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Opinions des deux côtés de l’Atlantique

L’amitié fort originale de M. Sarkozy avec l’Amérique

Des relations apaisées sinon amicales et fraternelles

mercredi 1er décembre 2010, par Picospin

. C’est bien notre Président de la République qui se débat comme un beau diable dans la gangue de la politique pour tenter d’en émerger pour faire bonne figure au cas où il aurait décidé de réclamer à ses chers compatriotes un nouveau mandat afin de diriger pour encore 5 années le destin du pays qu’il a pris en un telle affection qu’il s’y verrait bien installé pour une durée indéterminée comme les contrats à durée du même nom qui sont si difficiles à arracher au patronat et à l’administration française en raison d’une crise évolutive qui n’en finit pas de jeter des victimes au sol même quand il est glacé et enneigé.

Un ami français est venu ce soir...

La situation est loin de présenter un visage aussi bougon et pessimiste si l’ion en croit les commentaires élogieux rédigés par les médias américains sur celui qui est désormais appelé « l’ami français exceptionnellement solide de l’Amérique ». C’est aussi un homme changeant, instable, versatile opérant dans une zone d’impunité habituellement réservée à l’impunité des monarques. Il y est entouré d’une bande de conseillers bien trop craintifs pour donner des conseils francs et véridiques comme le suggèrent les renseignements parvenus tout récemment à travers les câbles en métal ou en fibre optique émis par l’Ambassade des États-Unis à Paris. En décembre dernier, l’Ambassadeur américain s’est cru obligé de partager une anecdote avec la Secrétaire d’État Hillary Clinton consistant en ceci : quand le Maire de Paris s’est aperçu, à l’occasion de la visite du Premier Ministre Erdogan en Avril 2009, les aides de M. Sarkozy, à cette époque un ardent opposant à l’entrée de la Turquie dans l’Union Européenne ont incité l’avion présidentiel à changer de direction pour que leur patron ne puisse voir l’homme d’état honni. Les contacts établis avec l’Elysée nous ont rapporté que la durée excessive des négociations à établir avec M. Sarkozy ne feront que lui déplaire, sinon le contrarier ou l’inciter au plus radical des désaccords. Ces opinions émanent de l’Ambassadeur Rivkin selon les informations parvenues dans les différents sites d’information via le réseau de Wikileaks.

Une trop longue correspondance

On a eu de ce fait droit à 5 ans de correspondance entre Paris et Washington marquée par de subits revirements au sujet du conflit irakien entre un des couples le plus compliqué et le plus spectaculaire observé dans les milieux diplomatiques. M. Sarkozy qui entra en fonction en mai 2007 a été décrit comme le Président français le plus pro-américain depuis la 2è guerre mondiale et un puissant agent en faveur des intérêts de la politique étrangère américaine. Les câbles transmettent aussi une évaluation pleine de nuances du président français décrit comme une figure fantasque, inconstante et imprévisible faite de tendance autoritaires et un net penchant pour la prise de décisions sur le champ. En janvier 2010 des diplomates américains ont décrit le président comme un allié précieux dont il faut prendre soin mais bien trop impatient de consulter et de prendre des avis auprès d’experts plus expérimentés avant de prendre des initiatives capables d’inciter les milieux diplomatiques à favoriser l’organisation de réunions au sommet et de nouer des contacts par delà les voies classiques de la diplomatie traditionnelle. C’est dans ce sens que ce plénipotentiaire s’est permis d’écrire à Mme Clinton fin décembre 2009 pour l’entretenir de la nécessité de canaliser les impulsions de M. Sarkozy pour les transformer en projets constructifs. Voici comment la presse française considère cette attitude par comparaison avec celle de la presse française, illustrée par l’opinion de Rue 89 : « Que Nicolas Sarkozy ait donné un virage "atlantiste" à la politique étrangère de la France, n’est pas une révélation. Les Américains, d’ailleurs, lui rendent volontiers son affection.

