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Elections en France

mardi 3 avril 2012, par Picospin

On murmure pourtant que les adresses des leaders au peuple manquent de conviction, d’intérêt et surtout de rapports au réel. On se perd dans rêves et rêvasseries comme le fait le peuple qui, jouant la politique de l’autruche, enfouit sa tête dans les plumes blanches des illusions, les lumières de la ville offertes par le cinéma et pour les plus nantis les croisières du pèsent et du passé comme le suggère le succès continu des récits des naufrages du passé et d’un présente encore récent.

A cet égard le Titanic rassemble toujours la grande majorité des nostalgiques de l’histoire moins en raison de la tragédie qui avait marqué les esprits que des récits cinématographiques qui en ont été délivrés. On se devait de se précipiter sur le livres qui racontent cette histoire en attendant que la TVA n’augmente encore ce qui pour une politique culturelle manque singulièrement d’astuce, de compétence et de crédibilité sur les promesses déjà engagées pour le proche avenir. On verse davantage de larmes sur les amours contrariées des passagers de ce géant des mers que sur tous le marins engagés dans les combats de la dernière guerre sur toutes les mers et elles sont nombreuses qui ont été les sites des attaques de sous-marins de la Kriegsmarine qui torpillèrent tout ce qui se présentait aux regards des observateurs derrière leur périscope. Des milliers de cargos et navires de guerre furent ainsi envoyés au fond des abysses par une flotte nazie qui avait gardé pendant longtemps l’avantage technologique acquis par sa préparation intense de l’entre deux guerres. On en était d’autant moins attentif aux causes de l’entrée en guerre des Etats-Unis après le désastre de Pearl Harbour qui avait mis au fond du Pacifique une flotte qui s’apprêtait à ne pas le rester si on l’avait autorisée à déployer son armement, sinon sa puissance face aux chasseurs de l’empire du soleil levant qui aspirait à conquérir la maitrise des océans dans les zones du parcourues d’îles disputées entre ce dernier et l’Amérique de Roosevelt. Comment se fait-il qu’en pleine guerre personne ne s’occupe des dettes de son pays alors que le commerce, l’officiel tout au moins se réduit, les affaires vont plus mal, le transport se heurte aux difficultés évoquées ci-dessus et les objets courants sont fabriqués à cadences ralenties au profit des armements qui gagnent une priorité absolue pour défendre la patrie ou attaquer un ennemi menaçant. Où sont les dettes des belligérants dont les productions et richesses sont englouties au fond des mers ou explosent au-dessus de nos têtes comme cibles livrées aux tirs des apprentis de cette discipline ? Est-ce que ces données s’effacent ou se cachent aux moments les plus dramatiques, quitte à revenir sur les tables des négociateurs de la paix aux lendemains de conflits enfin achevés au prix du sang répandu, des souffrances supportées et des vides laissés. Ce ne sont pas toujours les plans Marshall qui sont capables de redresser les situations les plus tendues, les économies les plus touchées. Est-ce une raison suffisante pour constater que les vainqueurs ne sont pas nécessairement ceux qui se trouvaient parmi les plus forts pas plus que les vaincus d’hier deviennent les vainqueurs de demain ? Curieux paradoxe d’une situation où se mêlent épuisement psychologique, moral sinon physique, désenchantement du monde et autres facteurs plus ou moins secrets dont le décryptage mériterait plus d’analyses qu’il n’en apparaît en période de paix entre guerres…