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Médecine

Quelles conséquences ?
Enfermement sous la terre chilienne
Pinochet n’y est pour rien ?

Article rédigé par Picospin le mercredi 1er septembre 2010

Ce débat est sans importance par rapport au drame qui est en train de se passer dans une galerie profonde du Chili où des employés sont enfermés pour plusieurs mois dans une prison naturelle d’où on ne devrait les sortir qu’au bout de quelques mois selon les prévisions les plus optimistes.



Une aubaine pour les chercheurs

Pour un sociologue, cette circonstance est une aubaine, une occasion unique d’étudier le comportement d’êtres humains enfermés malgré eux dans une trappe dont ils savent qu’ils ne sortiront qu’au bout de dizaines de jours et de nuits. Certains chercheurs recherchent de telles circonstances pour observer leur propre réaction et leur comportement devant une adversité qu’ils ne contrôlent pas ou plus. Les expériences de ce type se sont limités jusqu’ici à des tentatives d’isolement dans le but d’étudier les réactions face à des conditions inhabituelles et qui le deviennent de plus en plus à mesure que la société du confort et du luxe se développe « en haut », on veut dire dans le monde normal de la lumière, de la société, des rapports humains normaux constitués d’activité professionnelle, familiale, ludique, sinon sexuelle. Des chercheurs ont consenti à se laisser enfermer dans les profondeurs de la terre pour étudier leur rythme nycthéméral, pour déterminer les conditions de reconnaissance des heures qui passent sans savoir si ce sont celles du jour, de la nuit, des repas, de l’enthousiasme ou de la dépression. L’expérience solitaire doit assurément être d’une autre nature que celle de groupes d’individus partis pour une mission librement consentie au service de la science, celle que l’on appelle les sciences de l’homme ou mieux les sciences humaines.

Rareté

Ici nous avons affaire à des circonstances rares sinon exceptionnelles auxquelles personne ne s’attendait et surtout pas les acteurs de cette expérience rare sinon unique, même si certains des protagonistes de cette recherche malgré eux devaient s’être posé la question du risque qu’une pareille situation survint à un moment donné ou un autre. Cela peut s’appeler la claustrophobie pour les une, une névrose pour d’autres et peut survenir en toute circonstance d’enfermement qu’elle ait lieu dans un espace clos et resserré où surgit une panique qui se rapproche de l’angoisse de ne pouvoir sortir de l’enceinte en question et d’être condamné à y rester pour un temps indéterminé. La claustrophobie est la peur irrationnelle des espaces confinés, des petites pièces, de l’enfermement. Elle peut être un symptôme isolé, ou s’intégrer à une névrose plus structurée. Les claustrophobes peuvent ressentir, lorsqu’ils sont exposés à une des situations redoutées, les symptômes d’une attaque de panique. La claustrophobie, à l’instar des autres troubles phobiques, se traite par psychothérapie cognitivo-comportementale (et par des médicaments dans certains cas sévères et/ou compliqués de dépression). C’est aussi l’occasion pour les psychiatres d’étudier les circonstances de survenue de cette panique, d’envisager les moyens d’en atténuer les effets soit par des méthodes d’inspiration psychique soit par des techniques plus instrumentales parmi lesquelles on classe en premier lieu les drogues et médicaments susceptibles de corriger les dérives des plus fragiles, des plus vulnérables ou de ceux ou celles qui ont déjà éprouvé des sensations de panique, de peur, de désarroi avec une composante affective et émotionnelle associée ou exclusive.

Déclenchements

Dans ces types de déclenchement, les enfermements dans des lieux prédéterminés jouent un rôle majeur, qu’il s’agisse de métro, de tunnels, d’ascenseur, d’avions ou autres lieux d’enfermement insupportables pour ceux qui tolèrent mal de ne pouvoir jouir de l’absolu de leur liberté. La claustrophobie fait partie des troubles névrotiques rattachés à l’agoraphobie, c’est-à-dire la peur des espaces. Dans le cas d’une agoraphobie, le sujet a peur des espaces ouverts et dans le cas d’une claustrophobie, il craint les espaces fermés. Dans les deux cas, le malade est conscient mais impuissant. Le cauchemar d’un claustrophobe consiste à voyager en avion, à passer sous un tunnel, à prendre l’ascenseur ou encore à passer une IRM (imagerie par résonance magnétique). La peur des espaces, décrite pour la première fois, en 1872 associe une aberration mentale à un vertige épileptique. Il s’agit d’une névrose plus générale, souvent associée à d’autres craintes. Peu connues, les causes de la claustrophobie sont encore très discutées. Ce trouble peut survenir du jour au lendemain, à la suite d’un choc émotionnel comme un deuil ou un accident de voiture sinon un facteur héréditaire. Les symptômes sont souvent les mêmes que ceux ressentis par les personnes agoraphobes.

Agoraphobie

Il s’agit généralement d’une angoisse incontrôlable qui s’accompagne de troubles physiques comme des palpitations violentes, des frissons ou au contraire des bouffées de chaleur. Parfois les claustrophobes souffrent de palpitations ou d’une accélération du rythme cardiaque. Les personnes qui en sont victimes ressentent une gêne thoracique allant jusqu’à la sensation d’étouffement, de tremblements ou des spasmes musculaires. Le sujet devra apprendre à comprendre sa peur par la méthode la plus répandue de nos jours qui est la thérapie cognitive et comportementale. Pendant ce traitement, le thérapeute demandera au patient de se mettre en situation pour apprendre à gérer sa peur ce qui n’empêche pas autres méthodes d’exister comme la relaxation ou la pratique du yoga. Elles permettent un meilleur contrôle de soi et de ses émotions. Les traitements médicamenteux de type antidépresseurs ne peuvent être prescrits que dans des cas sévères et doivent s’accompagner d’un accompagnement psychologique. Par contre, les médecines douces, comme l’homéopathie ou la phytothérapie proposent des traitements pouvant aider à combattre l’anxiété. La claustrophobie ne doit pas être considérée à la légère. En effet, les angoisses profondes qu’elle engendre peuvent faire entrer le sujet dans un cycle fait de processus dépressif, de "désociabilisation". Il est donc important d’en parler à un professionnel de la santé.




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