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Obama et l’informatique

Echec du Healthcare pour tous

Pannes et bugs dans les circuits du gouvernement

lundi 18 novembre 2013, par Picospin

De même faudra-t-il que soit discuté puis résolu le problème de la confrontation, de la concurrence entre le religieux et le profane sous la forme d’un arrangement contractuel ou légal entre des autorités délivrant l’extrême onction et celles en charge d’une autre approche éthique de l’assistance au mourir délivrée par des autorités laïques, émanation d’un pouvoir multidisciplinaire.

Organisation

Peut-être ce type d’organisation éviterait-il les échecs récemment rencontrés par le gouvernement de Barak Obama au sujet de la couverture médicale pour tous, forme élargie des aides jusqu’ici accordées à une minorité de citoyens américains sous l’égide du Medicare et du Medicaid qui avaient la charge de s’occuper des plus pauvres et des plus âgés d’entre eux. Un des points les plus intéressants dans cette affaire est moins le constat d’échec dans l’organisation de ce programme que la joie que ce dernier a provoqué dans les rangs des opposants politiques américains et des rivaux étrangers à propos d’un programme d’assistance mis au point de bonne foi pour propulser la politique américaine vers une humanisation plus en rapport avec le niveau socio-économique du pays qu’avec l’égocentrisme forcené d’une grande partie de ses citoyens plus préoccupés de bien-être et d’autonomie que de solidarité, de protection physique et mentale et plus généralement de l’état sanitaire de la population.

Pardon et regrets

Dans l’extraordinaire mea culpa effectué par Barack Obama sur la "débâcle" de la réforme de la santé, un aspect a été peu souligné : l’explication donnée par le président aux ratés du site, censé aider les Américains à souscrire une nouvelle police d’assurance médicale, ce qui en réalité n’a été réalisé par une petite minorité de 106.000 personnes qui ont réussi à souscrire une assurance en six semaines, dont 27.000 seulement grâce au site Web. Au début, le blâme a porté sur des bugs informatiques. Il s’est révélé que le problème était structurel et les républicains ont réussi à montrer que le feu vert avait été donné pour le lancement le 1er octobre alors que des experts avaient prévenu que le site n’était pas prêt. Au lieu de laisser les clients potentiels venir faire librement leur marché sur le site promettait Barack Obama, les responsables ont imposé une barrière selon laquelle il fallait d’abord s’inscrire et entrer des données fiscales.

Inscriptions

L’administration Obama craignait que les visiteurs soient effrayés par le cout des assurances, sans avoir évalué d’abord le montant des subventions auxquelles ils pouvaient avoir droit d’après la réforme. Cette obligation d’entrer ses données personnelles et la vérification nécessaire ont rendu le processus extrêmement lourd. Il s’est aussi trouvé que, du fait de la résistance des républicains à l’entrée en vigueur de la réforme, le site devait servir 36 États. L’administration espérait qu’un nombre beaucoup plus élevé d’États s’approprieraient la réforme et la mettraient en oeuvre eux-mêmes. Mais le gouvernement a d’autres règles du jeu "compliquées, encombrantes et dépassées", a-t-il regretté. La panne informatique est l’occasion pour les Américains de prendre conscience du nombre de "glitches" (pépins) qui alourdissent leur vie. Dans le Washington Post, une lectrice expliquait être irritée tous les jours par une multiplication des "bugs" : mises à jour inadéquates des systèmes informatiques au travail, informations inaccessibles sur le site des retraites, gel du site d’inscription chez les girl-scouts. Sans parler du problème du site « commonapp.org », le plus consulté par les jeunes actuellement.

Candidats aux Universités

Pendant que les Américains non assurés souffrent du dysfonctionnement de Healthcare.gov, sur lequel devaient être pris en compte les candidatures ouvrant à la médecine pour tous, leurs enfants peinent à s’inscrire sur le site qui permet à plus d’un million de lycéens de poser leur candidature pour 500 des plus grandes universités en raison de problèmes techniques, à cause desquels les délais ont du être repoussés. Justice et égalité devant la maladie ne sont pas pour demain ce qui ne signifie nullement que les efforts pour les obtenir soient vains et à cette aune justifient leur annulation ou le découragement des promoteurs.