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Une synthèse ?

Herméneutique

Un éclaircissement ?

jeudi 29 novembre 2012, par Picospin

Son rôle dans la vie moderne. L’herméneutique moderne se décline en sous-disciplines « littéraire » (interprétation des textes littéraires et poétiques), « juridique » (interprétation des textes de lois), « théologique » (interprétation des textes sacrés ; "historique » (interprétation des témoignages et des discours sur l’histoire), et « philosophique » (analyse des fondements de l’interprétation en général, et interprétation des textes proprement philosophiques). La psychanalyse est vue comme un exemple d’herméneutique par le biais de l’interprétation des symptômes du malade. La « généalogie » nietzschéenne, qui interprète les jugements de valeur à partir de l’histoire et de la physiologie selon l’état de santé du corps, est devenue une herméneutique.

Écrits religieux

L’interprétation des Écritures saintes, de la Bible ou du Coran, est un sujet qui demeure délicat. L’interprétation des symboles religieux et des mythes s’appelle l’herméneutique sacrée ou biblique lorsqu’elle se limite à la Bible, c’est-à-dire aux textes du judaïsme et du christianisme. Le Livre des livres est un livre de livres qui est susceptible d’une interprétation non dénuée d’herméneutique pouvant servir de médiation au moins implicite ».

Symbolique

L’interprétation de symboles divinatoires fait appel à des herméneutes en Chine et au Japon. L’étude, la traduction et l’interprétation des textes classiques antiques naît à la Renaissance avec la philologie. On désigne aussi par « herméneutique » la réflexion philosophique interprétative, inventée par Friedrich Schleiermacher, développée par Wilhelm Dilthey et rénovée par Martin Heidegger et Hans-Georg Gadamer. L’herméneutique est appliquée dans la critique littéraire ou historique, dans le droit, la sociologie, la musique, l’informatique, la théologie et même la psychanalyse.

Méthodologie

La méthodologie du dévoilement ou de la restitution d’un texte pose la question du statut à donner aux scripteurs du texte biblique. Quelle inspiration, quelle diction ? Dans quelle mesure l’interprétation du lecteur doit-elle être prise en compte et jusqu’à quel point est-elle valide par rapport à la tradition religieuse et à une lecture collective représentative du groupe porteur de cette tradition ? L’herméneutique est aussi ancienne que le sont les religions, les spiritualités, et la philosophie. Dans son traité "De l’interprétation" (Organon II), Aristote avait défini des règles logiques d’interprétation des textes. Il y développe sa théorie du jugement affirmatif et négatif, de la contradiction et de la contrariété. Son point de départ est l’analyse des éléments sémantiques à partir de laquelle il aboutit à une métaphysique qui hiérarchise les degrés d’être, après avoir exposé la théorie des « futurs contingents », qui influencera les débats médiévaux sur le problème théologique de la prédestination. Ce traité sera abondamment commenté par Averroès, Thomas d’Aquin, Guillaume d’Ockham et fixera pour longtemps la norme de lecture des textes. Les herméneutes contemporains, Umberto Eco ou Paul Ricœur se réclament de la philosophie aristotélicienne, et plus de la Poétique et de la Rhétorique que de l’Organon, ce dernier étant plus considéré comme un prélude à l’élaboration du discours scientifique que comme un ensemble de traités sur l’interprétation concrète des textes en général.

Nouveau paradigme

On peut mesurer ainsi le changement de paradigme de l’époque médiévale à l’époque contemporaine : la logique a été absorbée par la science mathématique et physique tandis que la philosophie explore des champs d’interprétation plus larges que les sciences naturelles parmi lesquelles on trouve la poétique, la rhétorique, littérature, mais aussi sociologie, psychologie, histoire, anthropologie. L’une des causes principales de ce changement est la naissance des sciences humaines, qui livrent une autre approche du monde que celle de la science et de la métaphysique. Certains auteurs de la fin du XXe siècle soutiennent que le discours scientifique est aussi une interprétation du monde, et que son mode de production ne diffère guère de celui des autres discours littéraires ou mythologiques. Aucun champ n’échapperait à l’herméneutique, ni la science univoque non sujette aux querelles d’interprétation et rigoureuse ni celle affectée par la contingence des images humaines.

