Ethique Info

Accueil > Société > Egalité femmes hommes : où en est-on ?

Les femmes réclament l’égalité avec les hommes

Egalité femmes hommes : où en est-on ?

Quelles mesures faut-il prendre ?

mercredi 4 mars 2009, par Picospin

C’est à un problème de ce type qu’a été consacrée l’émission d’Arte ce soir avec le concours volontaire ou dérobé de personnalités de la politique et du journalisme.

Capacités des femmes

La principale question posée était celle-ci : est-ce qu’une femme serait capable ou aurait été capable de s’attaquer à la crise financière et économique actuelle avec une méthodologie et une approche différente que celle qui a été utilisée par les homme ? Est-ce que, ce faisant, les femmes seraient ou auraient été en meilleure posture pour y faire face, sinon la résoudre que les hommes ? A l’appui des thèses défendues par les unes et les autres on a artificiellement convoqué des personnalités comme Angela Merkel, les Ministres du Gouvernement islandais, des personnages impliquées dans les affaires ou la politique à l’occasion de la réunion de Davos tout en sortant des fonds de tiroirs des femmes qui viennent de jouer un rôle important auprès des médias, au niveau des photographies, des portraits, de l’élégance vestimentaire. Ont figuré dans cette galerie de portraits Rachida Dati, Ségolène Royal, des responsables d’entreprises, des diplomates françaises ou étrangères venant d’Europe ou d’Afrique. Est-ce que ces femmes toutes engagées dans les relations sociétales ont émis des plaintes, réclamé des changements, dénoncé les droits abusifs des hommes ? A quel titre auraient-elles pu le faire ? Qu’il suffise de parcourir le document rédigé sur ce sujet par la Commission européenne sur les thèmes de l’emploi, des affaires sociales et de l’égalité des chances. Ce document commence par annoncer que « l’égalité entre les femmes et les hommes est un droit fondamental, une valeur commune de l’Union européenne, et une condition nécessaire pour la réalisation des objectifs de croissance, d’emploi et de cohésion sociale de l’UE. Si des inégalités subsistent, l’UE a, au cours des dernières décennies, réalisé d’importants progrès dans ce domaine, principalement grâce à la législation relative à l’égalité de traitement, à l’intégration de la dimension de genre et à l’adoption de mesures spécifiques en faveur de l’émancipation des femmes. »

Situation des femmes : une enquête de l’UE

La situation respective des femmes et des hommes au sein de l’UE est évaluée chaque année et présentée dans un rapport spécifique consacré à ce sujet. Le plus récent montre que :

1.Le taux d’emploi des femmes est en hausse mais reste inférieur à celui des hommes, alors que les femmes constituent la majorité des étudiants et des titulaires d’un diplôme universitaire.
2.Pour chaque heure travaillée, elles gagnent en moyenne 15 % de moins que les hommes, un chiffre qui reste stable.
3.Les femmes sont encore largement sous-représentées aux postes de décision économiques et politiques, même si leur proportion s’est accrue au cours des dix dernières années.
4.La répartition des responsabilités familiales reste très inégale entre les hommes et les femmes.
5.Le risque de vivre dans la pauvreté est également plus grand chez les femmes.
6.Celles-ci sont les principales victimes des violences sexuelles, et les femmes et les jeunes filles sont plus exposées à la traite d’êtres humains.

Différences hommes/femmes ?

La discussion a porté sur de nombreux aspects des différences visibles et lisibles entre femmes et hommes qui ont des responsabilités politiques, financières, économiques, diplomatiques à assumer et les manières prévues par les observateurs pour les résoudre. Ces opinions sont moins fondées sur des études sociologiques garanties par les sciences sociales que par des impressions provenant de cas particuliers dont on veut faire, trop rapidement des exemples ou des paradigmes. La femme aurait des relations plus simples, plus directes que les hommes ce qui faciliterait les rencontres et discussions diplomatiques. En ces de crise financière ou plus simplement de difficultés à entrer dans un budget très limité, les femmes obtiendraient de meilleurs résultats que les hommes auxquels on serait tenté de confier plutôt un budget en expansion. Dans le cadre de la victimologie, la femme aurait un rôle à la fois plus important, mais aussi plus délicat à jouer car la société lui demande de rendre compte de façon plus sévère, plus rigoureuse, plus complète de sa tenue physique, vestimentaire, morale qu’aux hommes chez lesquels des pans entiers de la présentation, de l’habillement, de la tenue sont exclus, ce qui n’est pas le cas de la femme chez laquelle le moindre détail aurait une forte influence sur l’approche des autres. Certains ont baptisé ce problème de femme « en perpétuelle situation de se trouver sur une arête » à cause de son risque permanent de basculer du côté de la séduction, de la sympathie, de l’amitié ce qui ne se produit que plus rarement chez l’homme. L’unanimité s’est faite sur la nécessité pour les femmes de réclamer plus de justice ce qui implique le recours immédiat au système des quotas, grâce auquel Angela Merkel aurait été élue au poste qu’elle occupe au double titre de son origine en provenance de l’Allemagne de l’Est et de son genre féminin. On a insisté dans son cas sur sa disponibilité naturelle, venant d’un pays communiste, d’accepter facilement l’égalitarisme avec les hommes et du fait de son éducation protestante et communiste, de sa formation aux études de physique, de pouvoir se hisser à un niveau hiérarchique suffisant pour gouverner le pays.

Les femmes arrivent en masse à la conquête du pouvoir : pauvres mâles en déshérence...