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Elégance et civisme

mardi 6 novembre 2012, par Picospin

Cet acte élémentaire de civisme n’appartient pas aux utilitaires proposés par les prédécesseurs de l’administration actuelle de la France qui souhaiteraient plutôt faire exécuter cette mission à leurs successeurs.

Acharnement thérapeutique

Un exemple – et non des moindres – en est l’acharnement avec lequel ils insistent pour accorder cette faveur à tous ceux qui ont pris la responsabilité et l’abnégation d’accomplir cette tâche de base du civisme après le passage en force et en masse d’équipiers plus expérimentés dans l’affalement des voiles que dans leur effort pour les hisser au sommet du mat. Pour faire avancer le voilier, même et surtout par gros temps et au passage des rugissants, il faut de l’envergure, de l’intelligence pour sentir le sens du vent, de la délicatesse pour choisir le gréement et de l’esprit de géométrie pour réaliser la meilleure combinaison entre ses éléments disparates sinon contraires. Ces conditions ne sauraient être réalisées qu’après une formation maitrisée, une éducation longue, courageuse, teintée de talent et des préoccupations qui dépassent de loin celles du divertissement anarchique, du gout dépourvu d’acuité et de la culture restée au stade de l’amateurisme primaire et de la formation sans organisation.

Organisation

Ce n’est que muni d’une certaine approche de l’organisation intellectuelle que l’on peut se concentrer sans se disperser, s’atteler à l’objectif sans le manquer et diriger dans la continuité sans se perdre dans les méandres de l’inutile, du futile, de l’agitation plus que dans l’action calme, sereine et déterminée. Ces conditions sont bien celles réalisées dans le temps actuel, où l’on consulte avant de décider, on se renseigne avant de statuer et l’on prend l’avis des plus compétents plus que celui des amateurs, des cerveaux vidés de substance et des cervelets asymétriques faits plus pour perdre l’orientation que pour la déterminer et la garder même par forte houle, orages, tempêtes ou cyclones ravageurs.

Piaffer

Il ne sert à rien de s’ébrouer ou piaffer, secouer sans agir, s’affairer sans pause, même si cette dernière est consacrée au repos salutaire, à la réflexion sans but ou à la divagation sans discipline. Il faut du temps pour s’habituer aux changements entre les styles, à l’adaptation à l’intelligence, à la sortie de crise sans station ni trêve. Cette dernière réflexion s’adapte parfaitement aux propositions d’exercices physiques remboursables pour remplacer dopages et excitants si longtemps en cours dans la volonté de vaincre sans en posséder les moyens ni l’itinéraire adapté.