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The meaning of life ?

Désir, assimilation, mémorisation…

Désir, tension et connaissance, quels rapports ?

jeudi 29 décembre 2011, par Picospin

On a envie de dire que quand on a de l’appétit et spécifiquement quand on a faim pour une chose, on manifeste la même sensation pour la plupart des sensations physiologiques y compris naturellement celles qui concernent la nourriture et l’amour.

Ces deux postes, si on peut les appeler ainsi, font partie intégrante de l’appétit pour la vie. Reste la question essentielle des éléments constitutifs de ce dernier qui serait aussi l’appétit de savoir, de connaître, de manger et dévorer tout ce qui se présente y compris, sinon surtout la connaissance sur laquelle repose la construction de l’homme, cet enchevêtrement, cette accumulation de matériaux nécessaires à l’édification de la maison que beaucoup projettent de bâtir. Ce faisant, que veulent-ils faire, quel est leur véritable projet de vie. On veut espérer qu’ils en ont un pour eux-mêmes mais surtout pour les autres, pour tous ceux avec lesquels ils ont envie de vivre, de partager, de donner. Il est dit dans nombre d’écrits et d’opinions sur le sujet de l’incorporation, que la similitude entre l’ingestion de matériel alimentaire et cognitif procède de la même intention, du même besoin et résulte en mêmes effets, ceux d’une satisfaction plus ou moins transitoire, parfois définitive à condition qu’entrent dans le métabolisme subséquent la durée de l’absorption, son traitement par les divers produits nécessaires à son assimilation et finalement ses conséquences lointaines, la manière dont ils ont modifié le gestionnaire de cette opération et à plus lointaine échéance le travail de mémoire, de mémorisation qui rendent cette opération pérenne, l’exploitent et la valorisent. A l’issue de ce questionnement, on est toujours autorisé à poser la question du pourquoi, plus que du comment, et du combien de temps plus que de l’éternité. Pour beaucoup peut se poser la question du pourquoi puisque le terme de cette aventure est le retour au néant, dans la poussière ou les flammes. A ce moment on aura toujours le loisir de se demander s’il vaut mieux mourir plein que vide, rempli d’amour plus que de haine, de satisfaction plus que de désirs suspendus qui tissent la tension nécessaire ou consubstantielle à la vie. A cette question on peut répondre par un raisonnement pseudo scientifique parfois entendu de la part des utilitaristes qui stipule que nous êtres vivants sommes composés d’éléments destinés à se séparer en fin de vie terrestre puis à se reconstituer dans d’autres cycles pour fabriquer de nouvelles entités dont nous ne connaissons ni la destinée, ni le sens ni la direction. A ce stade, il vaut mieux lâcher prise et passer à d’autres le bâton de pèlerin et de guide pour qu’ils prennent en charge les questions hermétiques auxquelles répondront des idées aussi inaccessibles, ésotériques, impénétrables pour lesquelles une nouvelle herméneutique devra être prête afin de ne pas laisser indéfiniment l’homme sans réplique devant l’interrogation du sens de la vie.

A moins de le demander aux Monty Python ?