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Election présidentielle

lundi 23 avril 2012, par Picospin

Il peut être effectué sur un mode direct lorsque le corps électoral désigne directement son ou ses représentants, ou sur un mode indirect lorsque le corps électoral désigne un collège restreint de personnes élues (« grands électeurs »), qui à son tour désigne le ou les représentants.

Le président des États-Unis ou les membres du Sénat français sont désignés par un mode de scrutin indirect. La Cinquième République, ou Ve République est le régime républicain actuellement en vigueur en France. Elle est régie par la Constitution de 1958. Elle succède depuis le 4 octobre 1958 à la Quatrième République instaurée en 1946. Des juristes ont argué que la mise en place de la Cinquième République s’est opérée selon une procédure non constitutionnelle et doit être considérée comme un coup d’État : en effet, la Quatrième République ne prévoyait pas la possibilité de modifier la constitution par référendum. Toutefois, en général, on considère que l’exercice du « droit souverain du peuple à disposer de lui-même », exprimé pour l’occasion par voie référendaire, prévaut sur le texte constitutionnel. La Cinquième République accorde un pouvoir plus important au président de la République. La Cinquième République accorde un pouvoir plus important au président de la République. L’ « égalité des conditions » ne caractérise pas un régime politique mais une mentalité, un état social. De cet « état social » résulte évidemment un régime politique, celui dans lequel le peuple est souverain … Tocqueville affirme que le principe de la souveraineté du peuple est le principe « générateur » de la démocratie américaine. Il semble donc hésiter entre une détermination sociale et une détermination politique de la démocratie. En définitive, ce qui définit la démocratie américaine, n’est ni la mentalité ni la forme étatique mais « le principe de la souveraineté du peuple répandu dans la société entière ». Il dessine l’image d’un régime où le lien social est immédiatement politique. Ainsi, aux Etats-Unis, il n’y a de pouvoir que dans la société, mais ce pouvoir invisible que la société exerce sur elle-même est plus présent, plus actif et plus grand qu’aucun pouvoir connu en Europe. C’est le « pouvoir social », pouvoir que la société exerce sur elle-même et qui désigne l’opinion publique. Egalité des conditions, souveraineté du peuple et opinion publique sont les « trois principes générateurs « de la démocratie dont le ressort commun est l’opinion fondamentale selon laquelle le peuple est en toute chose souverain. Pour les Américains, citoyens et hommes sont des termes équivalents, convertibles l’un dans l’autre et dont la relation caractéristique - égalité et liberté, égale liberté de tous les citoyens - pénètre tous les aspects de la vie humaine. En général, à part de scandaleuses exceptions, la démocratie a donné au travailleur ordinaire plus de dignité qu’il n’en a jamais eu. La démocratie devrait assurer au plus faible les mêmes opportunités qu’au plus fort. Seule la non violence peut aboutir à ce but. Elle est, avant tout, un régime politique dans lequel le peuple, c’est-à-dire l’ensemble des citoyens détient la souveraineté. Elle s’entend du gouvernement des pauvres ou des gens peu fortunés. Après cette longue introduction qui répond aux nécessités de mettre en place les définitions essentielles et l’historique minimaliste concernant la démocratie et son évolution en France dans les vicissitudes d’une discontinuité et d’une rupture dans l’agencement de la République au milieu des défaites et des victoires, de la décolonisation, il importait d’apporter ces précisions pour aider à mieux comprendre les résultats historiquement discordants relevés au fil des élections et de leurs résultats paradoxaux. Ces derniers comportent des ajustements qui n’apparaissent pas toujours dans la logique implacable à laquelle on s’attendait que conduisent des Lumières inconstamment éclairantes. Parfois l’obscurantisme le cède heureusement à une lumière qui jette un éclairage nouveau et différent sur une société qui montre souvent du mal à savoir s’adapter à un monde en pleine évolution, sinon révolution et dont les politiques ne parviennent qu’inconstamment et incomplètement à trouver l’origine, partant à en établir les modes de prévention et de traitement. Il en va ainsi de l’éducation, de l’enseignement, de la santé pour ne citer que les éléments les plus sensibles et les plus décisifs. On veut espérer que les prochains jours sauront nous fixer à ces sujets et jeter la lumière sur les ouvertures indispensables à une réhabilitation souhaitée par la plupart et encore inespérée pour les plus découragés, les plus sceptiques, sinon les plus désespérés.