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Propreté et vertu

Indignation et vengeance

Les sales affaires

mercredi 5 octobre 2011, par Picospin

Il semble qu’une maladie contagieuse grave, contre laquelle on n’a pas encore trouvé les antibiotiques appropriés se répand dans les villes et les campagnes, touche lors de son passage les cellules les plus fragiles de l’organisme de chacun, y laisse des traces indélébiles puis s’en retourne chez elle, prendre du repos et du réconfort pour renouveler une campagne qui, cette fois ne laissera personne intact ou indifférent.

Une infection

Est-ce que cette infection chronique qui se déroule sur un mode subaigu doit être combattue et avant cela prévenue par une prophylaxie distribuée à coups de vaccins, d’immunoglobulines pour renforcer les défenses de l’organisme ? Faut-il soigner le terrain fragile d’un sol trop labouré ou le parsemer d’engrais capables de régénérer les plantes moribondes et ressusciter les fleurs fanées en état de mort apparente, comme cela se passe pour les comas dépassés dont quelques-uns seront mortels faute de soins efficaces. Pire la maladie dont serait atteinte la République est sournoise, s’insinue dans toutes les brèches ouvertes par des cicatrices restées ouvertes et qui peinent à se refermer, même s’i on accompagne les gestes thérapeutiques par ce qu’il est convenu d’appeler des points de suture. L’équipe médicale et chirurgicale est bonne dans l’ensemble, compétente mais manque d’homogénéité car les recrutements sont trop espacés, l’entrainement des équipes insuffisamment prolongé et sévère et l’effectif trop pauvre pour se permettre de rester sur le terrain 24 heures d’affilée au bout desquelles la fatigue se fait sentir et le sommeil devient inévitable avant de plonger dans l’inconscience.

Clone de corruption

Est-ce que cette maladie envahissante et dangereuse devient un clone de la corruption, ce délabrement de la conscience morale, de la vertu, et une complication d’une infection autrefois bénigne que personne n’a osé éradiquer parce que considérée comme insuffisamment grave pour mériter l’administration de ce que l’on avait l’habitude d’appeler des remèdes de cheval. Le mélange des genres n’a pas tardé à se faire sentir sous la forme d’une mixture entre une planète qui veut échapper au contrôle des hommes et l’épuisement de ses ressources qui commence à inquiéter les habitants qui s’y battent pour partager le butin amaigri ramené des couches les plus profondes de la croute terrestre. Les opinions deviennent contradictoires à mesure que la situation évolue dans le mauvais sens, celui tendant vers un appauvrissement ce qui n’est pas nécessairement la tendance la plus défavorable. Devant la situation critique et les perspectives alarmantes en vue, les tensions se font plus vives, les positions se radicalisent et le sang froid se perd au profit d’un réchauffement des esprits à défaut de celui du climat en général et de celui du ciel en particulier. Il faut peu de phénomènes intercurrents pour que la peur se transforme en panique, l’alarmisme en délire et les perspectives en apocalypse.

Peuples indignés

C’est ce qui est sur le point de se produire dans quelques écrits offerts en pâture à une population désespérée sinon indignée si l’on en croit le succès, mieux le triomphe remporté dans le monde par l’association de deux têtes pensantes, pas nécessairement convergentes mais assez lucides pour construire une saga qui est en train d’emporter les peuples vers la colère des révolutions, l’organisation de résistances et le désir de victoires. Maintenant, tout est possible ou l’est devenu puisque la lumière va plus vite que son ombre, les neutrinos traversent les montagnes à la vitesse du cheval au galop arrivent en tête de toutes les compétitions qui discriminent les premiers des seconds. Un belle victoire que le monde entier doit saluer à sa juste valeur, la plus éclatante évidemment.

Questionnement éthique :

1. La vertu est-elle liée à une conception attractive de la moralité ou à une conception impérative ?

2. Dans cette perspective, est-ce que la notion morale première est celle du bien ?

3. Est-ce que la conception impérative de la moralité est fondée sur la priorité de la loi et du juste ?

4. Est-ce que les impératifs catégoriques censés donner une raison d’agir sont efficaces parce qu’il existe des hommes bons qui veulent la même chose que ce que ces impératifs commandent ?