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De la grippe au football

Evènements

Et inversement...

samedi 28 novembre 2009, par Picospin

De plus en plus de personnes sont touchées par la crise, les conditions difficile de la vie quotidienne à mesure que s’approche la saison froide, jetant dehors les sans abris, ceux qui ne peuvent ni manger à leur faim, ni se protéger du froid et de l’humidité, ni même chauffer correctement leur logis lorsqu’ils on même la chance d’en habiter un.

Les fantasmes de constructions ludiques provoquent par leur absurdité et leur gigantisme une nouvelle crise financière dont la gravité n’est pas encore évaluée. Heureusement, dans ce mouvement corpusculaire qui mime le chaos sans en atteindre partout ou pas encore l’acmé, les gens sont dérivés vers des questions d’honneur, de vertu, de valeurs, termes indéfiniment répétés comme si le fait de les scander leur ôtait leur caractère angoissant. Des victimes expiatoires se présentent volontairement aux guichets de la repentance dont on veut bien espérer qu’elle a des élans de sincérité au point qu’on réclame aux coupables d’un soir d’implorer le pardon, d’aller non à Canossa mais devant le siège de l’UEFA pour demander aux dieux des ballons de les faire rouler avec les pieds plutôt qu’avec les mains. Dans ce délire, ces tricheries sans fin, les enquêtes qui de partout sont organisées pour mettre la main et plus les pieds sur les fauteurs de troubles, de désordres, de violences, il est des gens qui pensent sérieusement à réclamer la fin du football comme si, d’un trait de plume sarkozien, brownien, berlusonien, on pouvait du soir au lendemain ôter à des milliards de personnes, je dis bien des milliards l’évasion vers les stades de Rio, de Madrid, de Turin, de Londres ou de Paris, même si on estime que le gazon y pousse mal, qu’il y est trop haut, que les flaques freinent les ballons et que des supporters fidèles, parfois nerveux mobilisent des pelotons de policiers pour protéger spectateurs et joueurs. Peut-être attrape-t-on plus facilement et plus vite la grippe porcine au lieu de l’espagnole dont le souvenir à travers les générations encrasse la mémoire cauchemardesque des plus jeunes qui, heureusement n’ont ni vu ni connu les désastres de cette épidémie ayant sévi dans d’autres conditions s’attaquant à une population dénutrie, immunitairement déprimée et prompte à assimiler le premier étranger, non l’émigré venu pour travailler mais le virus arrivé pour contaminer et défier par ses mutations, son agressivité, sa virulence la science encore balbutiante des savants enfermés dans les laboratoires de Pasteur, de Planck, de Cambridge ou de Boston. A tous ceux-là on souhaite bonne chance, victoire, efficacité et obstination pour débarrasser les populations de notre 21è siècle des miasmes d’une atmosphère polluée par l’oxyde de carbone, les émanations des tuyaux d’échappement et les percées de la stratosphère par les nébuleuses chassées des vaporisateurs.