Un attrait réciproque

Cet attrait réciproque est reflété dans les télégrammes diplomatiques que Le Monde et le Guardian ont exhumés des monceaux de documents mis en ligne par WikiLeaks. Sarkozy y apparaît comme « brillant », « impatient », « irritable », « autoritaire », « imprévisible » ou « charmant »… Son caractère irascible est vite perçu des Américains. A lire les mémos, il faut toujours le prendre avec des pincettes d’où la méfiance et le prudence de ses conseillers..En décembre 2009, l’ambassadeur Charles Rivkin écrit ainsi à la secrétaire d’Etat, Hillary Clinton : « Des contacts à l’Elysée nous ont rapporté en long et en large qu’ils évitent de le désapprouver ou provoquer son irritation allant jusqu’à dérouter l’avion présidentiel pour lui éviter de voir la tour Eiffel illuminée aux couleurs de la Turquie, lors de la visite du Premier ministre Erdogan. » Sarkozy, on le sait, a tout fait pour bloquer l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne, un des rares dossiers sur lequel il est en désaccord avec les Américains. Dans le même télégramme, l’ambassadeur s’inquiète de constater qu’aucun de ses collaborateurs n’ose lui rappeler que « l’empereur n’est pas complètement habillé. Rien, « aucun frein », n’est en mesure de limiter ses « ambitions mondiales », constate-t-il. D’autant qu’il promeut « ceux qui sont prêts à suivre ses politiques » et marginalise « ceux qui ont des vues divergentes ». Les informations transmises par les réseaux câblés s’intéressent aussi à la vie privée du président français : son divorce, son remariage… Six mois après le début de son mandat, un télégramme anonyme s’inquiète de l’impact du divorce sur le caractère du chef d’État français : « Le récent divorce de Sarkozy, un homme déjà très tendu quand tout va bien, soulève des questions sur sa capacité à maintenir son équilibre et à se concentrer.

Divorce à l’italienne ou à la française

Sarkozy a déjà mentionné sa dépendance de Cécilia - “ma force et mon talon d’Achille”, comme il le dit lui-même. Pendant leur séparation en 2005, c’est un Sarkozy irritable, plus sombre, qui était apparu -le même que celui qu’on a retrouvé lors du sommet de Lisbonne, au lendemain de l’annonce du divorce. » Quelques mois plus tard, après son remariage avec Carla Bruni, une communication destinée à Bush décrit la chute de Sarkozy dans les sondages, et la relie, notamment, à sa vie bling-bling. Sa « liaison très jet set » avec Carla Bruni est présentée comme une « erreur de calcul énorme en terme d’image »… Pourtant, une autre note relève, non sans une certaine admiration, que Sarkozy s’appuie sur la célébrité de sa femme pour séduire les Brésiliens : « Nous estimons que Sarkozy utilise à plein la popularité personnelle de Carla Bruni, et la popularité de leur couple, pour faire avancer les intérêts français au Brésil. » Obama arrive au pouvoir et, en mars, les diplomates décrivent, à son attention, les traits de caractère de son homologue français qu’ils jugent pragmatique et homme d’action, brillant, impatient, peu diplomatique, charmant imaginatif avec un penchant pour les sommets. » Selon un diplomate européen anonyme, « il suffit que Sarkozy soit dans une pièce pour que le niveau de stress de chacun augmente ». Malgré tous ces défauts, et son anglais très limité, cet homme politique français plaît aux diplomates américains, parce qu’il s’est opposé au veto de la France contre la guerre en Irak, parce qu’il est pro-israélien mise au compte de son « héritage juif », parce qu’il travaille à la « rénovation » de la relation de la France avec l’Otan, mais aussi parce qu’il n’a de cesse de chercher à plaire à Bush, puis à Obama. On apprend aussi que Nicolas Sarkozy a annoncé sa candidature à l’ambassadeur américain, et au conseiller économique de Bush, dès le 1er août 2005, soit seize mois avant qu’il ne l’annonce au peuple français.

Une annonce bien précoce

Il est vrai qu’à l’époque, c’était un secret de polichinelle. Mais le candidat va alors très loin dans son témoignage d’amitié, si l’on en croit le compte-rendu de l’ambassadeur : « Sarkozy a exprimé son admiration pour le Président Bush, a dit que, comme le Président, lui aussi mettait un point d’honneur à tenir sa parole et à affronter honnêtement les problèmes réels de son pays et s’est lamenté de l’état des relations entre les États-Unis et la France au cours des dernières années. Affirmant que c’est quelque chose que lui “ne ferait jamais”, il a évoqué l’utilisation, par Chirac et Villepin, du veto de la France au Conseil de sécurité contre les États-Unis en février 2002, comme étant une réaction injustifiable et excessive. » Le candidat est alors le favori de Washington. Il est « l’homme qui pourrait changer la France ». « Il attache de l’importance à ce que la France surmonte ses réflexes antiaméricains, ce qui l’incite à soutenir le rôle des États-Unis dans le monde. Son sobriquet “Sarkozy l’Américain”, et son authentique affinité avec l’Amérique traduisent des sentiments qui viennent du fond du cœur. »

Questionnement éthique :

1. Est-il difficile pour un étranger de comprendre l’organisation judiciaire aux États-Unis ?

2. Est-ce qu’il sert d’arbitre comme le fait la puissance judiciaire chez tous les peuples, selon les commentaires de Tocqueville ?

3. Quel est le rôle et le pouvoir de la constitution en Amérique ? La nation peut y changer la constitution, réduire les magistrats à l’obéissance et le juge peut refuser d’appliquer une loi qui serait considérée comme contraire à la constitution ?

4. Est-il vrai que tous les citoyens ont le droit d’accuser les fonctionnaires publics et tous les juges ont le droit de condamner les fonctionnaires ?