Stoïcisme

Les stoïciens développent un naturalisme herméneutique, qui assimile les dieux, comme représentations, à des forces physiques.

Judaïsme

Le judaïsme rabbinique connaissait quatre sens pour interpréter la Bible hébraïque : peshat (évident, littéral), remez (allusif), drash (interprétatif), et sod (secret/mystique). Le sens littéral (peshat) s’avérait souvent insuffisant pour comprendre en profondeur le sens des textes sacrés. La kabbale, dès Éléazar de Worms et Abraham Aboulafia (1290), a développé la science des lettres (hokhmat ha-zeruf) et ses procédés pour déchiffrer la Torah et la Gematria qui dévoile la valeur numérique d’un mot ou d’une phrase pour révéler les équivalences avec les mots ou les phrases d’égale valeur. Le Notarikon permet, à partir des lettres d’un mot, initiales, médianes, terminales, de construire des phrases faites de mots dont les initiales, mises bout à bout, reconstituent le mot d’origine, et en révèlent les significations secrètes. Ainsi, le nom Adam, formé des lettres alef, dalet, mem, renvoie à Adam, David, Messiah (Messie) pour signifier que Adam engendrera David et de la lignée de David viendra le Messie. La Temura consiste à substituer chaque lettre d’un mot ou d’un groupe de mots à une autre lettre. La période médiévale a vu le développement de nouvelles catégories d’interprétation rabbinique et d’explication de la Torah, incluant l’émergence de la Kabbale et celle des textes de Maimonide. Les commentaires bibliques et les commentaires du Talmud s’inscrivent dans cette tradition.

Christianisme

La tradition chrétienne reprit la doctrine des quatre sens de l’Écriture en l’adaptant au christianisme. Origène l’appliqua à la prière, puis Jean Cassien (règle de saint Benoît) la théorisa en l’introduisant dans les monastères. Cette doctrine eut un succès important pendant tout le Moyen Âge au cours duquel le sens allégorique inspira une grande partie de la littérature médiévale profane qui joua un rôle important dans la naissance de la scolastique. L’étude et l’interprétation des textes classiques, antiques naît à la Renaissance avec l’arrivée de la philologie. Les savants qui apprennent le grec et le latin, développent des méthodes pour prouver l’authenticité ou l’inauthenticité d’un texte, et établir des éditions critiques de certaines œuvres. C’est le retour aux sources et à la littéralité des textes. L’un des représentants de cette nouvelle tendance est Guillaume Budé, illustre humaniste. L’une des victoires les plus éclatantes de la nouvelle philologie, est la démonstration de la fausseté de la Donation de Constantin, acte qui porte une charge politique en démontant les fondements de l’autorité papale, qui s’appuyait sur ce fameux texte.

Réforme protestante

Sous la plume de Martin Luther et Jean Calvin, elle appelle à relire les textes religieux littéralement, par-delà les interprétations canoniques de l’Église catholique romaine. Il s’agit de détruire les couches sédimentées de conciles et de doctrines surajoutées aux écrits, pour retrouver le texte biblique en sa pureté originelle. Auparavant, la majorité du peuple avait moins accès au texte biblique qu’aux interprétations des autorités religieuses. Avec les mouvements intellectuels de la Réforme et de l’Humanisme, conjoints à l’invention de l’imprimerie et au développement de l’éducation qui fera reculer l’illettrisme, le texte biblique deviendra de plus en plus accessible, et l’autorité religieuse de plus en plus remise en cause lors de la lecture des textes sacrés. Paradoxalement, l’affirmation de la Bible serait claire par elle-même, et donc à lire de manière littérale, ce qui amène le lecteur à réinterpréter lui-même le texte sacré, sans qu’on lui impose des normes interprétatives rigides et "incontestables". Le retour à l’« autorité » du texte littéral annonce la multiplicité « anarchique » des interprétations, qui ne peuvent plus être unifiées par une autorité normative. L’herméneutique moderne naît de la destruction de la norme : s’il n’y a plus de norme de lecture extérieure au texte, il faut apprendre à déceler soi-même le mécanisme interne d’élaboration d’un texte donné qui produit lui-même son propre sens, afin d’éviter la multiplication à l’infini ses significations, démarche qui peut aller jusqu’à l’absurdité.

