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Froid dans le nord, chaleur dans le sud. Et ailleurs ?

mercredi 13 juillet 2011, par Picospin

Les uns ont plutôt froid dans le nord avec des températures qui incitent plus à allumer les feux dans sa cheminée qu’à utiliser une climatisation qui coute cher et rafraichit mal.

En Afghanistan, des soldats français tombent dans les pièges tendus par les militaires ou combattants afghans à un rythme de plus en plus élevé, en tout cas suffisant pour que des questions se posent, des tactiques soient remises en question et que de sérieux mouvements se lèvent pour s’interroger sur les tenants et les aboutissants d’une guerre qui n’en finit pas au point de se demander sérieusement s’il ne faut pas se poser la question de la terminer au plus vite, quitte à laisser à Khadafi la possibilité d’une négociation pour un départ qui garderait intacte sa réputation, son honneur s’il y a lieu et surtout sa vie sauve. Il n’en est que plus étrange de constater qu’aux réceptions grandioses, pharaoniques réservées à ce curieux personnage autrefois, lors de sa visite à Paris, suit une période d’attaques vives contre ce « fauteur de guerre » qui ne mérite que le sort réservé aux dictateurs qui tentent d’assassiner leur propre peuple. Dans cette affaire une très intelligente et sensible ancienne Ministre ne s’est pas fait faute de jeter l’anathème sur ce personnage haut en couleurs mais bas dans la moralité. On ne sait que faire de cette figure encombrante qui agite les chancelleries et embarrasse les ambassades après ses tentatives avortées et réussies d’attentats contre des avions de ligne sur lesquelles circulaient des passagers qui n’avaient nullement mérité la mort ni le sort tragique des aéronefs tombant du ciel comme objets inanimés devenus tout soudain d’étranges missiles inanimés. A l’inverse de cette attitude, est-il plus justifié de saluer la performance de la nouvelle élue parmi les écologistes ? Elle suscite un espoir de changement réel du fait de sa hauteur de vue venue du nord de l’Europe, de son travail exemplaire de juge et d’une certaine intégrité qui manquait jusqu’à maintenant de façon surprenante et peu éthique dans le concert des hommes et femmes d’état, ces dernières étant plus réclamées que les premiers pour équilibrer la disproportion du nombre de femmes dans les assemblées politiques. Au seuil de l’année sociétale nouvelle, il n’est pas indifférent que se lèvent de gens de bonne volonté dont les motivations ne sont ni toujours ni constamment guidées par le bénéfice personnel et matériel. C’est dans ce cadre qu’une chance unique est offerte en France à cette juriste de haut vol, au verbe clair et à l’accent inusité, que l’on sent capable de remuer les anciennes boues accumulées par les vieux rhumatisants qui pourraient saisir une chance de rédemption dans cette élection miraculeuse, juste et bien venue.