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Les nouvelles études de "santé"

Du nouveau dans la médecine

Comment soigner ?

jeudi 19 janvier 2012, par Picospin

Cette dénomination stipule que le résultat des actions concertées pour l’acquisition du savoir médical a abouti au recouvrement de la santé, de la bonne santé, avant que le moindre acte relatif à la médecine, à l’hygiène, à l’alimentation ou à la chirurgie ait eu le temps de produire un effet positif.

Initiatives révolutionnaires

Ce qui se cache derrière cette initiative révolutionnaire, c’est la construction de passerelles moins pour faire transiter les recalés des concours de médecine par les filières moins concurrentielles comme la kinésithérapie ou les médecines douces que pour remeubler le territoire français par une médecine de qualité susceptible de renforcer la tendance à l’extrême longévité atteinte par le peuple de France sous l’autorité et la garde d’une profession honorable et compétente qui a su garder les traditions d’un diagnostic juste, d’un pronostic rationnel et d’une thérapeutique ajustée à la gravité du mal, l’importance de la souffrance et les conséquences sur la santé publique. Le bilan de la formation en vigueur jusqu’ici avait donné des résultats modestes sinon contraires si l’on fait entrer dans ce bilan le rejet de plus de 85% des élèves inscrits et à un taux de réussite global de 27% ce qui est spécialement désastreux par rapport aux exigences des censeurs avec leurs obligations d’ingurgitation instantanée de connaissances exorbitantes, prises dans un spectre très large qui correspond à l’amplification forcenée des notions que doit, devrait, ou pourrait acquérir un étudiant qui a perdu son qualificatif de médecin pour revêtir celui de année de santé.

Volteface

Cette volte face est choisie pour inciter les concurrents heureux ou malheureux, chanceux ou non, d’excellence ou de médiocrité à accepter le sort jeté sur les meilleurs, les moyens et les autres pour prendre les voies de filières aussi disparates que chirurgie dentaire, pharmacie, sage-femme toutes groupées sous l’égide de la médecine, chef de file d’une discipline dont on n’a pas encore réussi à établir une caractérisation en harmonie avec les innombrables chemins, sinon avenues, qui conduisent maintenant dans des disciplines et spécialités aussi diverses, que la médecine nucléaire, la physique médicale, la médecine physique, la santé publique, les neurosciences, toutes matières qui offrent des pôles d’intérêt variés dont l’intérêt ne cessera de croitre au fur et à mesure de l’approfondissement de leurs mécanismes, de leur fonctionnement et des développements à attendre de leur évolution. Tout objet d’étude et de praxis révèle ses propres séductions à mesure que l’on pénètre dans l’intimité de ses structures, de ses mécanismes et dans la perspective des améliorations, des perfectionnements que sont susceptibles de lui apporter ses utilisateurs, son entourage le plus fidèle, le plus astucieux et le plus inventif. Autrefois, la médecine n’était que l’instrument de guérison des affections touchant le corps, parfois l’esprit depuis Freud et ses complices.

Une entité à part

Elle est devenue une entité à part, poussant à son propre déploiement d’où naissent des applications inattendues, des résultats inespérés, paradoxaux d’où jaillissent de nouvelles aventures, toutes aussi passionnantes les unes que les autres sans que soit impliquée nécessairement le soin au malade, la relation soignant, soigné ou le dialogue singulier au fond du cabinet secret et confidentiel où s’échange la confession du patient avec son médecin choisi entre plusieurs, adoubé pour son charisme, sa prévalence, son pouvoir imaginé plus que réel. Pour toutes ces raisons, cette discipline offre de nos jours une gamme d’applications, une foison d’inventions aussi multiples qu’il y a d’organes, de recoins cachés dans l’organisme, de réseaux à identifier et d’automatismes mystérieux à détecter et à démonter. Ce sont les nouveaux attraits d’un champ d’investigation qui a largement dépassé les recherches autrefois conduites pour découvrir l’homme derrière son revêtement de peau, de muscles, de tendons, dessinés par les maitres de la peinture et de l’anatomie comme Michel Ange, Dürer ou Rembrandt. Voilà qui devrait faire rêver nos apprentis docteurs en médecine…à condition que leurs maitres, leurs professeurs, leurs formateurs et leurs guides leur inculquent la passion de leur métier, la beauté de leur recherche et la joie de l’approche du malheur à secourir.