Astrologie et alchimie

Depuis le XIVe siècle au moins, le recours à la pensée magique est connu, mais il est vrai qu’il connaît une nouvelle mode au XVe siècle quand Marsile Ficin édite le Corpus hermeticum, ensemble de textes anonymes du IIe siècle après J.-C. et que l’on attribue à Hermès Trismégiste, fondateur légendaire de la religion égyptienne, contemporain de Pythagore et de Moïse. Dans cette perspective, le monde animé, comme l’inanimé, forment un tout continu qui possède une âme : il y aurait donc des correspondances entre l’univers et l’homme qui en est le centre et le reflet. On raisonne d’ailleurs par analogie : les plantes sont les cheveux du monde, pour en donner un exemple. L’herméneutique joue ainsi un rôle important dans la médecine de la Renaissance, à la fois dans la pharmacopée où une plante correspond à un organe dans les prescriptions, puisque souvent la consultation et surtout l’administration des médicaments sont associées à l’horoscope du patient. Les différentes parties du corps trouvent leur correspondance dans les signes zodiacaux. On est persuadé de la vertu de certains minéraux ou éléments chimiques et notamment du mercure et du soufre. Un lien existerait entre la pierre philosophale qui peut transformer tout métal en or et les calculs rénaux. Paracelse (1493-1541), fils de médecin, chimiste et alchimiste qui s’intéresse aux correspondances entre les minéraux et l’homme, a laissé de nombreuses recettes à base d’opium et de composés minéraux. Cette démarche explique l’intérêt pour les traitements par les eaux thermales. Plus tard, l’université de Padoue confie à trois de ses médecins la mission de faire revivre les bains d’Abano, toujours à la mode de nos jours, utilisés dans l’Antiquité et au célèbre anatomiste Fallope qui enseigne à Padoue celle du thermalisme.

Les précurseurs de l’herméneutique contemporaine :
Schleiermacher

C’est Friedrich Schleiermacher (1768 – 1834) qui posa les bases de l’herméneutique contemporaine et mit en évidence le cercle herméneutique. Pour comprendre un texte, il faut avoir compris l’œuvre, mais pour comprendre l’œuvre, il faut avoir compris les textes. Wilhelm Dilthey voit dans l’herméneutique la possibilité d’une fondation pour les sciences humaines qui contrairement aux sciences de la nature ne cherchent qu’à expliquer leur objet, tandis que les sciences de l’homme, et l’histoire en particulier, exigent d’être comprises de l’intérieur et donc du vécu.

