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Gouverner

mardi 13 novembre 2012, par Picospin

La désapprobation prend naissance à la fin de la précédente législature où l’agitation supplantait la réflexion et la décision celle de la consultation. Il ne sert de rien d’aller vite si on ne connaît pas la direction du site à atteindre et des chemins pour l’atteindre.

Actuellement la situation est claire puisque les autorités actuellement en place n’ont plus le choix, mises au défi qu’elles sont par leurs prédécesseurs de redresser des finances au bord ou déjà dans le gouffre, une économie en lambeaux, déchirée par de récentes années de laisser aller et d’absence de souci pour les grandes questions de l’heure. Le futile tenait lieu de programme comme les jeux de hasard remplaçaient projets et programmes pendant que les divertissements tenaient lieu de politique, les rumeurs d’analyses économiques et les aventures personnelles d’organisation administrative. Les successeurs sont tombés dans le piège tendu pas les prédécesseurs sans se douter de la catastrophe qui les attendait ou en l’attendant de pied ferme, conscients du danger pour eux de prendre des risques électoraux insensés pour sauver de la déroute un peuple à l’agonie dont les plus avisés sinon les meilleurs citoyens se précipitaient aux frontières pour y construire à la hâte des nids à l’abri des prédateurs et des collecteurs de taxes à l’affut de la moindre parcelle à grignoter. Pendant ce temps et par vent contraire, les dirigeants faisaient ce qu’ils avaient à faire. C’était de prendre le pouls de la nation pour en compter la fréquence et en déduire l’état d’angoisse, de fébrilité voire de fièvre dont elle pouvait être atteinte après la triste exhibition des gens du passé. On reprochait de consulter, de prendre des avis auprès des plus avisés, de faire appel aux meilleurs docteurs pour qu’ils conseillent, suggèrent, recommandent ce qui est la seule garantie pour une décision appropriée, nette de conflits d’intérêt, d’immixtions arbitraires comme le stipule la loi qui postule que « Nul ne sera l’objet d’immixtions arbitraires dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance ni d’atteintes à son honneur et à sa réputation. Toute personne a droit à la protection de la loi contre de telles immixtions ou de telles atteintes. » La démarche de la consultation avant la décision est logique, rationnelle et incontournable. Nul ne saurait s’en dispenser sous peine de se soumettre aux critiques des gouvernés qui gardent le droit inaliénable du commentaire, de la réaction, de l’accord ou du désaccord, de l’agrément ou de l’opposition. C’est la loi de la démocratie à laquelle tout citoyen doit se soumettre sous peine de se voir amputé de ses droits de dire et de participer à la gestion de la cité. Agir autrement c’est outrepasser ses droits et ses devoirs et agir plus en fonction de sensibilités exacerbées que de raisonnements assagis, établis en toute connaissance de cause et suivis d’actions inspirées par la sagesse, la confiance, la sérénité et la tranquillité.

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