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Nouvelle révolution nationale

Du rififi chez les footballeurs

La révolte a grondé

dimanche 20 juin 2010, par Picospin

La crise a éclaté à la satisfaction des spectateurs et « connaisseurs » qui attendaient que le feu qui couvait depuis longtemps s’allume enfin, éclaboussant des ses brindilles dans une communion sur le bûcher dirigeants, sportifs, administrateurs, entraineurs et arrière garde y compris celle constituée par le front gouvernemental ravi il y a quelques semaines de se voir attribuer l’organisation du prochain championnat d’Europe de football.

Je ne suis plus si certain qu’ils continuent de se réjouir à l’annonce de cette nouvelle, tant ils ont subi la douche écossaise par Mexique interposé de la révolution nationale, pas celle de 1940, celle de 2010 dans les milieux du sport au pied. Étrangement, les voix de l’au-delà se sont tues depuis les encouragements du Président affirmant que la France s’en sortirait par le sport en passant par les critiques de la belle secrétaire d’état aux sports jusqu’à la Ministre de la Santé, saisie par une brève impulsion sportive pour annoncer son indéfectible dévouement à la cause française du sport dans que ce dernier ait été clairement défini dans sa tête. La confusion y régnait entre hors jeu, penalty, coup franc, touche, terme au sens ambigu et frappe qui n’était pas une injure envers un homme de mauvaise vie, mais la nouvelle traduction du terme originel anglais de shoot. Nos joueurs ayant accompli leur révolution de l’an 2010, ayant exhibé leur réprobation collective et leur solidarité s’en sont retourné à leur luxueux autobus puis à leur demeure somptueuse en se désolidarisant des divers staffs techniques, administratifs composés souvent de bénévoles à la retraite ce qui résout un des problèmes du Ministre du Travail mais pas tous tant s’en faut. Les ballons étaient flottants, les hommes fatigués, l’esprit de corps absent pour cette épreuve à laquelle tout le monde souhaitait apporter ses commentaires endiablés depuis les entraineurs français émigrés à l’instar des huguenots jusqu’aux capitaines encore en exercice en apportant leurs pronostics, faux pour la plupart en raison des surprises constatées dans chaque équipe par ses contre performances. Cette actualité efface avec les vacances à venir et les difficultés économiques tous les soucis de nos nouveau parieurs en herbe qui pourront dorénavant se fier au jeu des pronostics en misant sur leur chance plus que sur leur mérite au travail. Le pays ne manquera pas de se ressaisir et même de gagner la Coupe du monde avec l’aide de la Providence prenant en France, fille ainée de l’Église, les traits du catholicisme fervent au nom duquel Jeanne d’Arc avait fait des miracles contre les Anglais. Il n’est pas certain que cette fois, l’équipe de France ait la chance de rencontrer celle d’Angleterre encore plus mal lotie qu’elle. Une vraie chance…