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OGM, inondations et séismes

Des menaces se profilent à l’horizon

Comment les traiter ?

lundi 8 mars 2010, par Picospin

Rendez vous compte que la Commission de Bruxelles vient de faire un joli cadeau à nos pays enfermés ensemble dans le carcan géopolitique et économique de l’Europe qui, du haut de ses directives somme les pays de l’union de réserver le meilleur accueil à une pomme de terre qui ne servira à rien de ce que fait habituellement cette légumineuse.

Faim

Elle a été créée pour les créationnistes pour pouvoir être dégustée et nourrir des populations en appétit avant d’être affamées. Ses lointains successeurs ne seront pas mangés à cette sauce puisque aussi bien on sait que la meilleure manière de dévorer cette herbacée généreuse en tubercules comestibles et en amidon est de la mouiller avec des sauces diverses qui lui confèrent du gout et de l’humidité. Cette fois, on n’oblige plus les gentils Européens de s’approvisionner aux sources de cette rondeur irrégulière qu’on tente de calibrer sous des surnoms divers et des modèles standardisés en les baptisant des noms de bintje, canada, et de le présenter cuisinées sous les appellations de frites, chips, quitte à les assaisonner pour en faire de la goulasch hongroise, des gnocchi italiennes ou de la purée mousseline. Les ordres viennent de Bruxelles, la conception et la fabrication d’Allemagne. C’est sous la manufacture de BASF que la nouvelle denrée vit le jour, accueillie par les quolibets d’une foule hargneuse et déjà revancharde. Pourtant cette société européenne n’a pas l’horrible réputation de Monsanto dont le comportement éthique commercial ou industriel est l’objet de vigoureuses critiques.

Tirs de défense et d’attaque

Immédiatement, les batteries de DCA (Défense contre avions pour ceux qui seraient nés après la guerre) sont pointées vers les industriels, les fabricants, les fonctionnaires, les commissions qui osent prendre le risque d’empoisonner les populations. Elles sont depuis des lustres enfermées dans un vieux continent qui se remet à peine de ses nombreuses maladies contractées pendant des guerres fratricides, des ses opérations chirurgicales liées aux multiples découpages qu’elle eut à subir. Les bourreaux étaient là, envoyés par tous ceux qui étaient intéressés à la démembrer, la remembrer au gré des luttes politiques, des partages, des ajustements successifs. Toute cette activité fébrile et incessante afin que nul ne soit lésé, - ne se sente lésé ce qui est pire - ou eut seulement l’idée d’une répartition équitable, conformément à la justice élémentaire qui aimerait bien que l’on tienne compte dans les partages, des éventuels mérites, des sacrifices consentis, de l’abnégation incessante pour construire cette entité, presque enfant mort né que des politiques et économistes voués au sacrifice ont porté sur les fonds baptismaux, les mains tremblantes d’émotion, la figure ravagée et le front soucieux portant les rides du souci, de l’inquiétude et de l’angoisse du lendemain.

Vigueur

Il n’a pas été nécessaire d’insister trop longtemps ni trop vigoureusement pour que partent à l’assaut les différents adversaires des OGM dont il est si facile de défendre la dangerosité virtuelle et potentielle, les inconnues de son avenir, de son développement et les risques imposés à des peuples innocents qui ne cherchent qu’à vivre mais non à mourir ou à risquer la maladie imposée par les expérimentations douteuses des gouvernances européennes. Comme personne ne peut ni ne vaut prendre la responsabilité d’une prise de risque qui le condamnerait derechef à l’opprobre eu procès et à la condamnation, les parapluies s’ouvrent largement, les lignes Maginot s’édifient et les principes de précaution sont égrenées comme chapelets trémulants entre les doigts squelettiques des défenseurs de l’ordre, de la prudence, du conservatisme et du non faire plutôt que du faire et du penser. L’affaire tombe mal. Elle survient en plein contexte de risque majeur, de désordres naturels complexes et de risques imprévisibles. Ils mettent tous sur les bancs des accusés les coupables ou présumés coupables qui ont déjà virtuellement une partie du nœud coulant autour du cou en attendant que les couperets de la République n’entrent en action pour fustiger les assassins potentiels, héros malheureux d’un jour qui ont osé sacrifier la science et l’honneur à la gloire.

Pas de chance

La malchance est que simultanément, Haïti et le Chili ont tremblé, les digues de Vendée se sont effondrées sous les coups de butoir d’un océan déchainé et de vents furieux. La précaution est à l’ordre du jour, les instructions de prudence démentent celles de l’engagement et de l’action pour reculer sous les menaces venues de partout pour calmer aussi bien les esprits que les éléments déchainés. Une récente étude de la direction départementale de l’Equipement (DDE) précisait que cette commune était construite "sur de vastes espaces gagnés sur la mer, ne tenant pas compte de la mémoire du risque ». A partir du moment où se pose la question de la préservation de la biodiversité, d’un risque de sa modification, des effets possibles sur les écosystèmes naturels, de la prolifération des plantes transgéniques, des garanties à fournir contre l’absence de tout risque, les précautions doivent se mettre en branle pour sauvegarder la condition globale de la vie humaine, l’avenir lointain et l’existence de l’espèce devant pouvoir exorbitant des techno-sciences qui risquent dans leur foulée pleine de fougue et sans retenue de menacer les générations futures. Ces risques ne peuvent qu’inciter les responsables et décideurs à agir en sorte que les effets de l’action soient compatibles avec la permanence d’une vie authentiquement humaine sur terre.