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Les mouches sont-elles un bon modèle d’étude sociologique ?

Encore plus de longévité ? Que va faire la Sécu ?

Conflit ou brassage des générations ?

mercredi 28 mai 2008, par Picospin

La journaliste remarque que cette expérience « si elle n’a pas l’ambition de tirer des conclusions formelles sur la vie sociale des êtres humains, fournit néanmoins quelques pistes pour mieux comprendre comment les interactions entre générations accroissent la longévité ».

Travail pour Roselyne Bachelot

Martine Perez cite les auteurs de l’étude, des chercheurs en biologie de l’université de l’Iowa et du Wisconsin (États-Unis), qui écrivent que « cette étude souligne que l’espérance de vie de ces mouches est malléable et qu’elle peut être conditionnée par des interactions sociales, ce qui corrobore l’idée que l’environnement social peut avoir un impact bénéfique pour les personnes âgées et aussi sans doute pour celles qui souffrent de maladies neurologiques liées à l’âge ». Roselyne Bachelot, à vos caisses pour agrandir les hôpitaux, maisons de retraite et recruter du personnel. Avait-on vraiment besoin du modèle de cette mouche, encore appelée « mouche du vinaigre » et qui jouit d’une réputation exemplaire de « chercheuse » pour apprendre que la vie intergénérationnelle au sein d’une famille, de toute association et plus généralement de tout groupement humain était une condition de succès pour le développement intellectuel et affectif des participants à ce partage des valeurs ?

L’ethologie au secours de la famille

L’expérience n’en reste pas moins intéressante puisqu’elle nous conduit à la forme la plus primitive de l’ethologie. Reste à confirmer ces observations par des modèles psychologiques, comportementaux, sociologiques plus élaborés que ces insectes comme par exemple les abeilles, les fourmis avant de recourir aux mammifères terrestres et marins. L’idée de rassembler des générations pour organiser une nouvelle forme du « vivre ensemble » n’est pas neuve. Elle se heurte aux conditions de vie actuelle qui sont contraignantes en raison de l’exiguité des logements, de leur éloignement les uns des autres et d’une certaine tendance à la rupture du lien social et familial entre les générations. Il n’est pas impossible de penser sinon d’espérer que les modifications du type de vie auxquelles on assiste maintenant ne puissent influencer favorablement l’apprentissage, la formation, la maturation des plus jeunes par la cohabitation avec les seniors, chômeurs précoces et qui de ce fait disposent de plus de temps pour se consacrer à leurs descendants.