Naissance de l’herméneutique philosophique

L’herméneutique philosophique contemporaine se conçoit comme une théorie de l’interprétation, et de la réception de l’œuvre littéraire ou artistique. Elle questionne la textualité en elle-même et son rapport à l’auteur à travers le processus d’explication et au lecteur au travers de celui de la compréhension. L’herméneutique philosophique cherche à analyser ce qui se manifeste, ce qui se présente de soi dans l’œuvre d’art dans une perspective phénoménologique. Elle pose de manière originale le problème de la représentation et de la phénoménalisation, s’inspirant des travaux de Husserl qui avait livré une théorie élaborée de l’imagination. Le langage de l’art représente pour les herméneutes le lieu où la vérité de l’Être se déploie, au-delà de la description scientifique des étants particuliers. L’herméneutique se fonde sur une nouvelle interrogation du verbe « être », à la fois grammaticale, ontologique et esthétique, à partir des travaux de Heidegger. L’herméneutique philosophique utilise comme paradigme majeur la poésie romantique, symboliste, surréaliste ou d’inspiration hermétiste, qui ne se comprend pas à la première lecture mais nécessite un effort pour être décryptée. Les philosophes herméneutes analysent les textes et l’esprit de Hölderlin, Mallarmé, Valéry, Rilke, ou Artaud. Le deuxième paradigme de l’herméneutique est le roman, les œuvres subversives qui remettent en cause les normes traditionnelles d’écriture. Ainsi, on croisera sous la plume des grands herméneutes Rabelais, le Marquis de Sade, Joyce, Kafka, Bataille, ou d’autres grands écrivains comme Goethe ou Borges.

Heidegger

Martin Heidegger étend la conception de Dilthey et conçoit l’herméneutique comme la tâche même de la philosophie si l’existence - objet de la philosophie - demande à être interprétée et si elle n’est autre qu’un processus d’interprétation, une compréhension de soi. L’herméneutique est en ce sens un dépassement de la phénoménologie puisque elle s’applique à ce qui ne se montre pas, à détruire un rapport de conscience qui dissimule un rapport authentique à l’être. L’herméneutique constitue ainsi l’ontologie.

Gadamer

L’élève de Heidegger, Gadamer publia l’ouvrage qui passe encore pour son livre le plus important : "Vérité et Méthode" où il affirme, en contestation de la fausse objectivité souvent présente dans les sciences humaines, que « la méthode ne suffit pas ». Une œuvre ne saurait être expliquée que selon notre propre horizon d’attente. La lecture est faite dans la tension existant entre le texte du passé et l’horizon d’attente actuel. Gadamer affirme que « tout texte est réponse à une question. » Si le texte parle encore aux lecteurs présents, c’est qu’il répond encore à une interrogation. Le travail de l’historien est de trouver à quelle question le texte répondait dans le passé et à laquelle il répond aujourd’hui.

Paul Ricœur

Il entreprend une herméneutique du soi, dans la mesure où le moi se connaît moins par simple introspection que par un ensemble de symboles. Il s’agit de déchiffrer le sens caché dans le sens apparent. Hans Robert Jauss, de l’École de Constance, dans "Pour une esthétique de la réception" reprend les enseignements de Gadamer, pour affiner la théorie herméneutique où il proposera l’usage d’une « triade » herméneutique pour l’étude des œuvres.

La triade herméneutique de Jauss :

1. L’interprétation du texte où il faut réfléchir, rétrospectivement et trouver les significations.
2. La ’reconstruction historique, où l’on cherche à comprendre l’altérité portée par le texte.
3. La ’compréhension immédiate du texte, de sa valeur esthétique et de l’effet que sa lecture produit sur soi-même.

Foucault

En 1982, Michel Foucault intitule son cours au Collège de France : « herméneutique du sujet ». Il y est question d’une « herméneutique de soi » au sens d’une forme de connaissance de soi inspirée par la pensée grecque du souci de soi, question qui est en même temps une « esthétique de l’existence » entendue comme une éthique, soit la production de normes qui ne soient pas cryptées, mais que le sujet fonde ou découvre, et par lesquelles il se découvre également.

Herméneutique du droit

Elle est liée à la pratique et à la mise en œuvre de la norme qui convient à la compréhension d’un enseignement à côté du droit qui est une pratique. Ainsi, la jurisprudence constitue l’application de la norme même si le travail du juge comporte une phase d’interprétation et d’explicitation. Les juristes préfèrent travailler à la connaissance et à l’approfondissement de leur domaine sous l’angle épistémologique qui permet de mieux comprendre la règle en remontant à ses sources écrites et non écrites et en faisant le point sur l’historique et les différentes modalités de son application.

