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Quelles leçons à tirer de l’éthologie, étude du comportement des animaux ?

Fidélité conjugale : mythe ou réalité ? L’exemple des animaux

Comparaison entre humains et animaux : quelles différences,

dimanche 30 mars 2008, par Picospin

Vous n’avez qu’à observer et étudier les comportements des oiseaux, des campagnols, des singes les moins connus, des renards pour vous apercevoir que 10 à 70% d’entre eux ont été engendrés par quelqu’un d’autre que le mâle présent au foyer. Comme cela a été très bien formulé par un chercheur, les bébés ont leur petite enfance, les adultes leur adultère. Un couple de psychiatres qui a écrit un livre passionnant sur le Mythe de la Monogamie a décrit une scène dans laquelle un personnage se plaint à son père des batifolages de son mari.

Une réponse cinglante

La réponse immédiate, assez cinglante fut difficile à supporter pour la jeune femme à laquelle il fut dit que si elle voulait vraiment avoir quelqu’un de fidèle à ses côtés, elle aurait du épouser un cygne. Cette répartie ne lui a certainement pas fait que du bien. D’autant plus que nous savons maintenant que les cygnes sont également capables de tricherie. Dans ces conditions, la situation qui aurait rassuré cette dame au mieux eut été d’envisager une union avec une espèce appelée « Diplozoon Paradoxum » qui n’est rien d’autre qu’un verre de terre plutôt aplati qui vit dans les branchies d’un poisson d’eau douce. Dans cette espèce, les mâles et les femelles se rencontrent pendant l’adolescence ce qui crée chez eux une véritable fusion ce qui leur permet de rester fidèles jusqu’à leur mort. C’est la seule espèce que je connaisse dans laquelle on observe une fidélité absolue.

Des cadeaux de mariage

Ce comportement exceptionnel n’empêche pas les autres espèces de payer pour établir une relation d’ordre sexuel. C’est ce qu’ont décrit des scientifiques polonais et tchèques au sujet d’une variété de pies qui s’accouplent comme le font 90% des oiseaux pour se reproduire. C’est dans ces circonstances que le mâle de cette espèce offre des cadeaux à sa partenaire à titre d’un présent de mariage. Ce peuvent être des rongeurs, des lézards, de petits oiseaux, des insectes qu’il attache à des bâtons. Quand cet oiseau éprouve un désir violent pour une éventuelle maîtresse, il est capable de lui offrir un kebab bien plus gros que celui qu’il avait destiné à son épouse légitime. Dans sa tête, il pense, comme maintes personnes que plus le cadeau est cher, meilleures sont les chances de succès. Quel que soit le lieu commun de l’adultère et quelle que soit l’avidité avec laquelle les animaux s’engagent dans cette voie, quand ils en on l’occasion, personne n’a envie d’approuver ce type de comportement. Les humains seraient les seuls à s’élever contre cette provocation qu’elle soit réelle ou seulement perçue.

Provocations et blessures

Combien de femelles babouins n’ont-elles pas perdu une oreille ou des lambeaux de fourrure à cause de la colère de leur partenaire jaloux, plus fort qu’elles. L’histoire des scarabées est encore plus drôle quand on songe à leur comportement de couple après leur engagement de fonder une famille. Le mâle attire parfois une autre femelle sinon deux ce qu’il fait à ses risques et périls. Dans une des expériences réalisées chez cette espèce, la femelle a été attachée près d’un même qui a profité de cette occasion pour répandre les phéromones en vue d’attirer d’autres femelles. Dès qu’elle a été libérée de ses entraves, la femelle qui était restée immobile s’est sauvée à toute vitesse et a mis K.O son bourreau en le maintenant sur son dos au milieu des ses excréments. Ce fut à la joie de son observateur, le Dr Barash qui a pensa que cette attitude était la bonne.

Questionnement éthique :

1. Quel peut être le rôle de l’éthologie pour la détermination des conditions nécessaires à la survie d’espèces animales menacées ?

2. Comment reformuler une pensée sur la détention des animaux captifs en zoo, des animaux de rente dans les élevages ou des animaux familiers ?

3. Quels enseignements tirer des observations des systèmes vivants ?

4. Que penser des réflexions de Maurice Maeterlinck dans la « Vie des abeilles » sur l’animal quand il écrit qu’il ne faut pas se hâter de tirer des conclusions applicables à l’homme car il a la faculté de ne pas se soumettre aux lois de la nature ?

5. A-t-il raison ou tort d’user de cette faculté ?

6. Que pourrait-il se passer quand l’homme aura cessé de projeter sur l’animal les a priori à la mode du temps quand on songe que des économistes ou des industriels ont évalué en coûts, investissements, bénéfices, rendement, gains ou pertes de calories les résultats de la chasse pratiquée par une seule ou plusieurs lionnes ? Restez assis : cette comptabilité serrée montre que la lionne a intérêt à chasser seule car ses investissements sont inférieurs à ceux qu’exige en calories la totalité de trois lionnes chassant ensemble !!!.