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Economie de santé en Amérique

vendredi 29 janvier 2010, par Picospin

Les sceptiques ont mis en doute la valeur de ces promesses et considéré certaines d’entre elles plus cosmétiques que réelles.

. Malgré cet accueil, certaines d’elles ont esquissé un geste et ont au moins fait un pas en direction des relations à entretenir entre l’administration et les industriels. Les réactions des professionnels de la médecine ont été complètement différentes. Si certains d’entre eux ont approuvé plusieurs des mesures proposées, aucune promesse n’a été réellement faite pour réduire les futures dépenses de santé. C’est en sens contraire que les promesses ont été dirigées dans la mesure où on s’attachait à la promesse faite qu’aucune réduction des revenus des médecins n’aurait lieu. C’est en fonction de cette attitude qu’il est légitime de se poser la question de l’attitude des instances de la médecine face à une la question de l’éthique. C’est qu’en effet, les médecins ont juré de placer l’intérêt du patient bien avant les leurs, au premier chef les intérêts financiers. Aucune des entreprises impliquées dans l’industrie médicale ou pharmaceutique n’a pris une telle initiative. Dans quelle mesure les médecins peuvent-ils se permettre en fonction de leurs seuls intérêts financiers se permettre d’adopter une telle attitude ? Ils ne sauraient adopter une telle attitude d’exigence d’une immunité contre les pertes de profits à condition que ces derniers échappent à leur contrôle. C’est dans cette mesure que l’Association Médicale Américaine est en mesure d’exiger une diminution des couts relatifs à la réforme des lois sur les pratiques frauduleuses dont les frais élevés sont liés plus au système juridique que médical. Malheureusement, cette position de simples témoins des médecins qui ne seraient que des témoins neutres de ce qui se passe réellement dans leur domaine n’est guère tenable. Ce que nous savons en revanche sur les énormes variations des frais médicaux à travers les Etats-Unis c’est que près d’un tiers des couts de la médecins peuvent facilement être épargnés sans priver en quoi que ce soit les patients pour peu que les médecins exerçant dans les zones riches se chargent de rédiger des ordonnances semblables à celles établies dans les zones à bas revenus. De même leur politique de santé consiste à éviter de recourir à ou de recommander des mesures dont le prix est élevé mais au sujet desquelles plane un doute sur la réalité de leur efficacité. Cette attitude signifie que les médecins n’ont pas besoin de faire de gros efforts pour contrôler le cout de leurs actes si seulement, ils voulaient suivre les guides mis à leur disposition pour réduire le cout de leurs prescriptions. Ils doivent reconnaître à haute et intelligible voix que le cout élevé de la médecine est une des pierres d’achoppement au passage à une médecine réformée capable d’étendre la couverture médicale à la grande majorité des Américains qui en manquent actuellement. Une profession qui a affirmé qu’elle plaçait le malade au premier rang de ses préoccupations, qu’elle se conduirait en véritables professionnels plutôt qu’en simples commerçants ne peut se permettre de se comporter comme simple observateur vaguement neutre dans une attitude indifférente ou bienveillante, tendant seulement à réduire les chances de couvrir les frais de santé pour leurs patients. Faut-il vraiment que la médecine soit obligée de renverser son approche des négociations politiques face au projet de réforme de la santé ? N’est-il pas temps de proposer à chaque spécialité médicale de s’engager à réunir un ensemble de spécialistes capables de proposer des solutions ? Cette élite pourrait inclure des membres ayant une expérience et une expertise particulières dans les domaines de la statistique, de la santé publique, de l’épidémiologie et des règles de la médecine basée sur les faits cliniques. Ces médecins pourraient définir et choisir au moins cinq tests de diagnostics de et traitements parmi ceux qui sont les plus souvent prescrits mais aussi les plus chers et dont on a démontré qu’ils ne rendaient pas des services inestimables ni qu’ils conféraient un bénéfice majeur aux patients qui avaient eu besoin de cette aide. En d’autres termes, cette liste pourrait facilement mettre en évidence les prescriptions les plus couteuses dont le bénéfice pour l’ensemble de la population est négligeable. Parmi elles, on peut relever l’arthroscopie des genoux, les tomographies, qui non seulement sont couteuses mais ajoutent à cet inconvénient, celui du cout exagéré et des risques de radiation. A partir de là, il ne sera pas difficile d’exercer une pression sur les diverses sociétés médicales pour les contraindre à adopter des mesures semblables, toutes applicables aux autres spécialités qui pourraient s’inspirer de ces exemples. Ces mesures ne doivent pas empêcher de montrer que nous sommes à l’affut de toute économie capable de montrer aux sceptiques que nous nous occupons davantage de protéger l’intérêt des patients que d’organiser un rationnement de l’usage de la médecine. Les controverses ne seront pas absentes des débats sur les économies à réaliser pour les soins aux malades. Les premiers médecins à s’engager sur les fronts des débats risquent d’être les généralistes dont la disparition est en cours à cause des énormes différences de revenus entre leurs émoluments et ceux d’autres spécialités. Raison de plus pour faire un large appel à l’éthique en montrant la volonté tenace des médecins d’examiner les résultats obtenus dans chaque spécialité à la lumière des faits les plus patents et les plus significatifs. Un tel engagement pour montrer l’intégrité de la profession ne saurait être évité. La plus grande réfutation des arguments contre la réforme est susceptible de provenir des arguments selon lesquels tous les efforts pour maintenir un contrôle rigoureux des dépenses médicales seraient de recruter les médecins eux-mêmes plutôt que le gouvernement pour prendre la tête d’une croisade contre le gâchis. Mark Twain a dit « Agis toujours selon le bon droit. Une telle attitude a toutes les chances d’en gratifier certains et d’étonner les autres ». Actuellement, une véritable réforme du système de santé pourrait être menacée par un retour en arrière du à la recherche d’intérêts particuliers ou de chamailleries sans intérêt. Si les médecins parviennent à pénétrer assez profondément dans le sous-sol moral de leur pratique, nous serions en mesure d’étonner les autres avec suffisamment de force pour bouleverser la totalité du contenu du débat sur la réforme pour le plus grand bien de tous.

Medicine’s Ethical Responsibility for Health Care Reform — The Top Five List
Posted by NEJM • December 23rd, 2009 • Printer-friendly
Howard Brody, M.D., Ph.D.

Messages

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