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Des secouristes pressés

L’affaire Polanski, ses conséquences et ses retombées

Une suite plus qu’une polonaise

dimanche 4 octobre 2009, par Picospin

Il sera plus difficile, plus pénible, plus douloureux d’évoquer son passé lointain dans lequel, malgré lui et bien contre sa volonté il a été plongé du fait de la disparition dans les camps de la mort nazis de nombreux membres de sa famille dont sa mère et son père.

Les faits

Les organisateurs du festival de cinéma de Zürich ont annoncé, dimanche 27 septembre, que la police suisse avait arrêté le cinéaste Roman Polanski, sous le coup d’un mandat d’arrêt américain datant de 1978. Un porte-parole du ministère de la justice suisse a confirmé qu’il était en "détention provisoire en attente d’extradition", mais qu’il pouvait faire appel de la décision. Les réactions à cette affaire n’ont pas tardé à se manifester et en premier lieu celles des personnalités politiques françaises, promptes à se saisir de tout sujet délicat, ambigu, sinon tendancieux susceptible d’irriter le sens aiguisé, irrité sinon irritable de ceux qui vivent dans l’entourage des membres les plus éminents du gouvernement. C’est notamment le cas du tout nouveau et encore jeune dans la politique Ministre de la Culture qui se dit "stupéfait" par l’arrestation de Roman Polanski dont il rappelle qu’il est citoyen français. Le ministre "vient d’apprendre avec stupeur la procédure engagée à l’encontre de Roman Polanski, réalisateur de cinéma de réputation internationale et citoyen français, actuellement retenu en Suisse", indique le ministère dans un communiqué.

Réactions ministérielles

Le ministre précise qu’il "s’en est entretenu avec le président de la République, Nicolas Sarkozy, qui suit le dossier avec la plus grande attention et partage le souhait (...) d’une résolution rapide de la situation". "Sans vouloir s’immiscer dans un processus judiciaire très ancien et donnant lieu à des appréciations exagérées", Frédéric Mitterrand indique qu’il "regrette de la manière la plus vive qu’une nouvelle épreuve soit ainsi infligée à celui qui en a déjà tant connu". A la voix de Frédéric Mitterrand, excellent connaisseur de la vie artistique, merveilleux conteur, et même cinéaste doué, s’est jointe celle du Ministre des Affaires étrangères qui n’a pas craint d’affirmer que « c’est un peu sinistre cette histoire, franchement. Un homme d’un tel talent reconnu dans le monde entier, tout ça n’est pas sympathique », a observé le chef de la diplomatie française. « Tout ça n’est pas très joli ». Parler de nouvelle épreuve infligée à celui qui en a déjà tellement connu tient d’une interprétation pour le moins étrange des faits, de l’histoire, du droit ce qui ne signifie en aucun cas que l’on ne puisse s’attrister de la tournure des évènements, ni même la déplorer, et encore moins soutenir la nécessité d’une punition exemplaire de la société.

Fuite

On sait en effet que le réalisateur de Chinatown et Rosemary’s Baby a fui les Etats-Unis en 1978, après avoir plaidé coupable dans une affaire de mœurs. Il est accusé d’avoir eu une relation sexuelle avec une jeune fille de 13 ans. Polanski avait au départ fait l’objet de six chefs d’inculpation, et notamment de viol, pour avoir eu une relation sexuelle avec elle après lui avoir fait consommer du champagne et de la drogue. Il a rejeté l’accusation de viol mais a plaidé coupable de relation sexuelle avec une mineure, ce qui est passible de 20 ans de prison. S’il est extradé aux Etats-Unis, le cinéaste, âgé de 76 ans, pourrait finir sa vie en prison. Polanski avait alors passé 47 jours en prison. Fin janvier 1978, au lendemain d’une réunion entre ses avocats et un juge lors de laquelle ce dernier avait laissé entendre qu’il allait le renvoyer sous les verrous, Roman Polanski avait pris un avion pour l’Europe et avait élu domicile en France. Le cinéaste a ensuite dénoncé les conditions du procès : en juin dernier, ses avocats ont plaidé pour obtenir l’abandon des charges pour détournement de mineure, dénonçant des vices de forme dans la procédure. Se fondant sur les éléments nouveaux mis au jour par un film documentaire, "Roman Polanski : Wanted and Desired" ses avocats ont assuré que ce dossier "avait été infecté depuis le début par des manquements à l’éthique professionnelle" de la part des magistrats.

Absence

Mais l’absence de Polanski, qui aurait dû se constituer prisonnier pour comparaître, a certainement joué en sa défaveur. La victime elle-même est favorable au classement de l’affaire. La jeune Samantha Geimer avait confié en 2003 qu’elle avait accepté de poser pour des photographies que Roman Polanski allait prendre pour Vogue. "J’ai eu un peu peur à la fin et j’ai compris qu’il avait d’autres intentions, mais je ne savais pas comment m’en sortir". Elle a également accusé Polanski de lui avoir fait boire du champagne et de l’avoir droguée pour pouvoir abuser d’elle. A l’issue de cette polémique et de ses débats un peu vagues où la thématique peine à être isolée et caractérisée, il est permis de se demander si on n’assiste pas à un amalgame entre un certain nombre de sujets à propos desquels la compétence des intervenants est susceptible d’être mise en doute si on considère celle de cinéastes européens dans la justice américaine, d’hommes politiques dans les méandres de la production artistique et singulièrement dans celles du 7è Art, de la vie privée de Polanski au lendemain de la shoah avec ses séquelles indélébiles, ses cicatrices toujours visibles même si elles se manifestent parfois dans des comportements délictueux susceptibles d’échapper par moments au froid cheminement de la raison.

Une question fondamentale

La question a été posée. N’y a-t-il pas dans les comportements des personnes qui ont souffert dans leur chair, leur âme et leur cœur, la manifestation consciente, émotionnelle, affective, sinon inconsciente de la mémoire, des souvenirs encastrés malgré eux dans la région appelée « base du cerveau » où se rencontrent les affects, se croisent les circuits, se heurtent les réseaux gardant les traces d’évènements passés, si durs à supporter, à laisser au repos, au fond du gouffre et qui surgissent à la surface dès lors que l’on utilise le moindre stratagème pour les rapporter à la surface comme le ferait un chien à la recherche d’une victime enfouie sous les décombres d’un effondrement et qui garde dans ses circuits neurologiques le plan suivi pour faire apparaître au dehors la victime à ramener. Ceci est un véritable problème qui mérite encore un complément d’investigation sur un sujet de neurosciences qui n’a à l’évidence pas été suffisamment exploré.

Un mauvais moment

Cela dit et nettement affirmé, l’affaire Polanski surgit au mauvais moment en France, à l’heure où un dangereux récidiviste a assassiné une sportive qui courait tranquillement dans les bois de Fontainebleau. C’est cet évènement qui a déclenché un mouvement impétueux, opportuniste et obstiné de nombreux adeptes de la castration dont le terme même risque d’allécher la part secrète que certains portent en eux-mêmes pour s’acharner sur les victimes de déséquilibres psycho affectifs, sinon somatiques lorsque le passage à l’acte suit de près les intentions les plus coupable, les plus cachées, les plus délirantes ou les plus pathologiques.

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