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La révolte des femmes

Inquisition et adultère

Victoire sur le machisme ?

mercredi 1er juin 2011, par Picospin

L’affaire DSK a fait le tour du monde. Son influence sur les comportements des censeurs, des inquisiteurs, des gardiens de la morale sexuelle, entendez celle qui préside aux relations normales entre hommes et femmes, ne cesse de grandir et de gonfler comme une des nombreuses bulles soufflées à partir de l’air du temps.

Les bulles

On peut jouer avec elles, les envoyer chez le voisin, les multiplier à l’infini, leur donner des coups de pied au risque de les faire éclater prématurément, les laver de tout soupçon. Le mouvement se répand comme une trainée de poudre par le mécanisme de la mimésis chère à René Girard, cette tendance à l’imitation et au conformisme d’une société mal à l’aise dans ses bottes, plus attirée par les grandes cérémonies collectives que par la pensée individuelle et de ce fait vulnérable à la perversité, au mensonge, au déni de la vérité. Brutalement, une forme de libération s’est accomplie dans le milieu longtemps brimé des femmes qui viennent de prendre conscience de leur nouveau pouvoir.

Délation

Il s’agit de la dénonciation de toute conduite suspecte ou menaçante des partenaires ou adversaires mâles. Cette attitude engendre chez elles une réaction immédiatement soutenue par les ligues de vertu. Elles se précipitent à leur secours dans un esprit de justice le plus souvent, dans une conduite de revanche plus rarement. L’offensive vient assez fréquemment des Etats-Unis où des écrivaines ont pris cause et parti en faveur de leurs sœurs de malheur, victimes des harcèlements et des activités érotiques de « chimpanzés en rut » qui laisseraient un champ de bataille chaotique après leurs attaques, un corps et une âme dévastés dont l’impact risque de subsister trop longtemps pour receler la chance de l’oubli, l’effacement de la mémoire et le retour à l’équilibre. Profitant de ce vent dont on ne sait pas encore à qui il est réellement favorable, les dénonciations fusent, les attaques se multiplient, et les imprécations s’élèvent vers un ciel qu’on souhaite tout d’un coup serein, pur de tout nuage et où les anges se livreraient à une danse chaste et pure, celle des jeunes filles en fleur comme on se plaisait à les imaginer dans les enfances des siècles passés.

Après les danses des anges

Seulement, en ce temps là, l’Inquisition faisait feu de tout bois sans craindre d’incendier, de brûler, de convertir sur bûcher et de pénétrer dans toute demeure suspecte de cachoterie, de tricherie, sinon d’attitudes masquées. La chasse à la femme adultère plus souvent qu’à l’homme caché battait son plein sous le regard d’un dieu autoproclamé – et il ne pouvait en être autrement s’agissant de la figure et de la personnalité propre au monothéisme. Le fait de reconnaître la femme en tant que personne humaine ayant les mêmes droits que l’homme fut de tout temps une chose difficile, voire impossible pour l’Eglise. Les femmes n’avaient nié que rarement les dogmes de la foi par rapport aux hommes. Celles-ci auraient donc dû être bien moins persécutées que les hommes. En les accusant de sorcellerie, on pouvait les accuser d’hérésie. L’inquisition s’ouvrit elle-même un nouveau champs d’action justifiant son existence, se confirmant elle-même. Les envoyés du pape Grégoire IX désignés « Inquisiteurs » par ce dernier, ont annoncé au Pontifex Maximus une explosion du nombre de sorcières ainsi que de terribles pactes avec le diable, conclu par des femmes de toutes les couches de la société. Grégoire fut le premier Pape à ordonner la chasse aux sorcières.