Informatique

Les chercheurs en informatique, particulièrement ceux qui traitent de linguistique informatique, d’ingénierie des connaissances, d’intelligence économique, et de protocoles d’analyse, n’ont pas manqué de remarquer la communauté d’intérêt qu’ils partagent avec les chercheurs en herméneutique, par rapport au caractère des agents et des activités d’interprétation. Dans le résumé de mémoire en intelligence artificielle en 1986, des spécialistes ont déclaré que l’herméneutique est une branche de la philosophie continentale européenne traitant de la compréhension et de l’interprétation humaine de textes écrits, qui offre une puissance de discernement qui contribue à la compréhension de la signification, à la traduction, aux architectures du langage naturel et aux méthodes pour la recherche scientifique en intelligence artificielle.

Relations internationales

L’herméneutique en relations internationales a connu un regain d’attention avec la fin de la guerre froide. Ceci s’explique par la multiplicité des théories déployées et leur incapacité, par la pensée rationnelle, à expliquer dans leur globalité les rapports internationaux. Dans un esprit de synthèse, certains auteurs redécouvrent la pensée de Gadamer, tel Richard Rorty, pour l’appliquer à la philosophie politique. Cette philosophie « se débarrasse de la théorie classique de l’homme-connaisseur-des-essences », c’est-à-dire de la vérité par correspondance et met l’accent sur le contexte spatio-temporel de toute théorie et sur l’intentionnalité des auteurs. L’acte de comprendre se décompose en : 1. compréhension stricto sensu, 2.interprétation et 3. application (confrontation avec le réel par cohérence). Cette dernière étape participe à la notion de réflexivité en science sociale.

Rorty

Rorty insiste sur le holisme du cercle herméneutique qui fait que tout penseur doit envisager un système dans sa totalité pour en comprendre les parties, et inversement, comprendre toutes les parties pour saisir le fonctionnement du Tout. Appliqué aux relations internationales, on voit dans l’herméneutique une invitation à la confrontation paradigmatique, pour approcher au plus près la réalité. La vérité étant nécessairement établie par cohérence, il y aura toujours un décalage entre l’environnement représenté des acteurs et l’environnement réel, question qui renvoie à la théorie sur les fausses perceptions. Enfin, la compréhension du monde, compris comme un complexe "Tout-unités", amène nécessairement à concilier holisme et individualisme méthodologique.

Sciences bibliques

Dans ce domaine, on appelle herméneutique le discours de la méthode de l’exégèse biblique, qui se demande comment il est possible d’interpréter les textes anciens qui composent la Bible. Dans l’Église catholique romaine, la Commission biblique pontificale a publié en 1993 un document présentant les règles de cette herméneutique.

Bibliographie de sémiologie de l’art.

