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Et le septième jour, le Seigneur se reposa, comme il est dit…

vendredi 12 mars 2010, par Picospin

Si on veut s’intéresser au chapitre si particulier de la complexité, on serait tenté de rapprocher de cette dernière la dispersion par laquelle, telles les cendres des morts soumis à la crémation, les restes des défunts seraient réincorporés dans la terre, la mer ou les airs.

La résurrection des atomes

Reste après, à résoudre le problème de la résurrection des atomes, molécules ou microparticules laissées par séparation à partir du mort pour aller s’investir dans un nouvel organisme élaboré à partir du premier pour revivre sous une autre forme, une autre constitution, voire un autre organisme. C’est en tout cas ce que pensent les adeptes de la métempsychose qui, par un processus magique voient leur être humain perdu quelque part dans le cosmos y revenir sous une forme déguisée, pourvue ou non d’une âme dont l’existence depuis Platon et ses idées continue de poser des problèmes fondamentaux. Donc le Président se repose après avoir beaucoup travaillé pour maintenir en tension une population à l’affut, désireuse sinon impatiente de voir arriver sur la table, outre café, thé ou chocolat les dernières nouvelles délivrant des messages d’espoir, de renouveau, de projets tenant en haleine un certain degré de lassitude, de pessimisme et de scepticisme. Dans ces conditions, il est moins certain que des élections régionales soient capables de maintenir en éveil des hommes et des femmes plus endormis qu’éveillés et qui voient devant eux la projection de l’avenir de leurs enfants par l’intermédiaire d’un prisme malheureusement déformant. Celui-ci risque de leur montrer un avenir incertain pour les jeunes générations.

Jeunes générations

Elles auront beaucoup de travail à accomplir avant de pouvoir être remises à flot malgré les projets souvent ambitieux des réformateurs en tous genres qui ambitionnent de rendre à l’éducation et à l’école tout son sens sans qu’on sache précisément par quoi se définit le premier de ces homonymes. Peut-être que la question posée se limite aux objectifs d’une enquête d’où des sages en goguette tireront les conclusions contenues dans les réponses recueillies. Pour quelle raison faut-il absolument innover en France alors qu’il existe de par le monde des modèles aussi divers que riches permettant de restructurer ce qui devenait désuet et d’adapter au monde moderne les méthodes adéquates. Que tout le monde ait envie de baser l’enseignement sur l’acquisition de connaissances relève de l’évidence, du bon sens et de l’expérience. Qu’il faille à tout prix apporter aux plus jeunes une éducation révolutionnaire est sans doute moins urgent sinon difficile d’accès et d’application pour des enseignants en pleine cris de savoir, d’organisation, de spiritualité et de valeurs.

Cocktails explosifs ?

Fabriquer des cocktails à base de social, de culinaire, de tourisme, d’artisanat est sans doute une solution intéressante susceptible de recueillir la plus large adhésion. Manier des « pôles d’excellence » à l’arrière plan des désirs ou rêves de certains dirigeants en est une autre qui ne saurait voir le jour en un clin d’œil ou un claquement de doigt. Devant l’afflux des dysfonctionnements au sein des corps de l’état, le pessimisme garde la priorité des impressions subies par les uns comme les autres. L’appel à la mobilisation de ce vendredi est également lancé après plusieurs faits de violence qui ont secoué des lycées de l’académie de Créteil depuis le début de l’année comme l’assassinat d’un jeune lycéen par un camarade, celui d’un un élève du lycée Adolphe-Chérioux (Vitry-sur-Seine) attaqué au couteau par six personnes extérieures à l’établissement et celui d’un lycéen de 17 ans du lycée agressé à coups de cutter. Face à ces incidents, les réactions sont dérisoires et ne sauraient en aucune façon régler un problème de société, de complexité, de spiritualité sinon de morale dont les reculs ne sont que trop évidents depuis la proclamation par Nietzsche de la « mort de Dieu » et celle de Max Weber plus que de Luc Chatel du « désenchantement du monde » quand le deuxième ne peut que prévoir des "états généraux de la sécurité à l’école" qui devraient notamment réunir, en avril, collectivités locales, sociologues et experts.

Désenchantement du monde

Mais au-delà de ces cas spectaculaires, le personnel des collèges et lycées – enseignants, surveillants ou administratifs – témoigne surtout d’une petite violence au quotidien, difficile à sanctionner. Au-delà des mesures sécuritaires, comme l’introduction de caméras de surveillance ou les fouilles de cartables, ils réclament une plus grande présence humaine dans les établissements. Est-ce la solution, le médicament miracle au moment où on s’aperçoit qu’une grippe bénigne a été gonflée en grosse bulle pour autoriser de nombreux états dont la France à acquérir des stocks de vaccins devenus inutiles car aussitôt revendus à des état aussi « pauvres » que Monaco ou Dubaï. Que peuvent penser les étudiants en formations dans les écoles de la République et ailleurs de ses mesures quand on apprend que l’industrie pharmaceutique a engrangé des profits monstrueux et qu’on ose affirmer que la pauvre équipe professionnelle de football de Lyon n’était qu’un petit club amateur, pauvre et solitaire par rapport au géant du "Real de Madrid", qui n’a que ses yeux pour pleurer pour avoir recruté des chevaux trop âgés en bout de course morale et physique après des carrières de mercenaires.

Questionnement éthique :

1. Comment peut-on faire entrer l’éthique du devoir selon Kant dans la problématique du devoir moral qui doit être moins hypothétique que catégorique pour assurer l’avenir de la descendance directe ?

2. Comment est-il permis de retirer aux enfants toute chance d’accéder à l’épanouissement et au bonheur après les affirmations de Jurgen Habermas sur le principe de précaution qui consiste à laisser aux générations futures une planète propre, exempte de pollution, équilibrée entre ses différents constituants dans une sorte de paradis où l’homme serait bon, mènerait la vie bonne et préserverait les ressources des terres et des océans ?

3. C’est dans cette perspective que s’applique en particulier la loi morale du "Principe de la Raison Pratique" selon lequel il est demandé à l’homme d’agir seulement d’après la maxime grâce à laquelle il peut vouloir en même temps qu’elle devienne une loi universelle. Que faut-il penser de cet impératif catégorique ?

4. A-t-il raison de faire suivre la première injonction de la suivante : "Agis de façon telle que tu traites l’humanité aussi bien dans ta personne que dans la personne de tout autre toujours en même temps comme fin, jamais simplement comme moyen" ?