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Pour écrire quel message secret ?

L’Homme, une suite de lettres ?

...ou divin ?

dimanche 28 septembre 2008, par Picospin

En 1962, James Watson, Francis Crick et Maurice Wilkins reçoivent le Prix Nobel de médecine et physiologie en récompense de leurs recherches ayant abouti à la découverte de la structure de l’ADN. Dès lors, la biologie moléculaire, branche de la biologie, explose.

Depuis 1953 et la découverte de la structure en triple hélice de l’ADN (acide désoxyribonucléique) par James Watson et Francis Crick, la molécule a pris une place considérable dans la société en général et scientifique en particulier. Place trop importante ? C’est moins la molécule que la notion de cette petite entité qui a pris de l’importance dans la mesure où on s’est aperçu qu’elle servait d’unité à la conception de la structure biologique, génétique et qu’à ce titre elle jouait un rôle décisif dans la transmission des caractères héréditaires.

Découverte de l’hérédité

En 1962, James Watson, Francis Crick et Maurice Wilkins reçoivent le Prix Nobel de médecine et physiologie en récompense de leurs recherches ayant abouti à la découverte de la structure de l’ADN. Dès lors, la biologie moléculaire (branche de la biologie explose. Les investissements affluent de toutes parts, car l’engouement pour cette découverte est énorme puisque les scientifiques et les profanes comprennent immédiatement l’importance de cette notion et les possibilités de manipulations et de recombinaisons qu’elle offre. Lipides, glucides et protéines (pourtant objets de toutes les attentions jusque là) sont laissés à l’abandon. Et les avancées gigantesques des techniques d’investigations scientifiques permettent une compréhension rapide de nombreux mécanismes liés à l’ADN. Parallèlement, la société évolue. La science sort des salons de curiosité du XIXème siècle pour se frayer une place solide, originale et bientôt prédominante dans les laboratoires d’où elle sortira à son tour pour entrer dans le cercle magique de la fabrication industrielle des médicaments. La libéralisation sociale du XXème siècle ouvre un accès plus facile, plus large et plus ingénieux aux connaissances ce qui scelle l’interaction entre la communauté scientifique et une société plus curieuse et moins craintive envers les progrès des nouveaux magiciens que sont devenus les chimistes et physiciens, inventeurs sans relâche de nouvelles liaisons aussi bien que de ruptures. Pour qui connaît les prémisses de la biologie moléculaire sait que nombre de termes de cette discipline font référence aux livres, à leur mise en page, à leur impression puis à leur traduction, à leurs éditions et à l’étape préalable de la correction d’épreuves.

Des bases azotées

Les 4 bases azotées de l’ADN ne sont-elles pas d’ailleurs désignées par 4 lettres (A, T, C et G) qui signifient respectivement Adénine, Thymine, Cytosine et Guanine ? Il n’y a qu’un pas à franchir pour que le génome ne devienne le « grand Livre de la Vie ». Mais aussi le Saint Graal. Le code génétique déchiffré ne livrerait-il pas le secret du vivant ? James Watson qui a publié en 2003 « ADN le secret de la vie » a fait séquencer son génome et graver sur un CD ses millions de paires de bases, CD qu’il présente en disant avec la plus extrême modestie « c’est moi ». Est-ce une vision trop réductrice de l’être humain ? Les siècles à venir et les intelligences les plus développées et les plus sournoises ne manqueront pas de répondre à cette question des plus délicates et des plus complexes. N’est-ce pas là le nœud du problème ? L’acide désoxyribonucléique (ADN) est la molécule qui contient les informations nécessaires au fonctionnement de l’organisme et à la reproduction. Elle constitue le matériel génétique, support de l’hérédité. Le bon fonctionnement d’une cellule, et surtout la transmission fidèle de l’information génétique d’un individu ou d’une cellule à ses descendants, dépend du maintien de l’intégrité structurale de chacune des molécules d’ADN. L’acide désoxyribonucléique (ADN) est la molécule qui contient les informations nécessaires au fonctionnement de l’organisme et à la reproduction. Elle constitue le matériel génétique, support de l’hérédité. Le bon fonctionnement d’une cellule, et surtout la transmission fidèle de l’information génétique d’un individu ou d’une cellule à ses descendants, dépend du maintien de l’intégrité structurale de chacune des molécules d’ADN. L’acide désoxyribonucléique (ADN) est la molécule qui contient les informations nécessaires au fonctionnement de l’organisme et à la reproduction. Elle constitue le matériel génétique, support de l’hérédité. Le bon fonctionnement d’une cellule, et surtout la transmission fidèle de l’information génétique d’un individu ou d’une cellule à ses descendants, dépend du maintien de l’intégrité structurale de chacune des molécules d’ADN.

Civilisation de l’information ?

L’hérédité se décrit aujourd’hui en termes d’information, de codes, de messages. La reproduction d’un organisme est pensée actuellement comme celle des molécules qui le constituent. Ce qui est transmis de génération en génération, ce sont les instructions spécifiant les structures moléculaires, les plans d’architecture du futur organisme et les moyens de mettre ces plans à exécution et de coordonner les activités du système. Autrement dit, cette description emprunte beaucoup à celle du fonctionnement d’un ordinateur puisque l’organisme devient la réalisation d’un programme prescrit par l’hérédité qui représente la traduction d’un message et où l’être vivant représente l’exécution d’un dessein qu’aucune intelligence n’aurait conçu ou n’aurait été capable de concevoir. Nous voilà bien au nœud de l’interrogation, celle qui a défrayé la chronique il y a quelques mois lorsque est apparu le concept de dessein intelligent, dérive du précédent et qui a déclenché l’ire de nombreux penseurs qui ont vu dans ce subterfuge de la pensée ou de l’allégorie un façon de contourner le déisme ou la croyance en un principe intelligent, réplique de celle d’un Dieu, immédiatement rejeté par tous athées et agnostiques, sincères laïcs, refusant toute intrusion, d’où qu’elle vienne d’un principe divin dans les pensées et actions des hommes.