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Fermetures plus fréquentes qu’ouvertures au monde

mardi 31 juillet 2012, par Picospin

C’est ce qui se passe actuellement pour les liens qui unissent ou unissaient les Pays Bas à la France par le biais de sa représentation culturelle condamnée à mort pour des raisons financières ou économiques.

Il est loin le temps où la Hollande était proche du cœur et surtout des yeux des Français qui se rendaient en masse à Amsterdam, au Kröller-Müller ou à la Haye, sinon au musée Frans Halls pour y analyser les scènes domestiques les plus intimes révélées par les peintures des maitres petits et grands éclairant d’une nouvelle lumière les personnages dansant sur la glace des lacs et étangs gelés, les vaches tranquilles en train de paitre sur les horizons verdoyants des immenses plaines du plat pays si souvent chanté par les exilés en mal de romantisme, de nostalgie et de chaleurs du foyer familial. De même, avons-nous pleuré la fermeture puis la disparition d’un des centres Goethe à Paris qui avait contribué à l’amélioration des connaissances d’une Allemagne méconnue du fait de son histoire tourmentée, de ses conflits répétés avec la France et le monde et de l’ignorance chronique de sa langue fermant définitivement la culture de ce pays à l’accessibilité des jeunes et des plus âgés à une littérature d’exception, aux impressions d’un Stefan Zweig avant sa disparition programmée au début de la guerre. Au moment où l’Europe se construit ou veut se construire n’est-il pas opportun de rappeler que l’individu est considéré par beaucoup comme un produit de la société, voire une émergence de l’individu à partir du collectif qu’est la société, à partir de laquelle pourraient se former des valeurs qui ne sont pas nécessairement l’opposé des normes. Ces dernières seraient issues de l’activité où se déterminent conjointement les fins et les moyens, autrement dit ce qui est désirable et ce qui et digne d’intérêt, tous objectifs tentant d’atteindre le bon, le beau, le bien, ce à quoi nous tenons hors ou à l’intérieur de nos communautés et élaborés dans l’intention de construire nos valeurs. Elles seraient conçues en termes de processus mentaux, de préférences arbitraires ou de principes abstraits, pour aboutir aux valeurs, qualifiées de choses qui se produisent dans le monde en tant qu’évènements concrets dont l’étude consiste à observer des comportements actifs et des attitudes assumées. Leurs caractéristiques pourraient ou devraient être soumises aux méthodes de l’enquête, préalable indispensable à toute décision pratique et à la solution de dilemmes moraux, seules habilitées à figurer dans le contexte d’une éthique située. Comment la positionner dans le cadre de la normativité, faite de normes, exigences, devoirs, raisons et justifications. N’y a-t-il pas lieu de jeter des ponts à la convergence de la philosophie, de l’esprit et de l’action, de l’épistémologie, de l’éthique normative et de la métaéthique, entre les domaines pratiques, épistémiques et affectifs de la pensée. Ne conviendra-t-il pas d’interroger la normativité sur ses capacités à s’appliquer à l’action, la croyance et les sentiments et aux connections susceptibles d’être établies avec les croyances, les sentiments et l’action ? Comment résoudre les problèmes posés par les structurations de la vertu en éthique et en épistémologie, les émotions, vertus et vices. Dans ces interrogations sur nos comportements et les affects qui les inspirent partiellement, comment situer l’apport des neurosciences sur l’itinéraire des dispositions à se comporter moralement ? Serait-il sélectionné par l’évolution, comme le pensent certains dans l’ombre et encore plus la lumière projetée par Darwin et ses héritiers sur les mécanisme ayant abouti à la succession de nos transformations, ruptures et bouleversement ? Comment y faire glisser la morale comme équité, sacrifice ou excellence ?

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