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Euthanasie et autodestruction

vendredi 13 décembre 2013, par Picospin

C’est le cas des peaux, des dents et tous produits et sous produits susceptibles d’être commercialisés et rentables pour l’accumulation des richesses de ce prédateur particulièrement féroce qu’est leur si gentil cousin, avide de pourchasser les espèces jusqu’à leur extinction en mer, dans les océans, sur terre, sur glace comme les ours ou les rennes dont on arrache les cornes et tous éléments de leur corps en vue de les distribuer sur les marchés pour transformer ces produits si rares en espèces sonnantes et trébuchantes.

Bonheur ou malheur

Ces équivalents sont censés faire son bonheur ou son malheur si l’on songe aux talents, à l’imagination et à la ruse et aux technologies les plus avancées pour tuer, dépecer, dilacérer les restes de certaines espèces particulièrement attractives eu égard à leur valeur financière. Une telle attitude n’est guère éloignée d’une sorte de tentative d’euthanasie autant pour les animaux, victimes des intentions meurtrières de l’homme que pour ce dernier qui risque fort de pâtir à terme de cette folie meurtrière s’il se trouve qu’elle aboutira à leur extinction et par suite à la famine tant il est possible que notre bipède n’est pas encore prêt à renoncer à l’alimentation carnée pour s’intéresser aux autres productions de la nature susceptible de le nourrir aussi bien sinon mieux que les diverses espèces d’ores et déjà massacrées au point e disparaître de la surface du globe. A quel stade le 3è chimpanzé fit-il le saut quantique en matière de réussite évolutive avec l’acquisition de l’aptitude au langage il y a moins de 100.000 ans ?

Détruire

Depuis lors l’animal humain déploie tous ses traits particuliers – notamment son aptitude unique à détruire massivement son genre et les écosystèmes à ruiner la base même de sa propre alimentation. Génocide et holocauste écologique posent désormais la question cruciale de l’extinction de l’espèce humaine à l’instar de milliards d’autres espèces disparues au cours de l’histoire de l’évolution. Cette dernière se développe inégalement sur nos continents, nos océans et nos habitats, question majeure, essentielle pour la compréhension des modifications auxquelles nous assistons de manière plus ou moins passive. La question majeure de l’inégalité entre l’évolution des sociétés, les historiens ont renoncé depuis longtemps à y répondre, s’en tenant aux seules causes prochaines que sont les fusils, les germes et l’acier, les guerres de conquête et de l’expansion du monde industrialisé. Mais les causes lointaines, celles qui firent que les conquérants avaient les fusils et le chevaux alors que les d’autres empires n’en disposaient guère, un certain usage de la biologie prétend les expliquer par l’inégalité supposée du capital génétique – et non cognitif – au sein de l’humanité.

Inégalités

Or l’inégalité entre les sociétés est liée aux différences de milieux, pas aux différences génétiques. C’est ce que tendrait à montrer une analyse objective du fonctionnement des diverses disciplines dont les structures et l’activité interviennent de façon prioritaire dans les technologies, la production alimentaire, la domestication des plantes et des animaux sauvages puis l’augmentation des vivres par l’agriculture et l’élevage qui permet d’entretenir des bureaucraties et des artisans spécialisés dans la production des armes, l’évolution des germes caractéristiques des populations humaines plus denses favorisées par les résultats de la révolution agricole comme le suggère la forte mortalité due à des germes qui ont tué plus d’indigènes américains et non eurasiens que les fusils et les armes d’acier, sans oublier le rôle de la géographie dans la diffusion contrastée de l’écriture et de la technologie.

Cris d’angoisse

Toutes ces raisons, ces éléments mis côte à côte expliquent les cris d’angoisse et d’alerte lancés par les diverses institutions mondiales pour modifier d’urgence les conditions de l’environnement pour l’homme mais aussi pour ses partenaires et non plus ennemis dont les risques de disparition n’ont jamais été plus prégnants qu’à l’heure actuelle de la surveillance par drones, des guerres fratricides et des chasses et pêches effrénées qui secouent les continents et les mers pour y pourchasser les derniers survivants des espèces les plus menacées.