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Du pain et des jeux ?

Jeux de mains, jeux de vilains ?

Ils sont fous ces Romains...

vendredi 13 mars 2009, par Picospin

La première question posée dans ces circonstances est bien celle du pourquoi. Cette question, on la pose moins lorsqu’il s’agit d’une déclaration de guerre, d’un conflit larvé ou ouvert, d’escarmouches qui préludent à de véritables hostilités.

Spirale d’hostilité

Dans ces cas, se place entre le peuple impuissant et les exécutants omnipuissants et omni présents une série d’intermédiaires, de médiateurs, de plénipotentiaires, de professionnels de la politique, de la diplomatie, finalement de l’armée pour donner un avis toujours éclairé et des opinions justifiées par le savoir, l’expérience, une formation prolongée qui interdit l’erreur, l’aberration d’un moment, l’entrainement dans une spirale d’hostilité précédant le passage à l’acte qui est souvent celui de l’entrée en guerre, et maintenant plus fréquemment celle d’opérations dites terroristes car soudaines, inattendues, brusques sinon brutales et violentes. C’est ainsi qu’ont commencé certaines guerres de libération, des revendications sociales, les développements de conflits larvés qui avaient déjà mis en ébullition des masses entières de matériaux inertes et d’autres qui l’étaient moins car ils appartenaient manifestement à l’homme qui, en fin de compte, devient souvent le complice, actif ou passif, de cette mise en mouvement. A propos des meurtres en série qui ont eu pour théâtre d’opération une paisible région d’Allemagne près de la Ruhr, on a cherché désespérément des coupables et désigné successivement ou en vrac les jeunes, l’éducation, le laxisme, ou son inverse, la rigueur, la punition, la pression sociale, économique, le chômage et la surcharge de travail, la paresse et l’hyperactivité sans parvenir à mettre sur ces phénomènes l’étiquette qui convient, celle qui ne peut se décoller faute de pouvoir être raisonnablement discutée, pesée, évaluée, remise en cause.

Des jeux et des hommes

On s’est attaqué aux jeux, pour rester dans une unité de temps puisque c’est un sujet à la mode au moment où en pleine crise économique, l’homme perdu, égaré, perplexe cherche à comprendre ce qui lui arrive entre les agitations des responsables, les méfaits des escrocs, la corruption, les détournements de fonds, la fraude, le magouillage avec, en face le travail honnête, obscur, consciencieux, intègre, scrupuleux de serviteurs de l’état ou du capital de plus en plus rares qui se contentent de ce qu’ils reçoivent et ne cherchent nullement à acquérir ce qu’ils n’ont pas, des morceaux de rêves, ceux que leur dévoilent les publicités intempestives des marchands de chimères, de songes, de fabulation. On lit dans la presse la plus sobre, la mieux informée, la plus rigoureuse que des salaires sont versés à partir de sources doubles, que des vacances sont passées aux frais de personnalités troubles, que des trains de vie sont soutenus avec des émoluments incompatibles avec la véritable situation sociale de quelques intéressés et intéressées, toutes informations qui jettent le doute sur les provenances des sources financières ou matérielles. A partir de ces informations, des questions sont posées qui remettent en cause les provenances, les utilisations, les avoirs des uns et des autres. Dans ces circonstances, on est prompt à trouver le coupable : la drogue, le jeu, le vol, l’argent facile, pourquoi pas les salaires monstrueux des sportifs ? Derniers coupables : les jeux en général, certains plus dangereux que d’autres comme les jeux vidéo qui exaltent la violence, les armes, les combats.

Mimétisme

On pense que le mimétisme est fulgurant à envoyer l’adolescent de la virtualité à la réalité, des silhouettes design à la saisi des armes de Papa avec lesquelles on n ferait qu’une boucherie de ceux qui vous ont méprisé, dédaigné, stigmatisé, bafoué, et dont il faut se venger sous peine de disparaître de sa propre estime. Quelle fin que celle d’un suicide réussi, tombé au champ d’honneur de la police qui pourchasse et qui produit en quelque sorte un « suicide assisté » non par un médecin mais par des forces de l’ordre chargées de rétablir la paix civile, de remettre les enfants à l’école, les travailleurs dans les usines et les femmes au foyer. Les casinos pullulent, des personnalités sportives dont la mission est d’emmener les jeunes au stade et non dans les salons enfumés de la roulette ou du poker ne craignent pas l’attrait de l’argent facilement gagné et aussi facilement perdu. A ceci près que si des malheureux sont dépouillés pour s’être laissé tenter, les organisateurs de jeux tirent leurs marrons du feu que celui-ci se situe au bord des lacs, de la mer ou dans les stations de ski les plus huppées. Un jeune sur quatre a déjà joué pour de l’argent, même à des jeux qui sont interdits pour leur âge. Les jeunes consacrent en moyenne 33,2 euros par mois à des jeux de hasard, constate un communiqué du Centre de recherche et d’information des organisations de consommateurs (CRIOC). Ce dernier, qui craint que ces jeunes ne deviennent dépendants au jeu, attire l’attention des pouvoirs publics, des organisateurs et fournisseurs de jeux, dont la Loterie Nationale, sur leurs responsabilités.

Addictions

Trois jeunes joueurs sur cinq ont déjà acheté des billets à gratter sans difficulté, alors qu’ils sont mineurs et que c’est interdit par la loi. Les jeux de hasard gratuits en ligne sont les plus prisés par les jeunes. Ils y jouent en moyenne 4 fois par semaine, selon les résultats de cette étude. Un jeune sur trois met en avant les billets à gratter comme jeu préféré. Un jeune sur sept dit que son préféré est le jeu de cartes pour de l’argent. Les autres jeux populaires sont la loterie et le poker. Trop de jeunes jouent aujourd’hui à des jeux d’argent légalement interdits pour leur âge, "mais pourtant vendus de manière laxiste par les entreprises publiques". L’accoutumance constitue un réel danger, même si elle ne semble pas se manifester dans l’immédiat. Les parents doivent être conscients de ce danger et que l’achat de jeux en tant que jouets n’encourage pas à la prise de conscience. Et le CRIOC de prôner aussi la prudence en matière de jeux sur internet ou à la télé. Pour lui, une façon d’interdire l’accès à des jeux de hasard en ligne aux jeunes serait l’enregistrement et le contrôle de l’identité et de l’âge au préalable. D’autres préconisent la poursuite des jeux susceptibles, selon eux d’être utiles au développement des enfants, en stimulant notamment leur créativité ou leur sens de la réflexion stratégique.

Qui croire ?

Questionnement éthique :

1. Quelles pourraient être les causes principales des passages à l’acte des individus ou des bandes contre les représentants de l’institution ?

2. Est-ce que le développement des jeux et leur encouragement par les organismes d’état qui devraient se préoccuper d’en dissuader l’usage chez les jeunes peuvent jouer un rôle majeur dans l’équilibre psychique instable de la jeunesse ?

3. Y a-t-il contradiction entre la formule "travailler plus pour gagner plus" et sa négation par l’encouragement aux jeux ?

4. Est-ce que les exemples présentés à la jeunesse par la société des adultes est de nature à décourager les premiers d’agir comme les seconds ?

Messages

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