Ethique Info

Accueil > Société > Civilisation > Faut-il une éthique pour fabriquer des voitures ?

Faut-il une éthique pour fabriquer des voitures ?

mardi 29 septembre 2015, par Picospin

Le montant de l’amende qui pèse sur le groupe allemand est énorme, sans compter les actions en justice qui pourraient être intentées par des groupes de particuliers, comme savent très bien le faire les groupes américains.

Une bonne affaire ?

Depuis le début de cette affaire, de nombreux pays se sont engouffrés dans ce créneau. Ils ont profité de la brèche créée par cette tricherie et comptent bien en profiter pour se livrer à une concurrence rehaussée par la chute d’une grande marque de voitures pour redorer un blason qui en avait besoin pour inaugurer une nouvelle ère de prospérité en profitant de la chute d’un concurrent qui avait depuis longtemps occupé le terrain de leader dans sa catégorie sinon de toutes les autos vu l’étendue et la diversité des fabrications issues de ses usines.

Un vrai plaisir

Déjà, de nombreux pays se délectent de cette situation qui permet d’abattre un compétiteur, un rival d’importance sinon un des plus importants. Outre les États-Unis, la Corée du Sud, l’Italie, la France, l’Allemagne et le Mexique ont annoncé qu’ils procédaient à une enquête. Après ces révélations, le groupe a fait savoir lundi qu’il allait cesser de commercialiser les modèles diesel de ses marques VW et Audi aux États-Unis ce qui représente près du quart du total des ventes de Volkswagen sur le marché américain, qui sont au cœur de la polémique.

Une tromperie massive

Le groupe a reconnu avoir massivement trompé les contrôleurs américains sur les niveaux d’émissions polluantes de ses véhicules diesel produits en Amérique, confirmant les accusations portées par lAgence de ’protection de l’environnement américain. Le constructeur allemand a avoué avoir utilisé un logiciel interdit, très sophistiqué pour manipuler les données indiquant les émissions réelles de ses véhicules. Après cet aveu, l’entreprise encourt une amende de plus de 30 000 euros par voiture vendue aux Etats-Unis depuis 2009, soit sur un total de près de 400 000 véhicules, ce qui porte le montant de l’amende à près de 220 milliards de dollars, somme astronomique, même pour un énorme groupe qui vient de dégager près de 200 milliards d’euros de chiffre d’affaires.

De fortes sommes et des plaintes

Les coûts éventuels de réadaptation des voitures pourraient se chiffrer à des milliards d’euros, surtout si on y inclut les plaintes éventuelles de clients ou de groupes de clients floués.

Un salon en berne

En Allemagne, en plein Salon de l’automobile de Francfort et alors que Volkswagen était jusqu’ici une fierté nationale, la presse locale parle de « désastre », « choc », « débâcle ». Cette éventualité pourrait devenir réalité si l’on envisage la probabilité que ce logiciel puisse être diffusé pour être utilisé chez d’autres constructeurs automobiles amis ou concurrents féroces de la première marque allemande. Il s’agit de Toyota en particulier, vieux rival de VW qui pourrait se frotter les mains devant la chute spectaculaire de son concurrent le plus sérieux.

Un urgent besoin d’éthique

Cette affaire illustre une fois de plus l’importance du rôle joué par l’intrusion de l’éthique dans la plupart des activités humaines surtout dans des domaines liés à la santé, voire au risque de mort. C’est le cas de la conception et de la fabrication des voitures dont les accidents peuvent être redoutables, le freinage inefficace, source de dangers mortels et les dégagements de déchets polluants entrainer à terme le décès de nombreux automobilistes et autres citadins.

Éthique ou protection par la loi ?

Dans ces compartiments, la loi ne suffit pas à endiguer les conséquences des fautes, erreurs et tricheries. Il faut responsabiliser la totalité des personnels engagés dans le fabrication de ces engins afin que conscience soit prise de planter entre les actions des hommes producteurs et les consommateurs potentielles victimes de négligences coupables ou tricheries volontaires la barrière de la morale sans laquelle aucune relation humaine ne pourrait plus s’effectuer sur des bases saines, justes, fiables sans entamer la confiance des uns envers les autres.