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Difficiles réformes pour enseignés et enseignants

mercredi 20 janvier 2010, par Picospin

On ne connaît pas l’exacte finalité de cette épreuve qui s’avèrera sans doute plus pénible pour les enseignants que pour les enseignés. On n’arrête pas d’évaluer, de sonder, d’interroger, de palper, de supputer.

Pour quoi faire ? Est-ce pour rassurer les enseignants, les enseignés ou les deux ? Pourtant, rien ne presse pour connaître la vérité ou la réalité des faits. Elles sont montrées toutes deux par toutes les enquêtes et toutes les statistiques publiées à l’échelle mondiale. La France n’y figure jamais au premier rang. Ces fausses compétitions n’ont nul besoin d’être répétées à l’infini d’autant plus que tout le monde sait ce qu’il faut faire pour améliorer les performances des enfants puis des étudiants sans qu’il soit besoin tous les mois de se poser la même question avec insistance. Que dois-je faire pour que nos chers petits acquièrent une meilleur formation, soient plus épanouis par le milieu scolaire, soient heureux d’être accueillis par les formateurs, aient un furieuse envie d’acquérir des connaissances dans la joie et la liberté plutôt que dans la peine et la coercition. Des exemples, des modèles s’offrent à tout individu doté d’une intelligence, d’un bon sens et d’une rationalité moyenne pour que ces derniers soient considérés comme raisonnables, souvent intelligents, modernes, adaptés aux connaissances de notre siècle, aux progrès des techniques dont le nombre et la complexité soient portés à la connaissance des enseignés malgré ou à cause de leur multiplicité, de certaines de leurs difficultés et des obstacles à un apprentissage facilité par la capacité pédagogique des enseignants. Pendant ce temps, on parle de crise, d’université en désarroi, de boursiers mal ou insuffisamment accueillis et de réformes à mettre en route alors que cette intention apparaît à l’évidence, connaît sa cible et définit ses points d’impact. Dans un délabrement général et la prise de conscience d’une réforme obligatoire de l’enseignement, les autorités on préféré se focaliser sur les filières d’excellence que de s’attaquer à la réforme de l’université. C’est dans ce sens qu’évolue la pénible mission donnée comme feuille de route par les autorités au sommet de l’état aux malheureux exécutants chargés de l’appliquer sans heurter les traditions d’une couche majoritaire de la population appartenant aux cadres et professions intellectuelles dites supérieures d’où sont issus les candidats à l’excellence. Continuer dans la voie empruntée par ces éléments de la population c’est d’emblée s’engager dans des difficultés parmi lesquelles il n’est guère difficile de dégager :
1. le gâchis provenant de la sous utilisation de l’université dont structures et fonction coutent cher du fait des sommes salariales versées
2. Il n’est pas certain qu’à ce prix élevé la qualité de la formation soit parfaite ou d’excellence sachant que le bachotage intensif au départ suivi d’une formation passée à l’école peu structurée puis d’une professionnalisation consistant moins en apprentissage qu’en activation de réseau soit proportionnelle aux sacrifices consentis ;
3. Les établissements d’enseignement supérieur non universitaire ne sont pas en mesure d’offrir une formation de grande qualité car, faute de moyens ils doivent recruter des enseignants « secondaires » prélevés dans la cadre des doctorants ou de personnels statutaires cherchant à compléter leurs émoluments par des « ménages ».
De ce fait, entrent dans les cycles universitaires des individus démunis qui ce permet ensuite de critiquer puis fustiger l’échec des candidats et du système quitte à ce que médias, citoyens et public fassent des gorges chaudes de réformes inadaptées, couteuses et inefficaces. Cette situation incite à réfléchir, à réformer moins dans la précipitation et l’urgence que dans la sérénité et la garantie de succès.