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Jusques’à quand la médiocrité pour économies criminelles

Ecoles professionnelles, facultés ou universités du Premier jusqu’au 4è âge

Fleurs et cristaux pour salles de classe

mercredi 21 septembre 2011, par Picospin

Ce sont celles qui lui avaient été attribuées à la sortie des crises successives auxquelles il a fort heureusement échappé sous menace d’un écroulement interne dans lequel il aurait entrainé des alliés, des négociants et des échangeurs d’idées, ceux-là étant les plus prompts à proposer leurs services en vertu du dicton que les conseillers ne sont pas les payeurs.

Produits de première nécessité

C’est une situation semblable qui se présente actuellement avec toute son acuité aux édiles grecs placés depuis quelques mois déjà sous la pression manométriquement mesurée des pouvoirs de toutes sortes qui ne cessent de taper sur la croupe des mulets et des ânes récalcitrants pour faire avancer la charge dont ils sont porteurs et délivrer les produits de première et deuxième nécessité là où le besoin s’en fait le plus sentir. Combien de temps l’édifice si branlant de l’école et autres sites d’acquisition des savoirs tiendra-t-il encore debout sous les coups de butoir des forces alliées qui tentent de libérer l’esprit, l’imagination et la décontraction indispensable à l’acquisition d’un bien-être, condition nécessaire et suffisante au passage minimum des savoirs des plus murs aux plus jeunes ? On peut se demander avec une certaine angoisse si les structures comparables au Ground zéro de Manhattan tiendront encore le coup pendant que du haut des étages se jetteront des fenêtres les corps bientôt inertes des prisonniers de la bureaucratie, de la finance et des affaires. Je m’interroge trop souvent sur les motifs des économies réalisées par un pouvoir avide de moyens financiers sur le dos des enseignants, des formateurs et de l’encadrement de la nation pour transformer les apprentis en forces vives capables d’endosser le lourd fardeau de la continuité entre les générations.

Élites en attente

Qu’attendent les élites pour relancer la dynamique de l’apprentissage, du perfectionnement et de la vie professionnelle pour que cette dernière rejaillisse sur les éléments les plus fragiles de la société avant que ces derniers ne soient victimes d’un collapsus prompt à évacuer les plus faibles sur les derniers lits disponibles des centres de soin pour les corps et encore plus l’esprit. Transmettre avec les logos, les peintures rupestres et les représentations figuratives des enfants peut être une solution provisoire en attendant que ne reprenne un passage de témoins par des moyens virtuels. Pendant combien de temps cette solution gardera-t-elle une certaine validité et des capacités d’attraction forte ou faible comme celle des forces de liaison de la gravitation ou de la cohésion assurée entre atomes jusqu’à parvenir au boson de Higgs, ce symbole à l’existence controversée qui existe sans exister, quitte à troubler les esprits les plus mûrs et les plus rationnels. On lit quelque part que « le métier de professeur s’apprend, sur des bases académiques, et au sein de véritables écoles professionnelles. » La formation des enseignants est un investissement, sans lequel il n’est pas de réussite de l’élève et de système éducatif de qualité. Un principe fondamental de notre approche est que le métier de professeur s’apprend de façon méthodique et ordonnée, comme celui d’ingénieur, de médecin ou d’officier de Marine. Il s’apprend à la fois sur d’incontestables bases académiques et au sein d’une école d’application chargée d’encadrer la confrontation avec le réel : les élèves de notre temps, dans une société en évolution.

Paris

On parie trop souvent dans ce pays et ailleurs sur des évènements, de jeux, des simulations éloignées de la réalité. Cette fois, on est instamment prié sinon imploré de parier qu’il s’agit d’un investissement rentable pour toute la nation. Il n’est pas un pays en réussite éducative qui n’ait investi fortement dans la sélection et la formation de ses professeurs. Sans enseignants bien formés, il ne peut y avoir de réussite de l’élève, de l’école et de l’éducation. Un projet éducatif progressiste repose largement sur une formation de qualité des personnels, levier majeur des transformations de l’école française. On a envie d’ajouter qu’on ne voit pas pour quelle raison seule l’école française serait impliquée dans ce processus et dans cette dynamique. Toutes méritent de l’être tout autant, à condition d’avoir en point de mire la qualité ultérieure de la communication et de la transmission des informations indispensables à la construction des structures capables d’apporter aux usagers le fonctionnement approprié à défaut de l’être idéalement.

Formations

Une formation de qualité des personnels enseignants passe par la mise en place de véritables écoles professionnelles : celles-ci piloteraient la formation initiale et continue, en partenariat avec les universités, sur la base de cahiers des charges nationaux. N’est-il pas temps de mettre un terme justifié et raisonnable au leurre de facultés au sein d’universités qui ne forment que des professionnels exerçant un métier qui ressort plus à la technè qu’à la contemplation de l’œuvre accomplie. C’est malheureusement ce qui se passe pour les facultés de médecine qui deviennent école de médecine en traversant l’Atlantique en subissant ainsi une « dégradation » venue des agences de notation dont la capacité à juger est hautement discutable.

Questionnement éthique :

1. Quelles sont les véritables fins de l’éducation ?

2. Est-ce qu’on éduque l’enfant au profit de la société ou pour lui même afin qu’il ait toutes les chances de s’épanouir ?

3. Est-ce que la société doit exiger de l’éducation qu’elle transmette à l’enfant les valeurs sans lesquelles la vie sociale n’aurait plus aucune chance d’aboutir à l’harmonie ?

4. Est-il raisonnable de vouloir respecter la spontanéité créatrice des élèves quitte à renoncer à les contraindre à s’exprimer correctement et à les comprendre au risque de compromettre la communication intergénérationnelle ?

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