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Comment s’occuper de la crise financière ?

L’Imagination au pouvoir : en faut-il pour régler les problèmes posés par la crise financière ?

Quels outils employer ?

dimanche 7 décembre 2008, par Picospin

Si ce sont des légendes, la part de l’imagination et de l’intuition dans le monde des sciences et ces découvertes est bien réelle. L’imagination n’est pas réservée aux poètes et inversement la science est aussi poésie et intuition. Que peut apporter l’histoire des sciences dans l’exercice actuel de la démarche scientifique ?

Qui sait tout ?

Personne ne peut plus dominer complètement une discipline ni même une théorie. Mais les nouveaux moyens de communication, par leur universalité et leur rapidité, offrent de nouveaux moyens fantastiques pour avancer dans la réflexion de et sur la science. A côté des fulgurances intuitives d’Einstein ou de Marie Curie, l’histoire fourmille d’exemples et d’enseignements même si certains sont restés longtemps méconnus comme le « multiplicateur » de Schweigger, physicien allemand qui inventa l’ancêtre du galvanomètre pour la mesure des courants électriques. Persuadé que l’électromagnétisme était déjà connu dans l’Antiquité, il se mit à envisager la part prise par le couple formé par Castor et Pollux dans la symbolisation des deux pôles électriques. C’est sur la base d’une peinture représentant les deux fils jumeaux de Zeus entourés de nymphes aquatiques dansantes qu’il imagina la construction de son « multiplicateur ». Cette découverte illustre le rôle de la mythologie au service de la physique. Dans le domaine de la chimie, l’imagination et l’intuition jouent également un grand rôle. Élaborer de nouveaux développements sur la base de connaissances existantes, c’est imaginer, pressentir de nouveaux développements dans un domaine inexploré, c’est avoir une intuition. On pourrait rappeler comment la découverte des gaz rares était le fruit d’un effort commun de la logique et de l’intuition et comment la synthèse du nylon et la prescience de ses applications furent le résultat conjoint de la réunion fascinante de l’imagination et de l’intuition.

Révélations sur l’astronomie

L’astronomie constitue une discipline scientifique à laquelle il a longtemps été impossible de toucher comme objet d’étude physiquement parlant. L’imagination y a donc régné en maître avec des fortunes diverses ce qui ne l’a pas empêchée de faire progresser cette science en imaginant, à côté de la réalité, de nouveaux moyens d’études et de nouvelles questions à résoudre avec certitude là où la découverte de la réalité a toujours dépassé tout ce que l’imagination avait conçu. Des scientifiques de haut niveau admettent enfin que l’imagination et l’intuition sont essentiels pour inventer. Un grand pas serait-il entrain d’être fait pour dépasser la curieuse résistance qui enveloppe ces deux vocables " folle du logis " « doux rêveur » , « poète », autant de connotations péjoratives susceptibles de freiner l’élargissement de la pensée et de mettre à l’index ceux qui y ont fait référence comme les malheureux Henri Poincaré, Alain Connes ou d’autres qui ont pu avoir recours à l’assemblage apparemment hétéroclite de la nécessité imaginative et intuitive associées au raisonnement. En période de crise, la dérégulation des marchés et l’instauration des taux de change flottants ont levé bien des réticences, balayé les obstacles et ouvert un boulevard aux modèles stochastiques. L’informatique et la mondialisation ont de leur côté contribué à accélérer et à multiplier les échanges. De nouveaux produits dérivés de plus en plus complexes sont apparus, mis au point à l’intérieur des grandes banques par des mathématiciens financiers tenus au secret. Tous les modèles mathématiques utilisés dans le monde de la finance ont été construits à partir de problématiques n’ayant rien à voir avec la finance.

La mobilité des particules

Il s’agissait plutôt de trouver des réponses à des questions liées à la mobilité aléatoire d’une particule dans un fluide comme le mouvement brownien de l’infiniment petit, l’agitation thermique ou l’analyse de signaux dans le temps, voire à des questions de mathématiques pures. La finance est l’un des rares domaines, avec les modèles météorologiques et climatiques, à faire appel à des connaissances mathématiques poussées. On compte une trentaine de revues internationales consacrées à la finance, et toutes les études y font une très large place à des équations complexes. Ce n’est pas le cas en économie où la règle de trois suffit à la plupart des calculs. Très vite, la question s’est posée de savoir si l’introduction du calcul stochastique dans la finance ne risquait pas de déstabiliser le marché. Les opinions étaient « majoritairement confiantes ». En effet, les produits dérivés prémunissent contre le risque à moindre frais plus qu’une assurance traditionnelle. Récemment, plusieurs mathématiciens se sont inquiétés de l’impact de la crise financière sur leur discipline. Lors d’un colloque qui s’est tenu à l’Académie des sciences, on a appelé à la création d’un observatoire des applications mathématiques. Alors que la crise financière se profilait à l’horizon, on ne cessait de s’interroger sur l’avenir de l’enseignement universitaire des mathématiques qui a été littéralement « pompé » par l’industrie bancaire au cours de la dernière décennie.

Questionnement éthique :

1. Que pensez-vous de la classification de Mensius, disciple de Confucius entre actions humaines et véritable comportement éthique et imitations ou simulacres tels que : actions engendrées par le désir, réactions habituelles et obéissance aux règles, obéissance aux règles, par rapport aux dispositions qui sont celles de l’être humain qui les a cultivées et qui son les seules à mériter le qualificatif de véritablement vertueuses ?

2. Q.- Est-ce que le comportement véritablement éthique n’est que l’application pure et simple de règles habituelles ?

3. Q.- Qu’est-ce qu’un véritable expert éthique ? R.- C’est celui qui agit à partir d’inclinations qui ont été étendues et non de règles acceptées, ou de réponses mécaniques insuffisamment structurées pour l’infinie variété des situations qui doivent être affrontées.

4. Q.- Qu’est-ce qu’une conscience intelligente ? Où se trouve-t-elle ? R.- Elle se situe à mi-chemin entre l’intelligence qui doit guider nos actions de telle sorte qu’elle corresponde à la structure des situations et qu’en même temps elle échappe à la codification en règles ou en procédures.