Chasse aux sorcières

Celle-ci se perpétra jusqu’au 18ème siècle, faisant rage sous toutes les formes et excès les plus variés. Dans l’Eglise dont la structure est patriarcale et masculine, les femmes devaient être punies, souvent de manière bien pire encore que les hérétiques de sexe masculin. A l’encontre de celles-ci, l’agressivité et la perversion sexuelle des inquisiteurs se déchaînèrent véritablement. Il y avait des instruments de torture spécifiques, conçus tout spécialement pour les femmes, par exemple « la poire vaginale » qui, par l’action rotative d’une vis, élargissait et déchirait l’utérus et les viscères. Il y avait des « griffes à poitrine » qui déchiquetaient les seins ; « d’autres griffes » qui, chauffées au rouge, causaient « seulement » une « morsure » à la poitrine des mères célibataires, dont les enfants se tenaient à leurs pieds, arrosés de leur sang. Il y avait ce qu’on appelait les « araignées espagnoles », des griffes à cinq doigts en ciseaux qui soulevaient la victime par le postérieur, la poitrine, le ventre ou la tête, mais aussi par les yeux et les oreilles à l’aide de deux griffes. « La ceinture de chasteté » contrairement à la mystification qu’il en a été faite, était un outil de torture.

Masques de la honte

Il y avait aussi « les masques de la honte » pour les femmes, ainsi que les « poires buccales » confectionnées spécialement contre leur prétendu verbiage. Il s’agissait de bâillons en fer, dont l’extrémité aiguisée en pointe avait pour effet de leur trancher la gorge. Des pierres suffisaient pour mener à bien cette œuvre de destruction. Les femmes ayant commis l’adultère, étaient lapidées ou jetées dans une fosse aux serpents. Jamais il n’y eut une religion qui prêcha autant l’altruisme et l’amour pour le prochain et qui, en même temps, pratiqua autant « la haine du prochain » en général et celle des femmes en particulier. C’est en cela que le christianisme catholique et protestant se serait distingué de toutes les autres religions de manière aussi négative. S’est-il jamais distingué de manière positive en ce qui concerne l’humanité ou la protection des droits de l’homme ? N’a-t-il pas fallu lutter pour chacun des droits de l’homme contre la résistance acharnée de l’Eglise ? La brutalité et la cruauté sadique de cette guerre d’extermination menée par les Papes avec leurs Inquisiteurs contre « les sorcières » dépassent l’entendement.

Massacres

Ne dit-on pas que près de trois millions de victimes, surtout des femmes, furent ainsi assassinées en masse ? Elles agonisaient pendant des années dans des cachots souterrains froids et humides, sombres et fourmillants de rats, de souris et autres vermines. Les plus jeunes femmes étaient exposées aux viols par ecclésiastiques ou gardiens de prison. On attachait les « sorcières » sur des croix de bois ou on les fixait à un mur, on les laissait pendre en l’air à des chaînes, accrochées par leurs membres blessés, mutilés, estropiés, meurtris dans la tour à sorcière, où elles mouraient à petit feu de faim et de soif. Je ne pense pas que ce soit le souvenir de ces sévices, la mémoire collective de ces outrances faites au corps qui inspire actuellement la volonté de vengeance des femmes. Dès les prémices de la Révolution française, des femmes ont eu le courage de s’affirmer, se faisant les initiatrices des mouvements féministes à venir. Sur plus de trois siècles, elles vont lutter avec acharnement pour conquérir les mêmes droits que les hommes.

Conquêtes plus de la liberté que de celle des hommes

Depuis l’Antiquité, les femmes ont eu une certaine importance dans la société, que ce soit en tant que régentes, souveraines ou mères. Des auteurs ou penseurs comme Aristophane, Platon ou Molière avaient pris conscience de la condition féminine et évoquaient l’idée d’une certaine émancipation. À la Renaissance, les femmes aristocrates éduquées commençaient à s’élever contre la domination masculine. La femme a beau avoir tiré plusieurs victoires de ses combats, comme le droit de vote et la réforme du Code civil au sujet de son « incapacité », elle reste opprimée et toujours considérée comme inférieure à l’homme. Aux États-Unis, les avancées en matière de droit des femmes ne sont pas négligeables, puisque dès le XIXe siècle, les habitantes de certains États accèdent au barreau et au droit de vote. Ces victoires sont-elles liées à une certaine expression de la foi du souvenir des combattantes de l’impossible, semblable à celle qui animait les Marranes regardant avec admiration et circonspection la lumière vivante des étoiles mortes, la lueur obstinée de la bougie au moment de s’endormir sous la protection des hommes.

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