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Ethique et vertu aux sommets des montagnes

mercredi 18 juillet 2012, par Picospin

D’où l’opprobre tombé comme manne ou punition du ciel pour avoir enfreint un règlement sacré établi par on ne sait qui pour protéger les institutions qui se régalent de présenter au peuple les commandements d’une loi humaine à l’usage des dieux des cimes.

Écoutes téléphoniques

Ces derniers n’ont plus qu’à jongler avec les contrôles, les écoutes téléphoniques et autres moyens d’investigation généralement utilisés pour chasser le criminel, assassin d’anonymes pour cambrioler, ou gauleiter de camps de la mort autrefois spécialisé dans les mises à mort des populations indésirables sur une terre voulue autrefois Eden ou paradis et depuis transformée en champ de ruine par les conflits des hommes. Au moins, avec les enquêtes des commissaires d’un nouveau peuple, celui des sportifs en chambre, est-on assuré que le mal sera banni et que refleurira le temps des idéaux d’honnêteté, d’égalité et de justice. C’est ainsi que le peuple veut voir ses dieux, à l’instar des idéologies des siècles précédents qui les ont présentés sous forme de héros, accomplissant les rites dus à la vertu, celle qui se cachait ou s’exhibait à l’ombre de Berchtesgaden, nid d’aigle de la pureté aryenne, ou plus loin sous les coloris torsadés du Kremlin d’où devait sortir et s’épanouir le nouveau monde enchanteur d’une égalité entre les hommes et d’une communion universelle pour sortir de la pauvreté, de la famine et de l’analphabétisme les êtres hagards autrefois maintenus sous le joug des Tsars sanguinaires, édémoniques et féroces.

Faire pipi

Voici que le diurétique représente le mal absolu, celui qui doit être banni à tout prix pour transformer les cyclistes impénitents en coureurs pénitents d’avoir enfreint des lois sacrées imposées plus que proposées par une fédération composée de cacochymes prétendant régner par la terreur sur un peuple de sportifs invités à se donner en spectacle à des foules médusées dont on ne cesse de saluer un multitude qu’on a du mal à distinguer dans les angles des images livrées par les images télévisées. Inutile d’ajouter qu’à l’audition, l’impression est encore plus sinistrée si l’on prend la peine d’écouter la pauvreté de la syntaxe, du choix des mots et de la construction sémantique. Il est vrai qu’on ne saurait exiger d’anciens coureurs reconvertis au journalisme et pire, au commentaire en ligne, des enluminures du langage que les enfants mettent des années à acquérir et qui ont quitté l’école au moment de leur pleine maturation. C’est au tournant en épingle à cheveux d’une montée estimée à 6% que l’on se prend à saisir le phénomène de l’éthique qui tient en grande partie à notre besoin d’être rassurés par une explication qui affermirait nos jugements et servirait de guide pour nos actions.

Fondations

Aurions-nous le tort de penser que nos valeurs morales et nos conduites nécessitent d’être fondées sous peine de s’effondrer ? Ainsi la philosophie morale ne cherche-t-elle pas à démontrer qu’elle est la vraie morale ou le système éthique correct à suivre hors de toute contexte, de toute situation concrète. Au lieu d’un problème moral, nous faisons face à une multiplicité de questions qui rendent difficile de concevoir la solution qui devrait être envisagée. En éthique, il ne faut pas attendre des solutions comme nous pourrions en attendre dans des contextes techniques ou scientifiques parce que les problèmes ne sont ni posés ni délimités de la même manière. La raison en est que les questions morales nous concernent, dans lesquelles nous sommes impliquées et dont la décision doit provenir de la personne quelle que soit son adhésion à un système moral particulier. Pour comprendre la signification d’un jugement de valeur, nous devons disposer d’une certaine connaissance de la culture, de la tradition, voire de la religion au sein desquelles il est porté et des circonstances qui ont donné naissance à son apparition. Il n’y a pas de solution au problème du sens de la vie qui s’appliquerait à tous en général mais à personne en particulier.

Sens de la vie et de ma vie

En revanche, il existe un sens possible à attribuer à ma vie. Se poser la question du sens de la vie veut dire qu’on ne l’a pas encore trouvé, que sa découverte n’est pas celle de quelque formule cachée mais la dissipation de la question elle-même, du problème que la vie cesse d’en constituer un. Est-ce l’atteinte d’une vie heureuse et harmonieuse, du fait qu’une telle vie ne se laisse pas décrire car elle serait de l’ordre du transcendant, de l’indicible qui suppose un rapport éthique au monde pris comme totalité par-delà les faits car pour vivre heureux il faut être en accord avec le monde.

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