Ethique Info

Accueil > Société > Civilisation > Droit à l’assistance au suicide

La vie n’est pas simple…La mort non plus…

Droit à l’assistance au suicide

l’exemple du Royaume Uni.

samedi 8 août 2015, par Picospin

Cette opinion était la suite logique de l’acceptation du point de vue théologique selon lequel le suicide était un meurtre.

Les Droits de l’Homme

Ce fut aussi la reconnaissance de la difficulté de séparer l’assistance au mourir de la culpabilité d’un homicide. Le système binaire qui résultait de cette distinction ne parvenait guère à tenir compte des cas dans lesquels la volonté du mourant de mourir était explicite, rationnelle, entrainant la nécessité d’une aide à l’accomplissement de cet acte. La convention des Droits de l’Homme de 2000 garantit le respect de l’autonomie de chaque individu à l’exception des cas où est autorisée l’intervention de la loi et où cette dernière est considérée comme proportionnelle.

Historique

En 2002, la Cour de Strasbourg a statué sur un cas selon lequel l’assistance au suicide était une limite au droit de mourir car elle protégeait la personne affaiblie et vulnérable et plus particulièrement celles qui sont incapables de prendre une décision malgré des informations suffisantes. Cette considération excluait les patients qui n’appartenaient à aucune de ces catégories mais préféraient bénéficier d’une aide à mourir. Un jugement de la Cour Suprême passant devant la Chambre des Lords se propose de fournir une protection légale aux professionnels de la médecine, parents et amis proches ayant aidé tout patient en état de raisonner et ayant une espérance de vie inférieure à six mois à condition que deux médecins confirment que la décision fut la conséquence d’une décision établie, informée et libre corroborée par un juge attestant de la régularité de la démarche.

Souffrances intolérables

Bien que minimaliste, en particulier par l’omission des malades souffrant de douleurs insupportables sans la moindre perspective d’une résolution de cette situation ni d’une fin prévisible en vue, cette décision a été considérée comme même par les opposants à la loi comme un premier pas sur une longue route. Un autre évènement vint rompre l’homogénéité du courant religieux majoritaire. Une proposition de loi est intervenue à la suite d’interventions de la part de l’Archevêque de Canterbury en sa faveur et sans opposition majeure ni perspective de tentative de sabotage.

Dissolution du Parlement

Cette procédure a malheureusement été interrompue par la dissolution du Parlement dans la perspective d’élections générales. Pour des raisons internes à l’organisation du vote parlementaire, cette proposition n’a que peu de chances d’être approuvée en raison de l’opposition du Premier Ministre et des circonstances locales et calendaires de ce débat.

Opinion publique et divergences

Pour quelle raison assiste-t-on à une telle divergence entre l’opinion publique et le vote des Parlementaires ? La réponse se situe majoritairement dans la crainte de perdre son siège, comme c’est le cas aux USA, à la suite de campagnes de presse obsessionnelles, fanatiques et personnelles, y compris antisémites.

Cas de l’Écosse

Écosse, les sondages d’opinions avaient montré une forte prépondérance en faveur de l’assistance au suicide. Cette situation n’a pas modifié les résultats des votes de rester en faveur du rejet de cette attitude opposée à l’aide au suicide. Cette série de décisions devrait inciter les responsables à éclaircir la situation, à retarder les décisions, à ne pas tenir compte des votes écossais ce qui risque de faire annuler les conséquences de tout vote positif par les Cours de Justice.

D’après : Stephen Sedley « The Right to Die »