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Frontières, immigrants, prédateurs et chemins des phéromones

mercredi 2 mai 2012, par Picospin

C’est cette diversité autrefois faite en France de peuples d’origine latine qui a permis de construire le fameux creuset si richement apprécié aux Etats-Unis où il avait suscité un enthousiasme qui a été à l’origine du fameux melting pot offert jadis au monde comme modèle d’intégration, d’assimilation sinon de cohabitation féconde, dynamique et inventive.

Terreur devant autrui

Il est curieux que cette manière de considérer les assemblages de peuples d’origines éparses suscite plus la crainte, sinon la terreur que les occasions de se connaître offertes par la confrontation des habitudes, des traditions, des spectacles sinon plus simplement des plats à déguster ensemble dans le partage, l’amitié, la convivialité et le sentiment d’appartenance à une même communauté, celles des hommes et des femmes qui, ensemble, ont la possibilité et l’occasion d’échanger leurs recettes moins de cuisine que de mœurs, de règles de vie d’habitat ou de style d’existence, sinon d’éducation pour l’avenir des jeunes, de cette postérité à laquelle les plus anciens se doivent d’apporter leurs richesses, leurs pensée, leur philosophie, leurs modes d’expression à la faveur de la littérature, des arts et tous les modes d’expression. Vouloir s’enfermer dans une tour d’ivoire, construire des barbelés pour empêcher l’autre de regarder par-dessus la barrière ce qui se passe au-delà de la frontière ressortit à un acte et une intentionnalité de crainte, de peur, de terreur à l’instar de la panique causée par l’arrivée d’animaux prédateurs envahissant le territoire des hordes qui y circulaient déjà à la recherche de leurs moyens de subsistance.

Arrosages

Elles s’empressaient d’arroser leur fief de leurs phéromones, ce signal si particulier, odeur particulière de crainte que l’autre race puisse l’envahir à l’issue de batailles gagnées par les mâles pour y conquérir les femelles choisies pour installer confortablement leur famille, à l’abri des agressions climatiques, des disettes alimentaires ou des invasions venues d’ailleurs. Cet ailleurs inspire une frayeur, sinon une épouvante à certains, stigmate d’une paranoïa où le pathologique domine, et de loin, un comportement normal, assagi et accueillant envers un autrui paré moins de vertu que de défauts et porteur de menaces capables d’atteindre l’intégrité, l’existence même des collectivités plus que des communautés. Ces phéromones, substances chimiques émises par la plupart des animaux, et certains végétaux, qui agissent comme des messagers entre les individus transmettant aux autres organismes des informations qui jouent un rôle non négligeable dans l’attraction sexuelle. Ce médiateur de la communication est produit par des glandes exocrines, ou sécrétées avec l’urine, et sert de messager chimique entre les individus. Ces produits sont indispensables au bon fonctionnement du groupe. Les phéromones sexuelles des insectes contribuent à l’isolement reproducteur entre les espèces grâce à leur spécificité.

Et l’homme

Si l’on a longtemps pensé que l’organe voméro-nasal, très actif chez les animaux, ne fonctionnait pas chez l’homme, des études plus récentes ont prouvé le contraire au point que les biochimistes savent dorénavant produire des phéromones de synthèse. Déposées dans l’environnement, elles délimitent un territoire. Chez les canidés, ces hormones sont contenues dans les urines que les individus déposent sur des repères, ceux-ci servant en quelque sorte de « bornes » pour marquer leur « territoire ». Voilà une bonne idée que les ministères de l’intérieur et de la protection du territoire pourraient envisager d’utiliser pour le protéger de l’invasion d’intrus, ces inactifs, dangereux à la limite pour la population autochtone vertueuse, peu vaccinée contre les apports étrangers et de ce fait plus vulnérables et sensibles à la contagion. L’insecte social que l’homme est parfois lorsqu’il se complait dans des activités de masse et d’automatismes mimétiques pourrait de même baliser les pistes d’entrée et de sortie du territoire pour indiquer le meilleur chemin d’accès au domaine convoité par immigrants et candidats à l’installation et susciter l’intérêt des passeurs ou autres spécialistes de l’évasion, fut-elle fiscale dont, à la vérité les exilés de ce type de fuite n’ont guère besoin, tant est grande le laxisme des autorités de surveillance et la candeur simulée des garde-frontières.

Alarme

Nos édiles, ont-ils pensé à utiliser à leur juste valeur les caractéristiques des phéromones d’alarme, ces substances volatiles libérées par un individu en cas de blessure ou d’attaque par un prédateur, et qui déclenchent la fuite ou l’agression chez les autres individus de la même espèce. Dans le monde végétal, certains végétaux en émettent pour alerter leurs voisins de la même espèce pour les inciter à réagir en produisant des substances moins apéritives pour les organismes désireux de déguster la nourriture offerte par les hôtes providentiels rencontrés en chemin et qui doivent déménager pour trouver la nourriture qui sied à leur gout et la voracité de leur appétit. Une belle leçon donnée par la nature à l’homme, prédateur des grandes surfaces qui peine à la respecter, à économiser ses richesses et à la transmettre, intacte, sans entamer ses réserves aux générations du futur.