se fabriquent pas à l’aune d’une appartenance mais à la construction de soi pour présenter au miroir du je une image convaincante de l’énergie, du vouloir, de l’apparence et du détachement de soi. Il est moins question de fabriquer des clones gaulliens que de bâtir une figure susceptible d’être contemplée dans l’image réfléchie par la glace, une imitation défigurant la réalité sinon un reflet trop facile à estomper pour lui rendre le relief qui lui manque. La vitesse, la précipitation, l’improvisation immédiatement rendue ne peuvent pas toujours tenir lieu de réflexion, d’objets pesés à leur juste poids, de lenteur de l’élaboration, de pas posés sur un sol apte à recevoir les empreintes d’une longue histoire, d’un long cheminement même quand il conduit de l’est à l’ouest, sens habituel des grandes migrations qu’elles soient économiques, politiques ou fictionnelles. L’essentiel est qu’elles s’intègrent au contexte, qu’elles collent à la peau des fuyards, peut-être en route pour un autre destin, une autre direction, une autre destination. Dans cette affaire le charisme ne joue pas nécessairement même si ses accessoires peuvent par moments occuper le devant de la scène. Il ne suffit pas de clamer indéfiniment l’appartenance, la communauté, le patriotisme pour les transformer en réalité tangible, mythique, historique, mémoriale. Souvent une esquisse imperceptible vaut mieux qu’une énorme déclaration même si on peut en prendre le sens à partir de ses deux extrémités. Que faire d’une chose et de son contraire quand elle ne cesse de se répéter, de brusquer les décisions, d’imposer les oukases et de surplomber les lois ? Le calme se doit de surmonter le mouvement, la réflexion de surplomber l’agitation, la stature de maitriser les inflexions, la colline de surplomber la plaine.