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Les conduites sont-elles contagieuses ?

Eclatements de bulles et de buzz

L’apprentissage par mimétisme

jeudi 22 octobre 2009, par Picospin

Quand on traite la majorité des individus de cette manière, on peut s’attendre à ce que la signification et la qualité des informations, lectures, analyses de ce groupe de personnes aient de bonnes chances d’être péjoratives et de ce fait mûres ou dignes de rejoindre les poubelles et en particulier celles de l’histoire.

Points de vue

Ce que je souhaitais discuter, c’est le point de vue du « blogueur » de Slate, ce nouveau blog lancé à grands renforts de publicité par un groupe de journalistes bien connus du grand public en général et de celui de l’élite en particulier. On veut désigner par autant de précautions oratoires et imprimées les écrits et commentaires du grand quotidien de l’après-midi, « Le Monde » pour ne pas le nommer. Vous savez qu’un groupe de journalistes sous la conduite de leur chef bien aimé, ancien directeur d’un journal reconnu, a quitté subrepticement ce monument d’écriture, d’information et d’opinion pour passer à une forme plus moderne, plus technique, plus rapide d’accès aussi que la simple distribution d’un journal, fut-il du soir, intéressant, parfois brillamment rédigé d’autant plus qu’il fait appel à des professionnels extraits de la société civile plus que de journalistes professionnels, peut-être formés par l’école des journalistes et donc censés connaître leur métier avec plus de culture, de savoir, de réflexion que l’amateur qui appose maladroitement, avec force de fautes d’orthographe et de syntaxe son texte vindicatif, parfois audacieux sinon violent au bas des pages de commentaires aux phrases d’introduction qui tentent de lancer de façon provocante les messages introductifs afin de susciter de la part des lecteurs et internautes des réactions d’autant plus incontrôlées qu’elles seront aptes à outrepasser les intentions de leurs auteurs et de ce fait à déclencher une certains violence qu’on espère contenue au niveau de la réflexion plus que de la passion.

Recherche de la violence ?

C’est sans doute cette dernière manifestation qui est attendue de la part des collectionneurs d’écrits car c’est surtout elle qui déclenche l’intérêt, le gout et la distraction générée par les satellites qui ne se découragent jamais de tourner autour de l’astre ou de ses planètes pour entrainer dans un mouvement cosmique, les divers acteurs et spectateurs des joutes oratoires, des polémiques sans fin qui, exactement comme les mouvements des astéroïdes créées ou refroidies progressivement par un dieu, un architecte ou un horloger sinon par la seule nature sans aide, tournent sur leurs orbites jusqu’au jour où toute cette matière finira par s’engouffrer dans un trou noir sans laisser ni trace, ni réflexion, ni passion, ni regret aux grands cerveaux de cet univers qui n’auront de toute façon qu’une seule issue laissée par Newton, Keppler, Giordano Bruno ou Copernic et ses acolytes, Einstein, et d’autres c’est de suivre le chemin tracé par les premiers vers un espace encore inconnu que les prochains génies de notre univers devraient se faire un plaisir, au nom de la solidarité intergénérationnelle et interplanétaire de nous montrer, de décrire avant de l’expliquer et d’en tirer des conclusions pour notre avenir et celui de notre descendance.

Des symboles plus que de faits ?

D’après l’auteur de l’article sur Slate, les faits et commentaires suscités par les comportements discutables pour certains, sinon pour la plupart des personnages contemporains en vue, serviraient surtout à une symbolisation des histoires singulières rapportées au nom de leurs auteurs plus qu’à partir de leur propre narration. C’est en fonction de cette ignorance que l’auteur des blogs contre les « tricheurs », arrivistes ou privilégiés ne sait plus par quel bout prendre ces histoires dans lesquelles il finit par ne plus voir que l’aspect « buzz » éclatant dans un rire général, teinté d’un peu d’hystérie et qui disparaitra aussi rapidement qu’il est s’est formé et qu’il est apparu. En somme, il s’agissait de vastes blagues inventées et fabriquées à l’usage des gogos ou de bobos pour susciter intérêt et engouement entre gens spécialisés qui savent de quoi ils parlent mais qui en définitive ne sont pas plus ébranlés ou touchés par toutes ces histoires que les vacanciers surpris en Indonésie par le roulement subit des vagues qui les a tués sur place. On a envie de dire avec tout ce beau monde « tant pis pour eux, ils n’avaient qu’à pas aller si loin pour se sentir si mal et chercher la mort là où elle n’était pas nécessairement. »

Trop de démonstrations ?

Peut-être, dans ces démonstrations impeccables n’a-t-on oublié qu’une chose ? : c’est le caractère contagieux des maladies, ne serait-ce que celui de la grippe A dont cherchent à se protéger plus les profanes que les professionnels, encore réticents aujourd’hui à se prémunir par toute forme de vaccination, tellement, en tant que spécialistes ils se méfient des prouesses techniques trop tôt apparues et porteuses d’effets secondaires encore imprévus, possiblement sérieux, sinon risqués et dangereux. Un parallèle serait-il outrancier si on évoquait l’éclosion d’une épidémie morale touchant une jeunesse fragilisée par les exemples venus d’en haut, de trop haut à l’instar des conduites visibles sur écrans plats d’un ministre se livrant hors caméra, pensait-il, mais non hors champ, à des gestes obscènes dignes d’un gamin des zones dites sensibles qu’on s’empresserait de reconduire – non aux frontières – mais en simple rééducation pour le rappeler à des pratiques plus respectueuses, plus décentes et plus nobles ?

Questionnement éthique :

1. Ne peut-on admettre l’hypothèse que notre monde ne se comporte pas comme une suite de fonctions linéaires mais plutôt comme la traduction d’un chaos dont la véritable description tient dans une théorie sur l’étude qualitative d’un comportement instable, non périodique se produisant dans des systèmes dynamiques non linéaires. C’est bien compliqué, me direz-vous pour parler de comportements humains simples en réaction à des stimulations positives et surtout négatives d’ordre émotionnel, économique, pédagogique ou plus simplement psychique.

2. Dans quelle mesure cette définition peut-elle avoir des rapports avec ce qui vient d’être décrit à propos des diverses formes de mauvaises conduites ? Tout simplement à cause de ce que l’on appelle l’effet papillon qui stipule que de minimes variations initiales produisent un effet final important en passant par d’énormes transformations dynamiques.

3. Traduit en termes plus vulgaires, ces équations signifient que de minimes variations d’un côté du globe peuvent avoir des effets gigantesques de l’autre.

4. On ne sait pas évaluer avec exactitude l’influence sur le psychisme, le comportement, les réactions des gens des conduites, attitudes, agissements, mentalités des plus malléables, des plus vulnérables, donc des plus jeunes face aux exemples que les modèles de la société leur présentent ?