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Ethique, équité et masse

samedi 24 septembre 2011, par Picospin

Les affaires continuent de se dérouler à un rythme soutenu au point que certains craignent qu’elles ne se télescopent, ne s’entrechoquent et finissent par retomber comme corps inertes ou morceaux de satellites sur des populations désemparées et acculées à la passivité, sinon à la sidération.

Croyance et foi

Est-ce à ce moment précis qu’une partie de la population terrestre, celle qui a des croyances, des certitudes ou au moins des espérances aurait des motifs d’agir, de penser et de se défendre par des stratégies dérivées de la raison plus que des passions pour réagir à l’inaction, la frayeur, la déception, le scepticisme et la passivité ? Elle pourrait toujours tenter de prier le dieu éthique pour qu’il mette de l’ordre dans la maison en voie de désorganisation, d’entropie sinon de chaos. Le problème c’est que ce dieu là n’est ni tout puissant, ni éternel, ni charitable mais seulement parfois et de temps en temps rationnel, tout juste capable de donner quelques conseils utiles à ses ouailles, quitte pour elles à les suivre sans foi, mais sans doute pas sans loi puisque la morale en a quelques unes à disposition à condition qu’on ne vienne pas trop la chatouiller pour la faire rire malgré elle ce qui serait une solution agréable, légère et capable de dédramatiser l’intensité des soucis accablant les hommes sur terre. La crainte existe toujours et partout d’une déification d’un côté, d’une réification de l’autre. Dans le premier cas, les hommes risquent de se retourner vers un esprit universel situé on ne sait où, un Sage parmi les sages pourvu d’une barbe qui empêcherait qu’il ne s’exprime et dont le décryptage du discours possiblement changeant comporte le risque de l’incompréhension, de la confusion et du brouillage des esprits même les plus éclairés.

Abstractions et ritualisation

Cette démarche, celle d’une abstraction habillée et coagulée par la ritualisation amène avec elle le risque de voir toute solution retardée en raison de la lenteur des réactions qui se dévoileraient seulement après un temps de latence trop retardé pour qu’il joue le moindre rôle dans la solution attendue. En fonction de cet a priori doit-on empêcher tout recours à l’appel désespéré vers des comités de Sages suffisamment expérimentés et vieillis pour apporter la bonne parole aux plus démunis, aux damnés de la terre, aux faibles sinon aux plus vulnérables menacés de toutes parts, l’âge, la fragilité d’une santé défaillante contre laquelle plus aucune mesure efficace ne saurait être proposée en raison de la crise économique qui sévit sur notre vieille planète et les dysfonctionnement d’ordre éthique qui imposent la fabrication de produits délétères au seul bénéfice moins du malade et des blessés de la vie qu’au profit des fabricants des produits de santé.

Un dieu Éthique

Dans ces conditions, remplacer le dieu Éthique par une puissance ésotérique supérieure serait de peu d’intérêt, à moins que l’acte de foi en une entité intemporelle et absolue soit suffisante à compenser les insuffisances d’une croyance vacillante en voie d’épuisement chez des hommes déçus par le déroulement de conflits meurtriers, d’une confiance en voie d’extinction et d’informations pessimistes venues du cosmos lui-même en voie de dérégulation, ne serait-ce qu’au travers de la notion sacrée, donc immuable, de la vitesse de la lumière dont on vient d’apprendre qu’elle n’est pas égale pour tous les éléments puisque certains comme les neutrinos à la masse incertaine gagnent toutes les courses de vitesse organisées dans les compétitions sportives sans et avec obstacles. Il ne restera plus, pour l’équité des chances de peser comme pour les courses de chevaux, jockeys, selles et charge totale pour revenir à une éthique qui ne pourra se prononcer faute de disposer des balances adéquates.

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