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Egalité ou inégalité des masses corporelles

mardi 3 septembre 2013, par Picospin

De ce fait, les membres appartenant au sexe dit faible mais qui l’est de moins en moins reçoivent autant d’aliments que leurs partenaires mâles. Est-ce une des raisons qui font que ces dames exhibent une tendance plus nette à l’accroissement de leur volume, de leur masse et de leur composante adipeuse que leurs équivalents masculins ?

Problème

Le problème posé n’est pas aussi simple à résoudre qu’il y paraît à première vue. A une époque où l’égalité entre tous est affiché au niveau d’un devoir, voire d’une loi, il sera de plus en plus difficile à faire admettre que des différences physiologiques existent entre hommes et femmes même si ces dernières font le plus souvent jeu égal avec leurs partenaires ou compétiteurs masculins comme c’est le cas dans un grand nombre de compétitions sportives comme la course à pied, quelques jeux de balles ou l’alpinisme et autres épreuves d’endurance où la faible masse corporelle des femmes fait merveille car leur corps mis au défi d’exercices prolongés fait merveille du fait de sa faible consommation énergétique au plus grand ravissement des entraineurs sportifs. Ces derniers ont entre les mains un corps docile réduit à la consommation économique des voitures de petite cylindrée, de ce fait capables de parcourir des distances considérables pour faire mouvoir une carrosserie légère, allégée, à l’instar des matériaux utilisés de plus en plus souvent dans les constructions aéronautiques ou autres mobiles de ce genre.

Trop lourd

Dans ces cas, les poids considérables des anciennes structures ont été remplacés par des alliages plus légers comme les fibres de carbone qui transportent sur de très longues distances des charges considérables ce qui en fait le véhicule idéal. En cela, il ressemble à celui du corps féminin moins musclé que celui de l’homme et qui parvient à se mouvoir sur des distances de courses marathoniennes avec des quantités réduites de carburant – ici les glucides, lipides et protéines – ce qui fait de ces silhouettes aérodynamiques le mode de transport idéal dans la catégorie des poids légers. C’est ainsi que se comportent aussi les habitants des hauts plateaux d’Ethiopie dont les jambes affinées ressemblent à celles des chevaux de course les plus rapides et qui de plus sont habitués à consommer un air pauvre en oxygène, ce qui représente une économie sensible en carburant à une époque où la planète en manque tant et où se fait de plus en plus pressante l’obligation d’extraire du gaz de schiste pour récupérer partout et n’importe où cette matière devenue rare à mesure que sa consommation augmente du fait du délire automobile, aérien, voire maritime avec les transporteurs géants qui s’enfoncent dans les terres ou se heurtent à leurs concurrents ou partenaires dans le fracas des tôles ondulées.

Indices

L’indice de masse corporelle est une grandeur qui permet d’estimer la corpulence d’une personne. Cet indice se calcule en fonction de la taille et de la masse. Bien qu’il fût conçu au départ pour les adultes de 18 à 65 ans, de nouveaux diagrammes de croissance ont vu le jour au cours des dernières décennies pour les enfants de 0 à 18 ans. L’Organisation mondiale de la santé a défini en 1997 cet indice de masse corporelle comme le standard pour évaluer les risques liés au surpoids chez l’adulte. Il a également défini des intervalles standards (maigreur, indice normal, surpoids, obésité) en se basant sur la relation constatée statistiquement entre l’IMC et le taux de mortalité. Les compagnies d’assurance américaines l’utilisent afin de déterminer les risques d’accident cardio-vasculaire chez leurs assurés à partir de données restreintes, et font varier les primes demandées selon ce critère. Les accidents cardio-vasculaires sont de toute façon rares avant 65 ans, et il existe bien des manières beaucoup plus scientifiques de déterminer un risque : cholestérolémie, rythme cardiaque avant et après effort. Cet indice est surtout utile pour mettre en évidence l’augmentation des facteurs de risques. Il n’a pas vocation à déterminer précisément la valeur de la masse grasse et encore moins de la masse musculaire et osseuse.
L’IMC est corrélé avec une hausse de la mortalité toutes causes confondues pour la très grande obésité avec une hausse des décès dus aux maladies cardio-vasculaires, aux cancers, au diabète, aux accidents.

Surpoids

En 2013, une méta-analyse de 97 études couvrant 3 millions d’individus dans le monde et 270 000 décès2, montre que le taux de mortalité des individus en léger surpoids (IMC de 25 à 30) est 6 % moindre que ceux pesant un poids normal, celui des individus souffrant d’une obésité modérée (IMC entre 30 et 35) est 5 % plus bas et celui des obèses (IMC > 35) augmente de 29 % comparativement aux sujets normaux. Plusieurs hypothèses sont proposées pour expliquer ces contrastes : 1. les personnes en surpoids sont mieux suivies par leurs médecins qui peuvent ainsi plus facilement prévenir et traiter leurs maladie 2. Les excès de tissus adipeux fourniraient des réserves d’énergie aidant à lutter contre certaines maladies. En Espagne, depuis 2005, les femmes mannequins ayant un IMC inférieur à 18 kg/m2 ne sont plus autorisées à participer aux défilés. Cette mesure a été prise pour prévenir les risques d’anorexie chez les jeunes femmes influençables.

Répartitions

Il serait logique et plus sain de répartir la quantité de nourriture offerte aux femmes et aux hommes en fonction de leur masse corporelle plutôt que de servir indifféremment la même abondance, la même accumulation aux unes et aux autres. Une telle mesure aurait l’avantage d’éviter aux femmes la honte du refus et de les laisser manger à leur faim sans avoir à redouter les foudres des hôtes ou restaurateurs vexés de voir leurs clients et invités rejeter de si succulentes offres avec une moue gênée, voire confuse, embarrassée, pleine de remords et de regrets. Reste un problème d’ordre politique à résoudre : comment discriminer par la quantité de nutrition offerte l’homme de la femme alors que partout on clame la nécessité, l’obligation légale de considérer les deux genres sous la plus stricte égalité ?

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