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Société

Ingérences dans la guerre et la paix
Ingérences américaines
Leçons de plusieurs guerres

Article rédigé par Picospin le mercredi 16 décembre 2009

On espère que le climat y est plus doux qu’en France, pays qui inéluctablement sert de référence pour toute mesure, toute quantité, toute qualité. Elle vient de s’illustrer une fois de plus par un commentaire qu’on qualifierait actuellement de « sulfureux » sur cette Amérique, chargée de tous les maux de la terre et encore plus de la création.



Accusations

Bien entendu, elle est accusée de faire la guerre, d’envoyer encore plus de troupes en Afghanistan pour un conflit que la majorité juge inutile sinon dangereux et périlleux pour les soldats qui s’y battent pour obtenir une paix qui tarde à se manifester. Les colombes ne se lèvent pas tous les matins, surtout quand il fait froid. Notre journaliste maison se complait en descriptions montrant décrivant l’interventionnisme américain, celui du non regretté Bush en priorité transmis maintenant par héritage direct à son successeur Obama dont les projets ne trouvent pas davantage grâce à ses yeux. Il se trouve que le dernier héros d’un livre qui vient de paraître avec un grand succès aux Etats-Unis parle plus de la paix que de la guerre, insiste sur la dégustation de tasses de thé pour sceller l’amitié non entre les peuples mais entre les individus, ceux que l’on rencontre à New York, à St Louis aux bords du Mississipi, de la Tamise ou de la Seine, mais aussi, avec un peu de bonne volonté derrière les précipices de Kaboul où les Talibans, ces damnés, tirent avec précision sur les troupes surgies pour les combattre.

Un héros sage ?

Le héros du livre, inspiré par un vieux sage afghan, proclame à qui veut l’entendre et même à ceux qui ne le veulent pas que les coopérations sont préférables aux combats, que le penser et le faire sont plus importants que de confier les réalisations aux autres et que lorsqu’on a une idée il vaut mieux la réaliser par soi-même. Cette dernière idée mérite toute notre attention. Elle correspond à ce que Hannah Arendt a écrit depuis longtemps sur la différenciation entre l’homo sapiens et l’homo faber, celui qui sait et connaît après avoir appris et réfléchi et celui qui fait de ses propres mains. Est-ce un signe fort à l’égard de notre Président que d’écrire ces phrases ? « Il a cessé de chercher à s’occuper de tout. Quand je les ai laissés faire, trois semaines après l’école avait ouvert ». La fin de l’histoire est fort significative « l’écrivain apporte à ceux qui ont de bonnes raisons d’en douter, la preuve que l’ingérence d’un Américain dans les affaires d’autrui n’est pas condamnée à mal tourner ».

Ingérences

Vous avez dit ingérence, quand et à qui : à ceux qui un matin de juin 1944 ont mouillé leurs bottes sur l’eau de la Manche, ont emporté dans leurs souliers les grains de sable des plages de Normandie, qui se sont laissés happer par les branches touffues des pins pendant que, descendants lentement parfois jusqu’à la mort, on tirait sur leurs corps encore parfumés, fraichement lavés, avant qu’ils ne trouvent en eux-mêmes le courage de dénouer les cordages des tissus en nylon qui retenaient leur parachute. Ingérence quand personne n’a osé ni prendre la responsabilité ni la décision de sortir l’ordre du chaos dans une Bosnie en flammes, où l’intensité des massacres n’avait rien à envier à ceux perpétrés 40 ans plus tôt par les hordes descendues du nord vers les montagnes et les mers du sud. Ingérence encore que la succession prise en Asie après le départ des troupes françaises d’un Vietnam aux abois et où les lance-flammes réduisaient en corps calcinés les soldats en conflit avant que ces derniers comprennent que le raisonnable pouvait parfois avoir raison de l’idéologie ?

Questionnement :

1. Est-ce que des faits politiques ou des exploits réalisés grâce aux armes peuvent suffire à compenser des erreurs diplomatiques ou éthiques accomplies au cours de l’histoire ?

2. Comment établir le bilan moral d’une nation au cours du temps alors qu’elle a été responsable d’actes bénéfiques pour l’humanité ou au contraire de gestes répréhensibles envers des groupes d’individus ?

3. Quels sont les indicateurs d’un comportement éthique de la part d’un pays ?

4. Est-ce que des gestes de solidarité, d’aide ou de soutien de la part d’un pays ou d’une alliance de nations sont susceptibles d’effacer les attitudes négatives accomplies autrefois ?




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