Ethique Info

Accueil > Société > Civilisation > Génie de l’homme ou de l’informatique, œuvre de l’homme

Génie de l’homme ou de l’informatique, œuvre de l’homme

mercredi 24 août 2011, par Picospin

Le rêve d’imiter par ordinateur interposé le fonctionnement du cerveau est devenu une réalité qui s’approche à grands pas, au point que l’on songe à utiliser une puce informatique révolutionnaire capable d’apprendre de leurs expériences, d’élaborer des hypothèses, et de tirer des conclusions de résultats.

On parle maintenant d’ordinateurs cognitifs qui ne seront pas programmés de la même manière que les ordinateurs traditionnels. Ces ordinateurs devraient plutôt apprendre de leurs expériences, trouver des corrélations, élaborer des hypothèses et tirer des leçons de résultats, imitant ainsi la plasticité du cerveau humain". On appelle cette fonction la plasticité cérébrale tirée des études physiologiques par imagerie où l’on voit que les zones activées par le développement d’une activité répétitive tendent à grossir, à se développer et à l’instar du phénomène de la bosse des mathématiques si longtemps raillée et ironisée faire irruption dans l’ensemble de la sphère cérébrale pour y occuper une place hiérarchique et un volume proportionnels aux tâches et missions que l’individu leur assigne dans le jeu inter relationnel de la pensée et par conséquent des connexions nécessaires au câblage neuronal. C’est cette "plasticité" qui serait la clé de voute des puces. "Dans un ordinateur, les connexions entre les différents éléments d’un circuit sont fixes et les programmes sont ce qui varie. Dans nos cerveaux, les connexions entre les différents éléments et les circuits sont modulables". Pour arriver à ce résultat, IBM a en fait gravé deux puces prototypes avec une finesse de trait de 45 nanomètres, sur du silicium sur isolant, qui contiennent l’équivalent de 256 "neurones". L’application pratique d’un tel appareillage débouche immédiatement sur une exploitation de ses capacités à prévoir, finaliser, résoudre des problèmes tels que l’évitement par usage itératif de catastrophes telles que celle de Fukushima dans laquelle le principe de précaution n’a effectué qu’une entrée des plus discrètes jetant sur routes, ponts, plages des centaines de voitures et camions, et rendant l’homme impuissant à combler les brèches taillées dans les centrales nucléaires ce qui a éteint la lumière pour l’homme et privé les usines d’énergie. C’est à ce carrefour qu’on commence à se demander si cette puce intelligente l’est autant que le fabricant l’annonce. Il se pourrait bien qu’en la spécialisant davantage pour réaliser des tâches très ciblées, elle accélère ses performances aux dépens de la lenteur qui sied à un modèle cérébral qui utilise tellement plus de connexions, de réseaux pour résoudre des problèmes infiniment plus complexes que ceux qu’on lui demande de réaliser. Est-ce à dire qu’il vaut mieux faire appel à un spécialiste limité dans son ouverture « d’esprit ou de réseaux » que d’engager des prix Nobel qui fait tourner dans ses circonvolutions cérébrales des milliers d’hypothèses à tester, de logiques à entériner et d’applications à tirer. Les moments où vous n’êtes pas conscients de ce que vous faites, comme quand vous perdez vos clefs par exemple, pourraient être causés par de petites "siestes" de certaines parties de votre cerveau qui profitent de ses rares moments de repos pour se recharger, partir sur de nouvelles idées ou mettre un terme à celles qui existent déjà. Le cerveau n’est pas totalement éveillé ou endormi : certaines parties peuvent être "déconnectées". Jusqu’à présent, les scientifiques pensaient que le manque de sommeil affectait en général l’ensemble du cerveau. On peut maintenant détecter avec un électroencéphalogramme quels neurones sont en éveil ou endormis. Le cerveau n’est pas totalement éveillé ou endormi : certaines parties peuvent être "déconnectées". Si les scientifiques pensaient que le manque de sommeil affectait en général l’ensemble du cerveau, on peut maintenant détecter par électroencéphalogramme et enregistrement de l’activité électrique des neurones quels sont ceux qui sont en éveil et quels sont ceux qui dorment. Avant même de vous sentir fatigué, il y a des signes dans le cerveau qui signalent que vous devriez arrêter de vous consacrer à certaines activités qui requièrent d’avoir l’esprit alerte". La performance deviendrait donc moindre quand certains neurones sont endormis. « Il faudrait avoir une vision du court, moyen et long terme à la fois, or on reste dans l’urgence. Tepco continue de cuisiner dans son coin alors qu’on n’a aucune idée de ce qui se trouve dans les casseroles ! L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a envoyé des experts sur place, et livré un rapport dont le principal mérite a été de déboucher sur la création d’une nouvelle agence de sûreté nucléaire plus indépendante. Des photos et vidéos permettent de se faire une idée de l’état des installations. Dans ce complexe de lumière, restent encore beaucoup de zones d’ombre, notamment parce que des zones de la centrale restent encore inaccessibles aux hommes de l’art. Serait-ce le modèle de la caverne de Platon dont certaines parties sont éclairées par les éclats de la lumière alors que d’autres restent désespérément dans l’ombre en attendant de pouvoir être illuminées pour que l’homme puisse s’y diriger, en trouver la sortie pour lui-même et pour les visiteurs de cette demeure mystérieuse. Cette fois, ne devront-ils pas apporter avec leur arsenal thérapeutique des robots bien armés et intelligents pour leur déléguer le travail obstiné et dangereux à accomplir afin de sortir de l’ombre, pour l’exposer à la lumière le canevas complexe de la fabrication des photons. « Il n’y a pas d’accès possible à ce jour dans les enceintes de confinement des bâtiments réacteurs. De plus l’accès à certains endroits de ces bâtiments reste limité à des robots qui ont une progression difficile du fait de la radioactivité et des débris rencontrés. Sur ces réacteurs japonais, les « piscines » où repose le combustible usé (dont du « MOX », un mélange de plutonium et d’uranium particulièrement radioactif) sont positionnées dans la partie haute des bâtiments. Le toit d’un des bâtiments a été soufflé le 11 mars, ce qui laisse ces piscines à l’air libre. On s’est donc empressé de noyer les piscines sous des tonnes d’eau ce qui est réalisé dorénavant par l’intermédiaire de grues arroseuses géantes appelées girafes. La sécurité du refroidissement a été rétablie par la mise en place de circuits de refroidissement utilisant les échangeurs existants, refroidis par un système « d’aéroréfrigérant externe ». Le refroidissement externe par arrosage est maintenu par sécurité au cas où un des circuits donnerait des signes de défaillance. Comme un des bâtiments a été très fragilisé au cours des évènements récents, il a fallu renforcer sa structure, de peur qu’un nouveau séisme ne le menace d’effondrement. Ce schéma illustre les travaux de génie civil en cours, ce qui n’empêche guère les autorités de surveillance de se montrer inquiètes sur la stabilité du bâtiment qui reste « un sujet de préoccupation » pour les spécialistes et l’opinion publique.