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Féérie sur les hauts plateaux de l’Afrique

jeudi 8 septembre 2011, par Picospin

Après une explosion d’informations sur les us et coutumes de ce fleuron de l’industrie chimique, le sujet a disparu des colonnes de la presse et des autres médias pour voguer, toutes voiles dehors sur des océans souvent tourmentés dont l’abus de nourriture encouragent les voyageurs des croisières à se débarrasser aussi vite que possible du trop plein d’aliments, on dit mieux nutriments avalés en toute hâte avant que l’agitation de la mer ne force les passagers à rendre aussi vite qu’ils l’avaient ingurgitée, la substance apportée avec componction à la table des galas.

Donc le Laboratoire a disparu des colonnes aussi vite que les éventuelles plaintes contre les habitudes éthiques qui y étaient pratiquées sous les bons auspices d’un directeur encore valide malgré son âge respectable. A une époque où tout le monde veut ressembler à un fil de fer, cette entreprise apporte son aide et son soutien à la maigreur, sinon à la cachexie ce qui augmente d’autant la valeur financière des mannequins qui se pavanent au cours des présentations de mode au milieu d’une éventuelle clientèle venue du monde entier pour gouter aux charmes de la mode française si prompte à tirer à soi la gloire de l’innovation, la qualité des gravures et la finesse des traits présentés sur photographies, caricatures et dessins. On chercherait en vain dans l’analyse des articles, la moindre allusion à l’éthique, cette partie de la philosophie qui définit mieux que les autres l’intérêt pour autrui, pour son prochain même si ce dernier se réfugie ailleurs, hors de l’espace habité par ses semblables plus fins, plus transparents, plus diaphanes et pour tout dire plus squelettiques ce qui devrait en potentialité leur permettre de courir plus vite les marathons de Paris, New York ou Boston. Tous ceux-ci restent confisqués par les longilignes spectres descendus des hauts plateaux africains qu’ils parcourent de leurs longues et fines jambes musclées et décharnées, de leurs poumons en permanente surcapacité en oxygène absorbée en raison de sa rareté aux altitudes les plus élevées. Ce qui est rare est cher. C’est le cas de cette substance sur les hauts plateaux où il fait bon s’entrainer le matin pour acquérir de l’endurance, de l’aisance et de la vitesse, toutes qualités que l’on pourra ensuite utiliser plus bas au grand bénéfice des champions qui ne cessent de confisquer les places d’honneur, les podium, comme on dit maintenant puisque cette autre situation en altitude désigne les meilleurs, les champions les records ovationnés par une foule en délire, étonnée par la qualité des performances réalisées. On attend le jour où le laboratoire en question, plein de questionnement éthique délivrera aux pratiquants de la course grecque légendaire les moyens de se hisser aux sommets non seulement des plateaux mais aussi de la hiérarchie mondiale pour le plus grand bénéfice et la gloire des sportifs qui auront ainsi servi, sinon honoré leur pays. A l’instar de la direction du Laboratoire dont on vient de parler ?