Aristote, De l’interprétation (Catégories. De l’interprétation : Organon I et II, éd. Vrin, trad. Tricot, 2000 (ISBN 978-2-7116-0016-8))
Raymond Aron, Dimension de la conscience historique, Éditions Plon, Paris, 1961, (Réédition : Agora, Paris, 1998, (ISBN 978-2-86917-000-1)
Rudolf Bultmann, Origine et sens de la typologie considérée comme méthode herméneutique, Trad. par Marc B. de Launay. in : Philosophie, 1994 (11), no 42, p.3-15.
(éd.) Larisa Cercel, Übersetzung und Hermeneutik / Traduction et herméneutique, Bucarest, Zeta Books, 2009, (ISBN 978-973-1997-06-3).
(de) Wilhelm Dilthey, Das Wesen der Philosophie, Préface d’Otto Pöggeler, Hambourg, Meiner, 1984.
Gilbert Durand, L’imagination symbolique, 132 p., Presses Universitaires de France, Collection Quadrige Grands textes, Paris, 2003, (ISBN 978-2-13-053773-1)
Carsten Dutt, Herméneutique - Esthétique - Philosophie pratique, Dialogue avec Hans-Georg Gadamer, traduit de l’allemand par Donald Ipperciel, Fides, Québec, 1995
Michel Foucault, L’herméneutique du sujet, Paris, Seuil, 2001.
Michel Foucault, Histoire de la sexualité 3 : Le souci de soi, Paris, Gallimard, 1984.
P. Fruchon, « Herméneutique, langage et ontologie », Archives de philosophie, no 36, 1973, pp. 522-568
Hans-Georg Gadamer, Le problème de la conscience historique, P.U.L., Louvain, 1936 (Réédition : Le Seuil, Collection Trâces écrites, 96p., Paris, 1998, (ISBN 978-2-02-018256-0)
Hans-Georg Gadamer, L’art de comprendre. Herméneutique et tradition philosophique, traduction par Marianna Simon, 295 p., Aubier Montaigne, Paris, 1982
Hans-Georg Gadamer, Vérité et méthode, Édition intégrale rev. et complétée, 533 p., Éditions Le Seuil, Paris, 1996, (ISBN 978-2-02-019402-0)
Hans-Georg Gadamer, Rhétorique, herméneutique et Critique de l’idéologie. Commentaires métacritiques de Wahrheit und Method, Article dans Archives de philosophie, no 34, Avril - Juin 1971, pp. 207-230.
Hans-Georg Gadamer, Le défi herméneutique, Article dans Revue Internationale de Philosophie, no 151, 1984, pp.333-340
Jean Grondin, L’universalité de l’herméneutique, 272 p., Epiméthée, P.U.F., Paris, 1993
Jean Grondin, L’herméneutique, PUF, "Que sais-je ?", 2006.
Georges Gusdorf, Les origines de l’herméneutique, Collection : Les Sciences humaines et la pensée occidentale, 1988.
(de)Martin Heidegger, Ontologie. Hermeneutik der Faktizität (Cours de 1923), GA 23, 1988.
Hans Robert Jauss, Pour une esthétique de la réception, 305 p., Gallimard, Collection Tel, Paris, 1990, (ISBN 978-2-07-072014-9)
Hans Robert Jauss, Pour une herméneutique littéraire, 457 p., Gallimard, Collection Bibliothèque des idées, Paris, 1988, (ISBN 978-2-07-071173-4)
Jacques Lacan, Écrits, Seuil, Champ freudien, 1966.
Pascal Michon, Poétique d’une anti-anthropologie. L’herméneutique de Gadamer, Paris, Vrin, 2000.
Friedrich Nietzsche, La généalogie de la morale, Gallimard, Folio essais, 1985.
Guillaume Paugam, La Philosophie et le problème du langage. Linguistique, Rhétorique, Herméneutique, Hermann, Philosophie, 2011.
(de) Otto Pöggeler, Schritte zu einer hermeneutischen Philosophie, Alber, 1994.
Otto Pöggeler et François Gauvin, Que peut encore l’herméneutique pour la philosophie. Entretien avec Otto Pöggeler, Laval théologique et philosophique, 1997, vol. 53, no 1, pp. 195-211[1].
Paul Ricœur, De l’interprétation. Essai sur Freud, 536 p., Éditions Le Seuil, Collection L’Ordre philosophique, Paris, 1965, (ISBN 978-2-02-002728-1)
Paul Ricœur, Le conflit des interprétations, 500 p., Éditions Le Seuil, Collection Esprit, Paris, 1969, (ISBN 978-2-02-002735-9)
Friedrich Schleiermacher, Herméneutique, éd. Le Cerf, 1989.
Gunter Scholtz, La philosophie herméneutique de Gadamer et les sciences humaines, traduction de J.-C. Gens, dans L’Héritage de H.-G. Gadamer, numéro spécial dirigé par G. Deniau et J-C. Gens, Éditions du Cercle herméneutique, Collection Phéno, Paris, 2003, p. 181-194.
André Stanguennec, La réception du structuralisme dans l’herméneutique de P. Ricœur, Bulletin du Centre d’études hégéliennes et dialectiques, CEHD, Neuchâtel, Suisse, mai 1992
André Stanguennec, L’appropriation de l’histoire chez H-G Gadamer, dans L’Héritage de H.-G. Gadamer, numéro spécial dirigé par G. Deniau et J-C. Gens, Éditions du Cercle herméneutique, Collection Phéno, Paris, 2003

