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Sous quel abri se cache Dieu ?

Existence de Dieu dans la mer des Sargasses ?

L’inconnu de l’inconnaissable ?

samedi 6 novembre 2010, par Picospin

Pourquoi sa diffusion est-elle si discrète alors que cet écrit paraît d’importance, au moins par la teneur d’un sujet relatif à Dieu ? Donc fondamental pour un certain nombre d’entre nous qui, quoiqu’il en soit de l’avenir de la science et de la philosophie, la croyance et ses conséquences sur la vie sur terre revêtent une certaine importance pour notre destinée commune si on croit à la solidarité ou individuelle si on s’adresse à la providence qui serait la relation directe entre Dieu et ses créatures.

Darwinisme ou créationnisme ?

Qu’elles soient d’essence darwinienne ou non a moins de signification dans ce contexte. Parvenu à ce terme, j’ai continué à m’interroger sur le sens de mon questionnement qui est loin de m’être spécifique, sinon exclusif. Quand à la fin d’un repas, qu’il soir « à la française » ou non, les convives commencent à reculer dans leur fauteuil, un verre de cognac ou de whisky à la main et ont épuisé les sujets de conversation à la mode sur la politique, les arts et les lettres, plus rarement sur la science, quelqu’un lance la conversation sur l’existence de Dieu. A ce moment fusent les questions sur sa réalité, ses caractéristiques, ses attributs, sa bonté, son indifférence ou même son manque d’attention à l’homme sinon aux animaux. On ne parvient pas souvent à un accord comme il est coutumier chez les politiques, dans une réunion capitale pour l’avenir de la société et de l’humanité. De fait, le sommeil gagne les cerveaux endormis par la sensation de l’inutilité, tant est flagrante dans l’esprit des gens l’insolubilité de ce problème d’autant plus que de grands esprits ont échoué à le résoudre ce qui ne saurait que nous incliner à la plus extrême des modesties.

Les bonnes occasions

Dans ces occasions, s’ébrouer comme un coq gaulois est de peu d’utilité ce qui tend à nous renvoyer de la même manière à notre lit où l’on espère s’endormir du sommeil du juste pour se réveiller 7 heures plus tard, muni de la solution du problème, leurre qui tient plus de la féérie que de l’enseignement tiré des diverses écritures dites saintes, seules capables de nous conduire sur les chemins de la béatitude, de l’honnêteté et de la bonté face à l’œuvre du diable, caché derrière un rideau quelconque et qui prend un malin plaisir à nous faire dévier de notre rectitude morale. Chaque fois que ces rencontres à visée spiritualiste conduisent ainsi à toute absence de conclusion, j’ai envie de ne plus me lancer dans des réflexions de cet ordre. Je choisis pour prétexte de ne pas en savoir assez je n’en sais pas assez pour me jeter, tête baissée dans des gouffres aussi profonds, de pensées, d’évocations et de songes. Ne ferais-je pas mieux de m’en tenir à des visions superficielles ? Pourquoi pas des observations plus simples, des références aux malheurs de gens, à mon relatif bonheur par rapport à eux et à ma chance – encore le hasard – de m’en tirer si bien alors que la maladie rôde, la vieillesse guette et me rattrape. Ne ferais-je pas mieux d’arranger mes affaires – obsèques, descendance, héritage, finances – avant de quitter ce monde à l’heure où il plaira …à Dieu de me rappeler.

Échec ?

Devant l’échec de toute solution aux questions posées, je quitte le plan de la réflexion pour m’interroger sur celle d’un changement de thématique, susceptible au moins de m’apporter quelque satisfaction intellectuelle ou morale. Depuis que j’ai pris conscience de l’avancée tragique de mon âge et par conséquent de la rapidité de mon vieillissement, de ma finitude, une course de vitesse s’est engagée entre cette borne d’existence et ce qu’il me reste à faire pour terminer "mon programme ». On sait l’importance que prend cette notion dans la vie scolaire des enfants, être enseignés par excellence et des enseignants dont l’angoisse de ne pas pouvoir achever les sacrés programmes de l’éducation nationale se lit dans chaque tressaillement de leurs cils, de leurs muscles du visage. Ils se comportent comme si le but de leur existence professionnelle devait être de finir ce qui avait été commencé et qui ne repose que sur les bases artificielles, mouvantes et meubles d’une vision chronologique de l’histoire où le calendrier tient lieu de référence bien plus que les évènements qui lui sont référés.

Investigations

Au terme de mes investigations neuroscientifiques, je me suis demandé si je faisais bien de m’acharner à travailler sur un problème insoluble depuis si longtemps et à perdre mon temps à vouloir répondre à une question qui reste sans réponse chez les humanoïdes vivants ayant la conscience de vivre, au minimum de reconnaître leur visage dans un miroir. Derrière cette question, en surgit immédiatement une autre : est-ce que ce questionnement est utile ou une monstrueuse perte de temps alors qu’il y a tant de choses à faire, comme le disait le Président Mitterrand peu après son élection avec le talent et la duplicité qu’on lui connaît et reconnaît. On pourrait immédiatement ajouter que penser à l’existence de Dieu, s’intéresser à nos origines, qu’elles soient païennes ou monothéistes, n’est pas plus vain et inutile que de jouer aux échecs et a fortiori au bridge qui rassemble autour de tables carrées recouvertes de tapis verdâtres, des retraités en quête de questions et de gloire et qui tentent de tuer un temps qui leur échappe comme anguille frétillant dans la mer des Sargasses par temps calme, mer plate où ne s’exercent que les forces de Coriolis pour animer de leurs tourbillons les courants laminaires de l’Atlantique.

Effroi des navigateurs

Les anciens navigateurs y guettaient les pieuvres monstrueuses dont à l’époque on ne connaissait guère la redoutable intelligence contenue dans ses tentacules. Elles se confondaient avec la surface de l’immense prairie marine d’algues gigantesques, tranquille, véritable lac, immobile, au point d’être considéré comme sans vie, jungle flottante sans chlorophylle, abandonnées même par les dieux qui soufflent le zéphir. Revenu de mes expéditions lointaines, j’ai encore le loisir et le temps de me demander si je dois cultiver mon jardin ou entretenir mes neurones, élever mes tulipes ou entretenir mes synapses ?