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Education et Santé en France : quelles vicissitudes, quelles perspectives ?

lundi 29 mars 2010, par Picospin

Comme si cette situation ne suffisait pas à maintenir en éveil la Ministre de la Santé, cette dernière accumule les soucis consécutifs à sa gestion de la récente pandémie grippale.

Critiques acerbes ?

Nombreuses et profondes sont les critiques qui parviennent à son cabinet pour mettre en doute le bien fondé de sa gestion, les commandes et achats successifs passés au début de l’éclosion de la grippe H1N1. Cette dernière a fait peur à tout le monde, à commencer par l’OMS. Cet organisme a dès le début préconisé des mesures sévères pour lutter contre cette affection qui devenait d’autant plus grave aux yeux de certains qu’elle ne cessait d’évoquer le sombre et triste souvenir de la grippe espagnole de 1918. On se souvient qu’elle avait jeté à terre des centaines de milliers d’individus incapables de résister à la pandémie. Cette dernière, en raison de la longue durée d’une guerre meurtrière et sanglante, avait coupé les forces vives de la nation. Paradoxalement, ce sont les personnes les plus âgées qui ont le mieux résisté à la maladie en raison du souvenir immunitaire contracté lors de la première épidémie. Il leur a permis de traverser avec une certaine immunité les périodes difficiles et vulnérables des grippes pandémiques et saisonnières.

Négligences

Pendant ce temps, loin de renforcer les défenses contre les attaques diversifiées comme le SIDA toujours présent et la tuberculose toujours active, on continue de négliger les fléaux constants du tabagisme et de l’alcoolisme. Ils remplissent les lits hospitaliers avec les séquelles rapprochées ou lointaines de comportements irresponsables, facteurs négatifs pour la santé publique et qu’aucune mesure ne compense véritablement. A ce désastre sanitaire viennent s’ajouter de nouvelles et récentes mesures aptes à équilibrer un budget flottant, instable et décompensé comme, par exemple, le recrutement de nouveaux agents de l’état affectés à une sécurité chancelante, risquée pour le peuple et dangereuse pour une fraction importante de la population. Les postes ainsi nouvellement offerts, au nombre de 1500, sont autant de budgets qu’il faudra tenter de trouver dans quelques suppressions d’autres emplois comme ceux de l’éducation ou de la Santé.

Manipulations indispensables

C’est au terme de ces manipulations indispensables pour redresser les finances de l’état et sa situation vis-à-vis de la Communauté européenne que l’on devra puiser dans une caisse quelconque les moyens et le courage d’expliquer au peuple que les enfants et étudiants de France seront, malgré le handicap financier, bien éduqués, bien élevés après avoir acquis des connaissances suffisantes pour traverser les difficultés de la vie en chantant. De même conviendra-t-il de montrer au peuple médusé, déçu et attristé, les lits vides des hôpitaux, le découragement des infirmières, le désordre dans les crèches, les services d’anesthésie et le manque chronique de personnel soignant dans les services de pointe comme dans les départements de gériatrie ou des maladies chroniques. Qui aura le courage d’expliquer à la descendance la diminution majeure de la qualité et de la quantité des soins et des actes complexes pratiqués par des médecins dont certains se tournent de plus en plus volontiers vers les formations les plus médiocres comme celles que l’on reçoit dans des pays comme la Roumanie.

Vertu

A l’heure des bilans, des personnes vertueuses devront aller au sacrifice pour expliquer à une population meurtrie les raisons des manquements aux conséquences dramatiques des diagnostics précis au moindre coût, des actes appropriés et strictement adaptés aux prémisses médicales et chirurgicales proposées aux patients, aux familles et à la société. On veut bien plaindre les groupes et individus chargés de ces missions difficiles, pénibles et souvent impossibles à accomplir sinon à justifier. Combien de temps faudra-t-il pour faire encaisser au peuple, sans douleur, sans révolte et sans sentiment d’injustice les préjudices subis pendant une période incertaine, pour laquelle aucune mesure de prévention ou actes de précaution n’auront été ni planifiées ni exécutées faute de moyens pour en garantir l’approche et plus tard la réalisation.