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L’Homme augmenté

dans quel domaine et pour quoi faire ?

samedi 11 juin 2011, par Picospin

Certains d’entre nous en ont déjà entendu parler. On ne sait pas encore s’il s’agit d’un mirage, d’une illusion, d’une idée philosophique aux limites de l’imaginaire, du conte de fée ou du miracle.

Se situe-t-il aux confins de la robotique, de la construction intellectuelle ou scientifique, des extrêmes de la physiologie de la vie ou d’une explorations exhaustive des possibilités et des limites de l’invention par des cerveaux frappés de gigantisme ou de projets démentiels pour construire un être vivant ressortissant aussi bien de Tarzan, de Frankenstein ou d’un martien tout droit venu ou descendu de la planète Mars pour perturber la vie et l’organisation sociale de ce que l’on appelle les Terriens dans une célèbre émission de Canal + diffusée le dimanche soir ?

Déplacement

Étant actuellement en déplacement, mon ordinateur n’a pas suivi les exigences et demandes pressantes que j’avais formulées en son nom. Plus exactement, il s’est bien plié mes injonctions mais l’intermédiaire obligatoire delà chaine d’informatique pour restituer les termes des palabres et documents présentés a fait faillite. De ce fait, j’ai du renoncer à rapporter fidèlement, traduire et interpréter les messages transmis au risque assumé de tronquer mes impressions, remarques, suggestions au sujet du rêve démentiel de faire de l’être humain une figure caricaturale de l’homme basique, tel qu’il se découvrait à la sortie du stade de Néendertal pour évoluer sur plusieurs années vers l’être achevé que nous fréquentons actuellement. Cet homme augmenté constitue une sorte de bricolage incessant pour transformer l’animal intelligent, pour les uns créé par un ou plusieurs dieux, sinon un seul Dieu, issu du monothéisme égyptien puis judéo-chrétien, sans cesse amélioré dans son fonctionnement physique, moral et intellectuel par les dernières acquisitions de la science, de la philosophie, de la mécanique ou des mises en réseau d’ordre informatique. C’est à ce moment que je me mis à penser puis à rêver à un être cuisiné, pimenté, graissé, auquel on aurait incorporé des circuits spéciaux et toujours renouvelés qui l’auraient préparé à l’exécution des performances les plus hautes, les plus acrobatiques et les plus inattendues compte tenu de ses capacités de base.

Performance

Cette folie de la performance devient de plus en plus solidement ancrée dans la mystique de l’homme moderne, surtout s’il provient des États-Unis où l’on n’empêche personne de se livrer à la manipulation des idées, des théories et de l’application pratique de concepts aux bords de la folie. Tout simplement, les habitants et chercheurs de ce pays ne montrent guère de retenue dans la conception de la fabrication de sortes de monstres qui ne le deviendraient que dans la mesure où ils assembleraient autour de leur noyau spirituel, mental et physique les éléments nécessaires à l’évolution vers un surhomme. Ce dernier ne serait pas forcément issu des conceptions de Nietzsche mais d’un ensemble d’applications des nouvelles règles et paradigmes élaborées à propos des constructions du vivant, venues tout droit des programmes et projets de recherche des divers laboratoires intéressées par le perfectionnement, l’atteinte de la perfection, les voies pour y aboutir et les limites envisagées pour en restreindre les ambitions.

Monde prothétique

Les coureurs seraient équipés de prothèses courbes aptes à accélérer les performances en course de vitesse, des réseaux modernisés seraient implantés dans les corps pour répondre à des besoins de chronaxie en accord avec le niveau d’exigence des records à battre, surtout l’intelligence serait maximisée pour résoudre les problèmes les plus difficiles, comprendre les intrigues les plus farfelues ou décoder et décrypter les figures les plus complexes et les chemins d’accès les plus complexes et les plus imprévisibles. Cette nouvelle logique foulerait au pied aussi bien le créationnisme, que la limitation de l’imaginaire et les frontières de la compréhension. Elle fabriquerait un nouvel homme, loin des idéologies terrifiantes des idéologies du siècle dernier. Cette créature serait soumise aux lois de la nature pimentées par les ingrédients du dopage si contesté de nos jours par les gardiens d’une morale rigide de l’égalitarisme, de la justice et de la liberté. Un nouvelle révolution gronde au loin dont l’hubris effraie et séduit à la fois tant est présente et pertinent en chaque homme l’ambition du dépassement de soi et la sortie de l’immanence pour parvenir à se faufiler dans l’espace parfois sacré de la transcendance et s’y comporter en être raisonnable, avide de beauté, de perfection et de triomphe sur les vicissitudes de l’existence.

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