Ethique Info

Accueil > Société > Faut-il des ordinateurs pour abattre les animaux selon des rites religieux (...)

Les vieux démons repeuplent-ils croyants et infidèles ?

Faut-il des ordinateurs pour abattre les animaux selon des rites religieux ?

Massacrer les animaux est une chose, les ritualiser pour les manger en est une autre

jeudi 8 mars 2012, par Picospin

La rencontre entre ces deux générations devenait inévitable. Elle s’est faite autour de l’enseignement ce qui était la manière la plus naturelle et la plus efficace, la plus rentable aussi de renouveler les méthodes d’enseignement dont certaines dataient de plusieurs dizaines d’années sinon de siècles.

Correction de copies

C’est ainsi que les profs continuent de corriger des copies, activité qui mobilise un temps considérable, incompressible et qui semble constituer leur activité principale aux dépens des précieux moments de réflexion et d’élaboration de l’enseignement, du contact entre enseignés et enseignants ce qui est après tout le but de cette rencontre unique entre transmetteurs et récepteurs du savoir. L’utilisation des moyens modernes de l’écriture et de la lecture permettrait sans doute d’économiser le temps précieux que prend le déchiffrage des écritures impossibles pour les faire passer des formes approximatives dessinées par les élèves à la conscience de leurs lecteurs qui passent des heures à tenter de faire apparaitre à la signification les gribouillis des apprenants. Le remplacement de ces dessins dérivés des brouillons informes des SMS par une rédaction désormais exprimée en caractères d’imprimerie mettrait en dénominateur commun les résultats plus que les intentions des nouveaux apprentis sorciers tentant de brouiller la vue des lecteurs attentifs et encore bien intentionnés que sont restés les enseignants au contact de leurs élèves.

Pourquoi faire ?

Cette technique est déjà largement utilisée aux Etats-Unis où les jeunes connaissent depuis longtemps le maniement du clavier et des ordinateurs pour l’avoir appris de leurs camarades ou formateurs. A ce propos, on se demande comment la population française a accédé à l’usage de la microinformatique que personne n’enseigne encore de façon systématique et complète. Il s’agit pour le moment d’un apprentissage sur le tas, ce qui a l’avantage et le mérite de former des « self-made men and women », sortes d’autodidactes d’un nouveau monde qui ne pouvaient s’offrir ni le tarif prohibitif des enseignements ou aides collectifs en informatique ni a fortiori les leçons particulières à domicile pour des sommes compatibles avec les émoluments des vedettes du football qui n’ont certes pas besoin de ce mode d’éducation. Ce sont leurs pieds et jambes qui depuis longtemps ont pris la place des doigts et du cerveau. L’introduction des machines Dell, HP, Apple, Assur ou Acer dans l’instrumentation d’une éducation rénovée paraît donc être un événement plus important pour l’avenir de nos enfants que la discussion par l’incompétence sur les conditions d’absorption et d’assimilation de la viande après qu’elle eut été obtenue par abattage d’animaux domestiqués qu’il importe surtout de ne pas souffrir avant leurs derniers instants.

Tourner sur circuits

A ce propos, il semble que les interventions sur ce sujet par des ignorants des cultures, civilisations, us et coutumes étrangères soient et aient été particulièrement inconvenantes en raison même d’une expertise et d’une expérience insuffisantes pour pontifier – si l’on peut dire – au sujet des techniques d’abattage de nos chères bêtes qui ne peuvent plus – parait-il - aider leurs maitres en agriculture à nourrir leur famille, les obligeant à déserter les campagne pour se réfugier dans les cités. L’auteur des considérations sur les techniques et rituels de mise à mort étant plus occupé à parcourir en voiture de course le circuit du Mans, on se demande pour quelle raison il a cru pertinent de prendre la parole pour expliquer comment il fallait s’y prendre pour éviter d’introduire le religieux dans la ritualisation du passage des vaches ou poulets de vie à trépas. « La viande n’est halal que pour les musulmans, puisque eux seuls y attachent une importance. Pour les autres, c’est comme écouter de la musique sacrée : on peut apprécier une messe de Mozart sans être catholique. On éprouve plus de considération pour des vaches dont on mange la viande que pour des hommes dont on ne partage pas la foi. Ce n’est ni laïc ni logique. Et ça manque autant de bons sens que de simple humanité. » ont répliqué des commentateurs.