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Plus de questions religieuses et morales avec les cellules embryonnaires

Du nouveau du côté des cellules souche

Bush, le Vatican et Chirac peuvent dormir sur leurs deux oreilles

vendredi 23 janvier 2009, par Picospin

Les cellules souches ont deux qualités que ne possèdent pas les autres cellules : leur capacité à se multiplier indéfiniment en culture in vitro, aussi longtemps qu’elles sont laissées dans un état indifférencié ; et leur aptitude à se différencier dès lors que leur sont proposés des facteurs adéquats.

Foetus et cordon ombilical

Elles existent chez l’embryon, chez le foetus et son cordon ombilical, ou chez l’individu né - qu’on qualifie alors ... d’adulte. Auparavant, des scientifiques avaient déjà obtenu une avancée majeure en réussissant à transformer des cellules de peau humaine en cellules souches, ouvrant la voie à de nouveaux traitements contre le cancer, le diabète ou encore la maladie d’Alzheimer. Cette découverte simultanée par une équipe japonaise et une équipe américaine permet en outre d’obtenir des cellules souches sans passer par la destruction d’embryons, ce qui permet de contourner le débat éthique sur la question. Or, on se souvient que le Président Bush s’était strictement opposé à l’utilisation de cette technique sous le prétexte qu’elle compromettait le but élevé de la science et le caractère sacré de la vie humaine. Cette décision avait en son temps aussi été suivie par le Président Chirac et continue d’être soutenue par le Vatican qui condamne fermement toute manipulation sur l’embryon humain mais encourage la recherche scientifique sur les cellules souches adultes. Les cellules souches sont considérées comme une possible panacée face à certaines des maladies les plus mortelles ou handicapantes, car elles peuvent évoluer en cellules de 220 types différents. Les cellules souches embryonnaires, localisées dans la masse cellulaire interne du tout jeune embryon sont exceptionnelles en ce qu’elles participent à l’édification de tous les tissus du futur individu.

Cellules à tout faire

Cette totipotence les qualifient pour réparer tous les tissus, et les rend aptes à livrer une information, pour l’instant inégalée, sur le développement embryonnaire et son contrôle génétique. En permettant aux scientifiques d’y avoir plus facilement accès, la découverte annoncée devrait permettre de faire avancer rapidement la recherche pour le traitement du cancer, des maladies d’Alzheimer et de Parkinson, du diabète, de l’arthrite, des lésions de la moelle épinière, des accidents vasculaires cérébraux (AVC), des brûlures et des maladies cardiaques. Cette nouvelle technique peut être reproduite de manière simple par des laboratoires standard et le financement des recherches, jusqu’ici entravé par le débat éthique, pourra ainsi augmenter. A la lumière de ces premiers résultats, il apparaît que les cellules souches adultes du tissu adipeux, qui ont l’intérêt d’être disponibles en quantité et de ne susciter aucun débat éthique, sont promises à un bel avenir dans la reconstruction des tissus dégradés ou perdus. La nouvelle décision vient d’être prise par l’administration Obama qui a promis de lever certaines des restrictions budgétaires de cette recherche ordonnées par son prédécesseur. Les cellules souches obtenues à partir d’adultes ou de foetus sont déjà utilisées dans des essais thérapeutiques même si elles sont plus versatiles que les cellules embryonnaires en ce qui concerne le nombre de variétés qu’elles sont susceptibles de produire. Puisque ces cellules sont capables de construire n’importe quel type de tissu de l’organisme, la théorie implique qu’un jour viendra où elles pourront remplacer des organes placées à l’extérieur du corps ou des cellules qui ne fonctionnent plus pour traiter le diabète, les accidents cardiaques, ou d’autres maladies.

Budgets limités

L’administration Bush s’est efforcée de limiter la budgétisation des cette recherche car elle pensait que la création de cellules impliquait la destruction d’embryons humains. Le nouvel essai thérapeutique doit s’appliquer une dizaine de patients atteintes de lésions sévères de la moêlle épinière. Elles seront injectées sur les sites des lésions après la survenue de la lésion car les chercheurs sont convaincus que ce traitement ne pourra s’appliquer efficacement aux lésions anciennes. Ces impressions sont mêlées de crainte car si les premières tentatives se soldent par un échec, l’avenir de ces traitement risque d’être compromis pour des années ce qui équivaudrait à un véritable désastre. D’un autre côté, le propos de telles études serait de montrer plutôt la sécurité que l’efficacité. Les scientifiques les moins ambitieux se contenteraient d’obtenir des résultats moins probants, affirmant que s’ils obtenaient seulement une amélioration modeste, cette dernière pourrait ensuite être complétée par des manoeuvres de réadaptation. Une nouvelle technique de traitement consisterait à se servir de facteurs de croissance pour transformer les cellules souches embryonnaires en précurseurs de cellules neuronales appelées oligodentrocytes qui ensuite, peuvent être injectées dans les lésions médullaires. L’espoir dans cette méthode de traitement réside dans dans le fait que les cellules injectées aideront à réparer le tissu de protection et de soutien connu sous l’appellation de myéline qui entoure les neurones ce qui permettrait, à la longue, de restaurer la transmission des signaux.

Préoccupations

Une des préoccupations majeures des investigateurs se situe au niveau de la sécurité du traitement en ce sens que si des cellules embryonnaires sont introduites dans le corps, elles sont susceptibles de former des tumeurs. La société qui développe cette thérapeutique est aussi à la pointe de la recherche sur les produits contre le cancer par l’intermédiaire des télomères, ces chapeaux qui couvrent les extrémités des chromosomes et qui régulent le vieillissement. Un des nouveaux projets de recherche dans ces domaines sera consacré au traitement de la dégénérescence maculaire, cette atteinte de l’oeil qui rend aveugle les personnes très âgées. Beaucoup mettent leurs espoirs dans une technique plus novatrice qui consiste à transformer les cellules de la peau en d’autres cellules qui ressemblent à s’y méprendre à des cellules embryonnaires. De la sorte on pourrait espérer pouvoir se priver un jour des embryons alors que le tissu construit à partir de cette technique permettrait de se passer à courte échéance du traitement immunosuppresseur pour prévenir les rejets. Cette nouvelle technique oblige cependant à placer des gênes dans la peau par l’intermédiaire de virus qui sont toujours susceptibles d’apporter avec eux un risque cancérigène.

F.D.A. Approves a Stem Cell Trial
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By ANDREW POLLACK
Published : January 23, 2009

Demain samedi 24 janvier : lisez ici même questionnement et réponses

Messages

  • bonjour,
    Pourriez vous nous indiquer l’adresse de la clinique qui fais ces test pour les cellules souche qui se trouve en amerique..
    Nous serions interréssés pour notre fils paraplégique.

    En vous remerciant d’avance, Recevez , nos meilleures salutations.

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