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L’alibi de la crise

mardi 11 septembre 2012, par Picospin

Ces circonstances envoient à la mort les animaux et les hommes sélectionnés par on ne sait qui parce qu’ils ne représentent aucun intérêt pour une pseudo humanité qui désormais a autre chose à faire que de protéger la nature et les êtres vivants qui y vivent et la peuplent.

Le principe responsabilité

Dans ces conditions que devient la responsabilité de l’être humain envers l’environnement qui l’entoure, les structures qui le protègent ou l’agressent et les victimes qu’il laisse sur son chemin si bien pavé par les écrits et réflexions de Hans Jonas, ce philosophe allemand qui s’est tellement dévoué à la mise en forme de ses pensées sur le rôle désormais joué par l’être humain dans la préservation, la conservation de sa planète qui lui a été confiée une fois pour toutes par une évolution tantôt contrôlée, tantôt non maitrisée. On commence à citer les premières victimes de ce nouvel holocauste une fois de plus organisé inconsciemment ou consciemment par l’homme qui se moque de ses conséquences lorsque disparaissent des pans entiers d’espèces animales en voie d’extinction, tout simplement parce que notre frère et compagnon d’infortune et de route a autre chose à faire que de sortir son portefeuille pour sauver de la disparition des êtres vivants appartenant à la gent animale et devenus trop fragiles, trop petits et trop faibles pour se défendre des prédateurs qui croisent par milliers à côté et au-dessus pour les menacer de mort, voire de les tuer.

Sauver des banques plus que des animaux et des hommes

Il y a de l’argent pour sauver des banques, il y en a pour reconstruire le World Center de New York qui, à terme pourrait subir le même sort que son prédécesseur à condition qu’un ou plusieurs fous furieux passent au-dessus de lui pour s’y encastrer mais il n’y en a guère pour diminuer, voire stopper la pollution des moteurs Diesel avec leurs fines particules qui raccourcissent les vies, finissent par tuer et chargent la société de dépenses de santé dont l’économie permettrait de réduire significativement les dettes de nos pays accablés par la pression exercée sur eux par les autorités chargées de veiller aux normes de respect de la santé publique. Le respect des normes annuelles européennes de pollution, concernant les particules plus fines (PM 2,5) donnerait à un Toulousain de 30 ans un gain moyen d’espérance de vie de 3,6 mois. Pour un Marseillais, le gain serait de 7,5 mois. Pour un Parisien de 5,8 mois. Les mesures préventives recommandées par l’Organisation Mondiale de la Santé auraient conduit à éviter 360 hospitalisations pour cause cardiaque, et 673 hospitalisations respiratoires, soit un bénéfice de 3,9 millions d’euros par an.

Respecter des valeurs

Le respect de la valeur de l’OMS concernant l’ozone permettrait de différer 69 décès, 62 hospitalisations respiratoires par an et un bénéfice de 6,2 millions d’euros annuel. Ne pourrait-on engager le gouvernement français actuel à imiter les mesures prises par celui du Royaume-Uni où l’instauration du péage urbain se solde par une forte réduction de la pollution à Londres. Un exemple à suivre et des économies à engager. En attendant de sauver les espèces animales menacées en Corée, au Vietnam, à Sumatra où meurent des centaines, sinon des milliers de rhinocéros, de caméléons, de petits singes, nos fragiles cousins sinon des caméléons affublés du nom de Tarzan dont ils sont loin d’avoir la musculature et la taille mais peut-être le comportement si proche de celui de certains hommes politiques.