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Les formes de l’éthique

Faut-il plus ou moins d’éthique ?

Avons-nous besoin d’éthique ?

lundi 5 janvier 2009, par Picospin

Cette tradition s’affirme chaque jour avec le développement des recherches et découvertes les plus extraordinaires, tellement spectaculaires qu’elles entrainent les profanes, candidats à de futures maladies à penser et surtout à espérer qu’ils pourront vivre très longtemps, quitte à imaginer l’impossible c’est-à-dire à croire en leur propre immortalité.

Immortalité ou éternité

L’éternité, il est prématuré d’en parler car nous entrons là dans un domaine philosophique, métaphysique, religieux qu’il serait manifestement trop long et trop complexe de développer. La médecine, les sciences biologiques constituent le squelette sur lequel s’appuient les différents muscles et organes de l’être humain, fasciné actuellement par des recherches entreprises dans le domaine des cellules souches capables de régénérer les organes défectueux ou vieillissants. Sans oublier les techniques d’investigation qui permettent de regarder à l’intérieur et de l’intérieur le corps humain comme si on se trouvait à l’intérieur de ses structures complexes tant la reconstitution tridimensionnelle à partir d’images obtenues à l’aide de l’Imagerie par Résonnance Magnétique Nucléaire permet d’obtenir des photographies des organes du corps non seulement sur la base d’instantanés photographiques mais encore de séquences animées. Ces dernières ouvrent la voie à une étude instantanée « on line » du fonctionnement des organes et donc au repérage des structures en état de dysfonctionnement susceptibles d’être réparées ou remplacées comme on le ferait d’une simple pièce d’automobile ou d’avion. Après avoir imaginé que l’éthique était une discipline terne, triste, incompréhensible, dérivée de la philosophie et partant inutile, la demande d’une éthique rénovée, nécessaire sinon impérieuse commence ou continue de se développer dans la plupart des cultures.

Une nouvelle éthique

La Société s’est aperçue que sans son assistance, son appui, la vie serait difficile voire impossible tants son absence risque d’être génératrice de conflits, de heurts, de désorganisation sinon de comportement anarchique. Prenez l’exemple de ce qui vient de se passer avec les prêts concernant les « subprimes » qui auraient déclenché la cascade des évènements responsables de la crise financière qui, des Etats-Unis à l’Europe s’est répandue à la vitesse d’un TGV sinon d’un avion supersonique ou d’une navette spatiale. Bourses, banques, entreprises, économies se sont effondrées comme châteaux de cartes plongeant dans la surprise, l’incompréhension, la désolation, sinon la misère des familles entières sommées de quitter leurs maisons, de vendre leurs biens, de coucher sous les ponts. On a avancé comme explication de ce raz de marée la perte de confiance des banques entre elles qui refusaient dorénavant de s’entraider pour prêter des fonds chacune cachant à l’autre ses propres avoirs. Ce qui vient d’arriver aux établissements bancaires risque bien de toucher d’autres entreprises en raison de la dérèglementation des relations commerciales administratives, juridiques sans qu’aucun garde-fou ne vienne freiner les instincts primaires d’hommes dont la plupart ont égaré ou perdu toute référence à un comportement éthique ou moral dans une société d’où dieu se retire progressivement s’il ne l’a déjà abandonnée totalement corps et biens. Faut-il impliquer l’absence de dieu dans les dérives qui ont conduit les médias, encore tout récemment en France, à s’acharner sur des groupes d’individus pour les accuser de toutes les fautes et péchés sur les êtres les plus vulnérables, c’est-à-dire les enfants les plus innocents ? La vindicte de la foule n’a pas hésité à accuser, à trainer dans la boue, à déshonorer des citoyens dont la suite des procès a démontré l’innocence.

Destruction de vies

Ce faisant, on a détruit des vies, dissous des foyers, placé au banc de la société des homme et des femmes qui avaient pour seul défaut de faire partie des humbles, des plus modestes, des plus naïfs ou des plus innocents, incapables de se défendre contre l’appareil médiatique et judiciaire tous deux ligués – on espère pour une fois seulement – contre le scrupule et l’honnêteté. On l’aura deviné, cette diatribe concerne une presse hautement médiatisée plus désireuse de choquer pour vendre que de chercher la vérité que ce soit à travers le procès d’Outreau ou les accusations sans fondement contre un homme politique et médiatique à la fois, le maire de Toulouse, Dominique Baudis. Est-ce que ces mouvements d’opinion, ces marées qui submergent puis déchainent la tempête sont de nature à apporter le bonheur qui, pour la plupart des philosophes devient la clé de voute du système de pensée impliquant enthousiasme pour la vie, exaltation, rayonnement à travers les tentatives de reconquête de la spiritualité, de la recherche de la vérité, sinon de l’accès à l’autonomie. Si elle ne se révèle pas totale, du moins le premier pas d’approche, si menu soit-il, constitue déjà une approche incomplète vers une lumière qui reste à définir et qu’a tenté de nous apporter toute une période de l’histoire dans le but de faire sortir l’humanité de l’obscurantisme. Reste qu’il faut trouver un moyen de réfreiner l’enthousiasme infini de Prométhée dont la voracité menace d’avaler, crues, les âmes fragiles et innocentes de tous ceux qui sont sans défense devant l’agressivité et souvent la cruauté de certaines technologies.

Questionnement éthique :

1. Y-a-t-il une différence entre éthique et morale ?

2. Si oui, laquelle ?

3. Quel est le rôle de l’éthique ?

4. Est-ce que la terreur devant les nouvelles technologies est justifiée, d’autant plus que l’homme manque actuellement des repères traditionnels pour se diriger dans un monde confus, contradictoire, sinon chaotique ?