Notes et références

↑ De l’interprétation. Essai sur Sigmund Freud, Seuil, 1965.
↑ Voir son article Nietzsche, la généalogie, l’histoire, 1971, repris dans Lectures de Nietzsche, LGF, 2000.
↑ Xavier Tilliette, Les philosophes lisent la Bible, Cerf, 2001, p. 12.
↑ Herméneutique : Pour une logique du discours individuel, éd. Le Cerf, 1989.
↑ Commentaire moyen sur le De interpretatione d’Aristote, éd. Vrin, Sic et non, 2000.
↑ Commentaire du Traité de l’Interprétation d’Aristote, éd. Belles Lettres, 2004.
↑ Signification et vérité. Questions sur le Peri hermeneias d’Aristote, éd. Vrin, Translatio, 2009.
↑ Traité sur la prédestination et la prescience divine des futurs contingents, éd. Vrin, Translatio, 2007.
↑ Sémiotique ou philosophie du langage, 1984, disponible aux éditions PUF.
↑ La métaphore vive, Seuil, Points-Essais, 1975.
↑ Feyerabend, Contre la méthode, Seuil, Points Sciences, 1975. On trouve cette idée avant Feyerabend chez Nietzsche, Par-delà bien et mal, « Des préjugés des philosophes », §22.
↑ Johannes Reuchlin, De arte cabbalistica (1517), trad. François Secret : La kabbale, Aubier-Montaigne, 1973. Encyclopaedia Judaica.
↑ Lire les deux Préfaces à la Bible, dans Jean Calvin, Œuvres choisies, Gallimard, « Folio classique », éd. d’Olivier Millet, 1995. La conclusion à la première préface est la suivante : « O vous tous qui vous nommez évêques et pasteurs du pauvre peuple, voyez que les brebis de Jésus-Christ ne soient privées de leur propre pâture et qu’il ne soit prohibé ni défendu qu’un chacun chrétien ne puisse librement, en son propre langage, lire, traiter et entendre ce saint Évangile, vu que Dieu le veut, Jésus-Christ le commande. »
↑ Jacques Derrida explique : « Luther – je le rappelle dans mon livre sur J. L. Nancy et sur ce qu’il appelle, lui, la « déconstruction du christianisme » – parlait déjà de destructio pour désigner la nécessité d’une désédimentation des strates théologiques qui dissimulaient la nudité originelle du message évangélique à restaurer. » Entretien dans Le Monde de l’éducation n°284, septembre 2000.
↑ En ce sens, comme le rappelle Jacques Derrida (voir note précédente), la destructio luthérienne annonce la Destruktion heideggerienne et la déconstruction initiée par Derrida lui-même, et reprise par Jean-Luc Nancy dans la Déconstruction du christianisme : Volume 1, La Déclosion, éd. Galilée, 2005.
↑ Voir aussi le cours de 1923 de Heidegger, Herméneutique de la facticité.
↑ Richard J. Bernstein, Beyond Objectivism and relativism. Science, Hermeneutics, and Praxis, University of Pennsylvania Press, Philadelphia, USA, 1983, p.109 à 111.
↑ Richard Rorty, L’homme spéculaire,p.400
↑ Richard J. Bernstein, Beyond Objectivism and relativism. Science, Hermeneutics, and Praxis, University of Pennsylvania Press, Philadelphia, USA, 1983, p.353
↑ Gérard Dussouy, Traités de relations internationales, Théories géopolitiques (Tome 1), chap. Hermeneutique et interparadigmité, ed. L’Harmattan, 2006
↑ L’interprétation de la Bible dans l’Église(it) texte intégral italien [archive]

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