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Marchands de masques et vaccins ?

Faillite des vaccinations

Qui vaccine et qui est vacciné ?

mercredi 6 janvier 2010, par Picospin

Il pense que si l’on avait moins crié au loup, les gens se seraient moins méfiés du vaccin. A force de crier au loup et de dramatiser, l’effet inverse s’est produit, et les gens ont fui le vaccin et les masques. Rappelons que l’été dernier, on pensait qu’il y aurait entre 30.000 et 40.000 morts, alors que nous n’avons – et heureusement – que 200 décès à déplorer aujourd’hui.

Une maladie bénigne ?

Quand les Français se sont rendu compte que cette grippe était bénigne, ils ont ignoré les recommandations ce qui est dommage car du fait de cette communication imparfaite, davantage de citoyens auraient pu être vaccinés. L’erreur a été de dramatiser une situation qui n’aévait pas besoin de ce coup de pouce pour affoler les populations qui n’ont pas voulu suivre les recommandations des divers organismes publics et privés. Ils ont jeté de l’huile sur le feu sans que ces alertes aient eu le moindre effet sur des populations déjà sensibilisées aux catastrophes naturelles comme celle du tsunami resté dans toutes les mémoires. On savait que la grippe A ne serait pas plus dangereuse que la grippe traditionnelle ! Il aurait fallu dire aux gens que cette grippe serait très contagieuse mais pas plus dangereuse. Il est légitime de se faire vacciner chez votre généraliste, de prendre certaines précautions, mais dans le calme.

Exclusion de la médecine de ville

Dans cette optique, le gouvernement a commis l’erreur d’exclure la médecine traditionnelle du champ d’activité de la vaccination. Cette mesure a dissuadé les clients habituels des médecins de famille de s’en écarter puisqu’ils avaient été répudiés et considérés comme non-conformes au profil du médecin souhaité pour ce type d’intervention. Cette décision, opposée à toutes celles qui ont été prises dans d’autres pays a été catastrophique puisqu’elle a parqué dans des centre de vaccination, par moment surchargés et encombrés les volontaires recrutés à ce moment pour recevoir le vaccin protecteur. Le gâchis consécutif à cette gouvernance chaotique s’est soldé par des dépenses superflues en ce qui concerne le Tamiflu qui continue de poser la question de son efficacité et de son innocuité, les masques disponibles capables d’équiper plusieurs armées napoléoniennes, ce qui fait un total de dépenses prises en charge par un Etat aux bords de l’asphyxie et de la faillite représentant plus que la totalité des déficits des hôpitaux français et trois fois plus que le plan cancer. On est obnubilé par le principe de précaution, qui fait perdre toute prudence. Cela me rappelle les millions de morts que l’on annonçait avec la survenue de la maladie de Creutzfeldt-Jakob. Quinze ans après, on en dénombre à peine une dizaine.

Des balanciers immobiles

Les organisations gouvernementales n’ont pas joué le rôle de balancier qui leur incombait et qui aurait du, avec un peu plus de recul et de sagesse limiter les dégâts financiers et éthiques du fait du comportement discutable des négociations actuelles avec les laboratoires ayant reçu les commandes pharaoniques d’un gouvernement aux abois et cédant trop facilement à la panique. A propos du principe responsabilité et précaution, Hans Jonas s’interroge sur l’éthique d’avenir immanente « qui seuls font partie de l’éthique rationnelle ». Il s’agit de garder à l’esprit en permanence le souci prévoyant du législateur et de l’homme d’état pour le bien futur de la communauté civile. Sur l’aspect politique de l’homme d’état pour le bien futur de la communauté civile, la théorie antique reste muette. En dehors de la philosophie, quelques enseignements se dégagent de l’éloge des grands législateurs comme Solon et Lycurgue ou d’un homme d’état comme Périclès.

Les travaux du législateur

Le législateur doit-il être loué plus pour la permanence de sa création que pour sa planification par avance de quelque chose qui doit seulement devenir réalité pour ceux qui viennent après et qui est encore inaccessible à ceux qui actuellement partagent sa vie. Le meilleur état est également le meilleur à l’avenir parce que dans son équilibre interne il est le garant de l’avenir en tant que tel et qu’ensuite il est le meilleur de l’avenir parce que les critères d’un bon ordre ne changent pas, parce que la nature humaine de change pas, comprise qu’elle est avec ses imperfections dans la conception d’un ordre politique viable ce qui doit être la conception d’un législateur sage. Socrate a reproché à Périclès moins l’échec de ses entreprises grandioses plus tard après sa mort que l’effet de ces dernières sur la tête des Athéniens par la perversion de leurs vertus civiques. La prévoyance de l’homme politique consiste dans la sagesse et dans la mesure qu’il consacre au présent. Il lui incombe de faire ses preuves dans un avenir semblable au présent et il doit comporter sa propre justification tout comme le présent lui-même, écrit en conclusion Hans Jonas.

Questionnement éthique :

1. Comment peut-on se permettre de transformer une ministre de la Santé en marchande d’équipements médicaux ?

2. Pour quelle raison et à la suite de quelle évaluation, le gouvernement français s’est-il engagé à commander beaucoup plus de vaccins et de matériel médical que la plupart de ses voisins européens ?

3. Pour quelle raison a-t-on interdit aux médecins de famille de vacciner leurs patients alors qu’ils étaient disposés à s’acquitter de cette tâche avec dévouement ?

4. L’exhumation du principe de précaution permet de jouer la carte de l’extrême prudence, attitude qui risque de conduire à des outrances dans cette voie et non à des décisions équilibrées prenant en compte l’équilibre entre risques, cout et avantages. Pourquoi cette position n’a-t-elle pas été adoptée par le gouvernement ?