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plus des enfants que des cobayes

Enfants abandonnés

recueillis par une République ingrate

mercredi 27 juillet 2011, par Picospin

Leur problème me paraît moins difficile à résoudre qu’il n’y paraît ou fait semblant de paraître.

Le rythme idéal

Ou bien il existe un rythme idéal pour l’acceptation par les enfants d’une durée de présence idéale à l’école ou bien cette donnée reste hypothétique. Si les expériences faites en France n’ont pas fourni les résultats escomptés, il conviendrait d’en prolonger la durée de manière à s’assurer qu’au moins dans ce pays, il existe une certaine compatibilité entre présence à l’école, horaires et calendrier optimaux pour favoriser l’apprentissage des enfants. Si tel est le cas, c’est que l’expérience n’étant pas suffisante, il convient de s’adresser à d’autres modes d’organisation venus d’autres pays pour mettre sur pied un calendrier expérimental de faible durée mais au moins capable de fournir des indications suffisantes pour aller de l’avant. Si les données recueillies en France ne correspondent pas à celles obtenues sous d’autres horizons, il conviendra de se demander pour quelle raison une discordance existe entre les petits Français et leurs voisins proches ou lointains.

Quels modes de vie ?

Ce n’est que plus tard qu’on pourra se pencher sur les différences éventuelles de mode de vie, les coutumes et traditions en matière de vie familiale, nutritionnelle, les relations parentales, affectives, l’organisation de la vie scolaire et universitaire, la perspective d’une vie de concours et de compétition acharnée pour en dégager des conclusions aptes à modifier le système scolaire. On pourrait aussi se poser la question du pourquoi après celle du comment ?

Objectifs ?

Quel est l’objectif fondamental poursuivi par les organisateurs de la pédagogie à court, moyen et long terme ?
A/ former et construire des hommes responsables, capables de juger et de prendre des décisions.
B/ permettre l’adaptation aussi rapide et réussie que possible des élèves à l’exercice de leur profession à condition que cette dernière soit choisie avec pertinence et satisfasse le candidat à un emploi et l’exercice.
C/ Est ce que le système permanent des évaluations, des concours, de la compétition n’impose pas à certains une pression trop élevée sur les épaules, le cerveau, ou l’affectivité de manière telle qu’il détruit ce qui a été si laborieusement construit au cours des longues années d’étude ?
D/ Dans cet ordre d’idées les témoignages recueillis par les élèves qui partent en classe plus tristes que joyeux, plus angoissés que sereins serait une utile indication pour que toute l’atmosphère si difficilement bâtie à l’intérieur de l’école dans une but de sacralisation se détende au profit d’un apprentissage dans le plaisir d’une nouvelle formation du gout pour l’acquisition du savoir, moins en termes de quantité mais de qualité et de médiation pour l’utilisation de l’esprit à des fins humanistes, dirigées vers l’altérité plus que pour accrocher des rubans sur les revers des vestes.
E/ Il est possible que ces corrections aboutissent à un bouleversement du fonctionnement de la société française en matière de calendrier des vacances, horaires et durée des repas, lieu où ils sont pris, dans quel cadre et dans quelle atmosphère.
F/ Cas auquel il ne sera jamais trop tard de s’adapter à de nouvelles conditions de vie pour qu’elles apportent plus de bien-être aux uns, plus de sentiment d’égalité aux autres et ouvre l’appétit de la connaissance aux troisièmes, surtout aux plus démunis non dans l’adversité mais dans leur position sociale, le ressenti de celle de leur famille et de leur environnement.

Difficultés ?

Est-ce si difficile à réaliser ? On peut toujours rêver. Il serait inconvenant de suggérer aux enfants et à leur famille que les élèves actuels ne sont pris que comme des cobayes sur lesquels des expériences pédagogiques seraient programmées. Les souvenirs reviennent toujours plus vite qu’on ne le pense.